Youthink! le blog de la Banque mondiale dédié aux jeunes qui s'engagent pour le développement
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Si vous pouviez mettre fin à l’extrême pauvreté, vous le feriez ? Nous en avons le pouvoir. Alors, agissons.

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Les gens pensent en général que le talent est la chose du monde la mieux partagée mais que tout le monde n’a pas les moyens de l’exprimer. Or, aujourd’hui, après avoir entendu le témoignage de jeunes gens étonnants lors de l’événement « End Poverty » organisé ce jeudi à la Banque mondiale, j’ai acquis la conviction qu’en fait, tout le monde a les moyens…

Ces jeunes ont un point commun : ils veulent mettre fin la pauvreté et nous convaincre de les rejoindre dans ce combat. Pour la première fois de son histoire, l’humanité peut mettre fin à l’extrême pauvreté et ce, d’ici 2030. Alors qu'attendons-nous ?

Au 5e siècle, Confucius disait que « celui qui comprend son devoir et ne le remplit pas est un lâche ». Aujourd’hui, plusieurs jeunes « leaders » sont venus au siège de la Banque mondiale, à Washington, nous montrer la voie pour lancer un mouvement mondial autour d’un objectif ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030.

L’un d’eux, Chernor Bah (a), a vu le jour dans un bidonville de Freetown, la capitale de la Sierra Leone alors plongée en pleine guerre civile. Devant un public jeune et plein d’énergie, il a raconté comment la satisfaction de besoins aussi essentiels que de se nourrir était un privilège. Grâce à sa mère, la résilience incarnée, il a pu faire des études. Alors quand il est devenu plus grand, il a décidé de mobiliser d’autres jeunes pour améliorer l’accès à l’éducation. Aujourd’hui, il préside la cellule Jeunesse de l'Initiative mondiale pour l’éducation avant tout, dont l’objectif est « d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de l’Éducation pour tous et des objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’éducation ».

Ashish J. Thakkar, fondateur du groupe Mara, a raconté comment son travail cherchait à émanciper et inspirer la jeunesse et à la rendre autonome. Pour lui, les entreprises doivent « bien agir et bien faire ».

Nargis Shirazi (a) a pour sa part évoqué l’importance de l’autonomisation des filles par le biais de leur sensibilisation à la santé sexuelle.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a succédé à ces jeunes dirigeants et rappelé comment, quand il avait une trentaine d’années, il s’était engagé dans la lutte contre le VIH/sida. Il a demandé à chacun de relever le défi de la pauvreté.

Quant au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il a appelé de ses vœux un monde où chacun pourrait réussir dignement sa vie.

Pour atteindre cet objectif, il va falloir aider un million de personnes à s’extirper de la pauvreté chaque semaine pendant les 16 prochaines années. Cela paraît fou. Mais c’est faisable.

Jamais le monde n’a été aussi jeune qu’aujourd’hui. Et la jeunesse a un rôle crucial à jouer dans le combat contre la pauvreté. Les jeunes sont des passerelles entre le passé et l’avenir. Ils sont à mi-chemin des échecs et des réussites antérieurs et de tout ce potentiel encore inexprimé. C’est une place idéale pour lutter contre la pauvreté. Tous les jeunes peuvent, comme ceux que nous avons entendu aujourd’hui, faire d’un obstacle une opportunité.

Quel que soit l’endroit où vous habitez, les moyens dont vous disposez, vous pouvez rendre votre vie et celle de vos voisins meilleure et faire évoluer votre communauté.

Grâce à la généralisation de nouvelles technologies toujours moins chères, la planète est bien plus qu’un village mondial : c’est un conglomérat d’intelligences et de savoirs locaux sur lesquels nous devons nous appuyer. Les médias sociaux nous permettent de toucher les autres, partager des informations et prendre notre part dans les défis à relever. Et c’est ainsi que nous réaliserons notre objectif de mettre fin à la pauvreté d’ici 2030.

L’histoire a montré que les mouvements sociaux étaient souvent, au départ, le fait d’une poignée d’individus. Comme l’a conseillé récemment le président Jim Yong Kim à un groupe d’étudiants, paraphrasant Margaret Mead, « les étudiants ne devraient jamais douter du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde ».

Pour Hugh Evans (a), président du Global Poverty Project, une organisation qui milite pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030, « les mouvements comptent et ce sont eux qui créent le changement ». Il a appelé toutes les personnes présentes à signer la pétition Zero Poverty 2030 qui sera remise aux ministres des Finances du monde entier, afin de réclamer un plan audacieux d’élimination de la pauvreté.

Signez la pétition et partagez le tweet ci-dessous pour exprimer votre soutien au mouvement mondial contre la pauvreté. Agissez avec vos moyens, où que vous soyez.

Comme l’a dit Ashish J. Thakkar aujourd’hui, « le moment est venu d’agir. Nous n’avons plus d’excuses ».

#Agir
 

Commentaires

Soumis par SY le

bonjour,
je suis un jeune etudiant en bts banque à Toulouse (France).
j'ai lu l'article en question et j'ai beaucoup apprecier.
j'accepterai avec un grand plaisir de recevoir plus d'information possible pour etre adherant pour la lutte contre la pauvreté au MALI mon pays natal
Merci

Bonjour SY, merci pour ton message. Pour recevoir toutes les nouvelles publications de ce blog directement dans ta boîte mail, il suffit de t'abonner en saisissant ton adresse mail dans la boîte "Suivez le blog" qui se trouve ci-contre.

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