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Le dialogue entre la Banque mondiale et la jeunesse

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Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Élèves d’un programme d’enseignement technique soutenu par la Banque mondiale à Antioquia, en Colombie.

 

Hier, c ’était les « YouthTalks », grande manifestation annuelle de la communauté Youth to Youth (Y2Y) (a). Ce réseau rassemble, au sein du Groupe de la Banque mondiale, de jeunes employés désireux d’insuffler des idées neuves dans le travail de l’institution et de favoriser la participation de la jeunesse au développement.

Je suis intervenu pour évoquer la manière dont la Banque mondiale s’engage auprès des jeunes, sachant que ces derniers forment actuellement la part la plus importante de la population mondiale. Le public réuni dans un auditorium au siège de l’institution, à Washington — jeunes professionnels ou diplômés, étudiants… — était avide de découvrir comment nous aidons les jeunes et comment nous collaborons avec eux. Moi-même originaire d’un pays en développement, je me retrouve dans leurs problèmes et leurs frustrations.

Le Groupe de la Banque mondiale a un grand objectif : mettre fin à la pauvreté d’ici 2030. Pour y parvenir, il faudra s’appuyer sur les jeunes en les aidant à exprimer leur potentiel.

Aujourd’hui, l’Afrique et l’Asie du Sud sont les deux régions les plus jeunes du monde. « La population indienne est jeune et c’est un atout à exploiter. Personne ne peut douter du potentiel exceptionnel de ce pays ». Tel était le message à la jeunesse de Jim Yong Kim lors d’un voyage en Inde (a) en mars dernier. Le président du Groupe de la Banque mondiale a encouragé les jeunes Indiens à s’inspirer des fondateurs de la société Infosys pour se lancer dans des entreprises qui contribueront à sortir les gens de la pauvreté. Lors d’un déplacement en Roumanie en mai, il a plaidé devant un parterre de chefs d’État pour l’investissement dans l’éducation (a), l’une des clés de la croissance économique.

Quand on sait que 43 % de la population mondiale est âgée de 25 ans ou moins et que les jeunes sont ceux qui façonnent le présent et l’avenir, on ne peut que comprendre l’impérieuse nécessité d’investir en eux et de collaborer avec eux.

En Afrique, les 15-24 ans sont plus de 200 millions. Lors d’une discussion en février avec Shantayanan Devarajan, alors économiste en chef à la Région Afrique de la Banque mondiale, celui-ci m’a rappelé que « l’Afrique est le continent le plus jeune du monde. La jeunesse africaine est importante non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier ». Le 15 février dernier, à l’occasion d’une discussion en ligne avec de jeunes Ghanéens via Google+ Hangout (a), M. Devarajan a indiqué que, s’agissant du développement économique, « les jeunes en font déjà beaucoup ».

Il a bien raison. C’est d’ailleurs pourquoi la Banque mondiale finance de multiples projets pour aider les jeunes à mettre leurs passions au service du changement social. Cela va d’interventions pour lutter contre la corruption dans le monde (a) à la résolution des problèmes d’assainissement (a) au Pakistan, en passant par un soutien au combat contre les violences faites aux femmes en Amérique latine (a) ou en Asie du Sud (a). Elle intervient aux côtés des jeunes aux quatre coins du globe pour améliorer leurs perspectives d’avenir et relever des défis d’ampleur mondiale.

Le Groupe de la Banque mondiale s’emploie sans relâche à interagir avec la jeunesse. Quotidiennement, nous mobilisons, informons et encourageons des jeunes de plus de 100 pays — et dans plus de dix langues — à travers les médias sociaux. Ce faisant, nous parvenons à toucher plus d’un million de jeunes, dont 80 % sont originaires de pays en développement et ont en moyenne 24 ans. Nous savons que ces jeunes ne mâchent pas leurs mots et qu’ils sont instruits ; nous savons aussi ce qui les préoccupe : la bonne gouvernance, l’emploi, l’éducation, la qualité de l’eau, la pollution atmosphérique...

Nous savons que, pour satisfaire leurs attentes, nous devons collaborer avec eux. Et nous n’ignorons pas que nous avons encore des progrès à faire… Faites-nous part de vos commentaires et dites-nous comment nous pouvons faire plus et mieux.