Youthink! le blog de la Banque mondiale dédié aux jeunes qui s'engagent pour le développement
Syndicate content

Envie de réagir ? Envoyez-nous vos questions et commentaires

Journée mondiale du sida 2013 : un tour d’horizon

Liviane Urquiza's picture
© Banque mondialeAfin de rappeler son engagement en faveur de la lutte contre le sida, le Groupe Banque mondiale affiche le ruban rouge sur la façade de son siège à Washington.

 
Comme chaque année, la journée du 1er décembre est l’occasion de rappeler que, malgré les avancées scientifiques effectuées ces dernières années, le sida reste omniprésent dans le monde et continue de faire des victimes. Il est indispensable de ne pas relâcher l’effort si l’on veut stopper le virus et ses effets néfastes sur la lutte contre la pauvreté.

Dans une note d'information (disponible en anglais), l’Organisation mondiale de la santé met l’accent sur l’amélioration de l’accès des adolescents (de 10 à 19 ans) aux services de prévention, de traitement et de soins. La mise en place de programmes de dépistage gratuits permettrait à cette population d’accéder aux soins de façon plus précoce, et limiterait le risque de contamination par des personnes qui ignorent qu’elles sont séropositives.

Les nouveaux chiffres publiés par l’agence des Nations Unies ONUSIDA révèlent qu’en 2012 :

  • environ 35 millions de personnes vivaient avec le VIH, dont 2,1 millions d’adolescents.
  • les nouvelles infections à VIH chez les enfants avaient diminué de 52 % depuis 2001.
  • le nombre total des nouvelles infections à VIH avait diminué de 33 % depuis 2001.
  • environ 9,7 millions de personnes vivant avec le VIH avaient eu accès au traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire*.

À noter également, la parution le mois dernier de la deuxième édition du rapport 2013 édité par l’ONG française One. L’ONG prévoie que le monde atteindra le « début de la fin du sida » en 2015. Optimisme partagé par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui juge que le monde sera bientôt en mesure « d’asséner le coup de grâce à la pandémie de VIH ».

Comptant parmi les principaux acteurs de la lutte contre le sida, l’ONG Médecins sans frontières a mis en ligne un mini-site web d’information dédié au VIH/SIDA intitulé See What We See (« Voyez ce que nous voyons ») où sont présentés les principaux défis et les solutions pour stopper la propagation du virus et assurer l’accès aux soins pour tous les malades.

* soit 34 % des personnes éligibles selon les directives de l’OMS.

 
Éviter des millions de contaminations

Jeune fille souriante lors d'une activité sur la prévention du sida menée dans un centre pour jeune au TchadLes jeunes filles sont particulièrement exposées au risque de VIH en raison de la forte prévalence de la violence à leur encontre.  UNICEF/P. Esteve.

Même s’il n’existe pas encore de vaccin, le sida peut être vaincu. Pour cela, il faut que tous les malades soient dépistés le plus tôt possible et qu’ils aient accès aux traitements antirétroviraux (ARV). Malgré la hausse des financements durant la dernière décennie, les fonds dédiés à la lutte contre le sida restent insuffisants (l’aide internationale a reculé de 7,6 à 6,9 milliards de dollars entre 2009 et 2010) et, pour l’essentiel, les moyens mis à disposition sont peu prévisibles et destinés principalement aux traitements.

Avec un montant total de l’aide qui s’élève à plus de 4,6 milliards de dollars depuis 1989, le Groupe Banque mondiale est l’un des principaux soutiens à l’action contre le sida.

En 2012, un peu moins de 19 milliards de dollars US ont été consacrés à la riposte au sida. Il faut augmenter le montant de ces financements. En effet, selon les estimations d’ONUSIDA, entre 22 et 24 milliards seront nécessaires pour couvrir les besoins annuels d’ici à 2015.

 
Se protéger

La meilleure façon de vaincre le sida, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus aucune nouvelle contamination. Utiliser des préservatifs, éviter des pratiques sexuelles à risque : ci-dessous des jeunes d'Afrique de l'Est et du Sud rappellent des solutions simples qui permettent de se protéger et de protéger les autres en endiguant la progression du virus. 

 

Pour une vie sans sida