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Comment passer de l'idée au marché ?

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Kate Kiguru, de 26 años, visitó el Banco Mundial con el fin de promover y recaudar fondos para Akida, una aplicación móvil diseñada para verificar la asistencia del personal en las grandes organizaciones. Kate Kiguru

Dans le petit village du Kenya où elle a grandi, Kate Kiguru a été élevée comme un garçon, pour des raisons qui tiennent plus aux circonstances qu’à un choix délibéré.

Kate est la cadette d'une famille de quatre filles. Ses parents ont d'abord eu des jumelles. Comme sa mère devait s'occuper de ses sœurs, elle a passé la majorité de son enfance avec son père. « C'est la raison pour laquelle travailler dans un milieu masculin ne me pose aucun problème », m'a-t-elle expliqué jeudi dernier à Washington, alors qu’elle s’apprêtait à exposer son projet de start-up à des investisseurs et des conseillers.

Kate, 26 ans, se trouvait au siège de la Banque mondiale pour lever des fonds au profit d’Akida, une application mobile pour le contrôle de la présence du personnel dans les grandes organisations. Elle était invitée par infoDev, un programme multidonateurs du Groupe de la Banque mondiale dont l'objectif est d'appuyer l'entrepreneuriat afin de susciter une croissance inclusive et durable et de doper l'emploi dans les pays en développement.

Avec 16 autres entrepreneurs, Kate a participé au Mobile Startup Camp (a) d'infoDev, un rassemblement conçu pour apporter un soutien initial à des entrepreneurs du secteur de la téléphonie mobile dans les marchés émergents. En écoutant son histoire, il apparaît évident que les jeunes jouent un rôle moteur dans l’essor de l’Afrique.

Les 15-24 ans sont plus de 200 millions en Afrique. Ils apprennent vite et mettent rapidement à profit leurs connaissances, malgré les difficultés qu'ils rencontrent. À l’instar de Kate, qui a grandi dans un village où il n'y avait ni électricité ni eau courante et qui, à la mort précoce de ses parents, a poursuivi ses études avec l'aide de ses sœurs. Elle a 13 ans lorsqu’elle voit un ordinateur pour la première fois.

Aujourd'hui, 13 ans plus tard, Kate ne se contente pas d'aller au bout du monde pour lever des fonds pour son projet d’entreprise, elle apprend également aux filles de son pays à programmer. Sa volonté de résoudre les problèmes et d'inspirer les autres l'a conduite à persévérer, dans un pays où, culturellement, les filles sont censées ne pas dépasser les limites qui leur sont fixées et suivre à la lettre les règles patriarcales.

Elle se rappelle ses années universitaires, lorsqu'elle était la seule étudiante en cours d'informatique. Il en a été de même lorsqu'elle a commencé à travailler dans le secteur des nouvelles technologies.

« Je suis du genre obstinée », lance-t-elle avec humour, tandis qu'elle évoque sa détermination à ne pas suivre aveuglément les traditions. Pour permettre à d'autres jeunes Kenyanes de réaliser elles-aussi tout leur potentiel, Kate travaille avec Akirachix (a), une association de femmes férues de nouvelles technologies qui a pour objectif d'inciter les filles Kenyanes à s'intéresser à ce domaine.

La vidéo ci-dessous vous permettra d'en savoir plus sur les travaux de Kate :

Traquer les travailleurs fantômes


Parmi les entrepreneurs qui ont assisté au Mobile Startup Camp, il y avait quasiment autant d'hommes que de femmes, tous désireux de savoir comment perfectionner leurs produits, peaufiner leurs modèles commerciaux et ajuster leurs argumentaires marketing. De la volonté d’aider des agriculteurs isolés à commercialiser leur production à celle de faciliter l’accès au marché mondial de bijoux produits dans des bidonvilles africains, tous ces jeunes ont manifestement en commun d’avoir une cause qui leur tient à cœur et les motive.

Comme l'explique Valérie D'Costa, responsable de programme à infoDev, la Banque mondiale aide aujourd’hui ces entrepreneurs à « passer de l'idée au marché ».