Youthink! le blog de la Banque mondiale dédié aux jeunes qui s'engagent pour le développement
Syndicate content

Ce qu'on ne vous dit pas sur l'avantage d'être jeune

Ravi Kumar's picture
Cette page en : English | 中文 | العربية | Español

Female students from the University of Laos during a Library Week event in campus.
Étudiantes de l’université du Laos lors de la Semaine des bibliothèques organisée sur le campus.

Être jeune, « c’est pas super » (a) : tel est le sentiment de Chris Colfer, acteur et chanteur américain de 23 ans qui a participé au projet « The Life of Man » du magazine Esquire sur l’homme d’aujourd’hui. Difficile de lui donner tort quand ce que l'on perçoit instinctivement en évoquant la jeunesse, c'est souvent l'impatience, l'inquiétude et l'impossibilité de prendre en main son avenir.

Depuis quelque temps pourtant, je sens que les choses évoluent. Cela m’a frappé dimanche dernier, lors du Social Good Summit, une manifestation annuelle qui célèbre la technologie et l’action sociale. Pratiquement tous les intervenants ont souligné la capacité des jeunes à inventer des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent, eux-mêmes ou leurs communautés. Ce n’est pas la princesse Mette-Marit de Norvège qui me contredira, je cite : « les jeunes veulent être impliqués et vraiment faire entendre leur voix ».
 
La jeunesse utilise les réseaux sociaux pour créer un monde dans lequel elle aura accès à un air et une eau non pollués, des terres habitables, une éducation de qualité et de meilleures perspectives de développement.
 
Les effets conjugués de la mondialisation et des technologies entraînant des évolutions inéluctables, les jeunes se sentent plus puissants et à même de forger un monde nouveau. Selon Zeenat Rahman (a), conseillère spéciale sur les questions de la jeunesse mondiale au département d’État américain, 84 % (a) des jeunes d’aujourd’hui estiment qu’il est de leur devoir d’inventer un monde meilleur. Pour la plupart, ils ont reçu une éducation plus poussée que leurs aînés. La banalisation de la technologie a démocratisé l’expression de soi. Doté d’outils puissants et bon marché (des téléphones portables aux forums type Facebook et Twitter), les jeunes ont pris le réflexe quasi conditionné d’exprimer leurs inquiétudes et leurs ambitions et de tenir leurs gouvernements comptables de leurs résultats.

Dans la vidéo qui suit (en anglais), le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, évoque les différentes possibilités qui existent pour faire entendre sa voix :


Avec les progrès technologiques, le monde s’apparente de plus en plus à un village global dont les jeunes maîtrisent les codes et qui, de ce fait, se caractérisera par une plus grande collaboration à l’échelle du monde. J’en parlais récemment avec Rachel Kyte, vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale pour le développement durable. Selon elle, le désir des jeunes de faire en sorte qu’eux-mêmes et leurs pairs aient accès aux ressources prime sur la richesse matérielle.
 
Grâce aux médias sociaux, ils échangent des idées et collaborent librement, sans freins ni obstacles. Ce mode de partage leur permet de ne rien ignorer de ce qui se passe à l’autre bout de la planète, puisque cela a des répercussions immédiates ailleurs. Ils s’en servent pour organiser des manifestations sur le terrain et influer sur le cours des événements. Souvenez-vous, en Égypte ou en Inde...
 
Bénéficiant de moyens commodes et bon marché pour s’exprimer, les jeunes ont bien conscience de la complexité des défis à relever. S’ils ne se font pas d’illusion, ils envisagent plus le changement sur un plan humain que sur un plan idéologique. Des États-Unis à la Sierra Leone, ils prennent l’initiative et s’efforcent d’obtenir des résultats, face à des gouvernements qu’ils jugent lents et en général incapables d’appréhender des problèmes complexes exigeant une solution immédiate. D’où cette habitude de travailler ensemble, en procédant par essais et erreurs, pour surmonter l’obstacle.
 
Pour l’historien Arnold Toynbee, « il y a croissance partout où un défi suscite une riposte efficace qui, à son tour, fait naître un défi différent ». Le monde a certes faits des progrès remarquables mais il est confronté à de nouveaux défis : les jeunes savent qu’ils vont hériter une planète au climat déréglé et aux inégalités généralisées.
 
Le Social Good Summit a renforcé ma conviction que la jeunesse se mobilise pour inventer des solutions. La mondialisation et la technologie vont l’aider à s’engager dans des voies non conventionnelles qui seront la clé du développement de demain.
 
Vous avez un avis ? J’attends vos commentaires.

Envie de réagir ? Envoyez-nous vos questions et commentaires