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Coopératives et développement : un secret de Polichinelle

Liviane Urquiza's picture

coopératives et jeunes leaders du développement

Saviez-vous que les coopératives à l'échelle mondiale c'est près d'un milliard de membres et 100 millions d'emplois ? (source : Alliance coopérative internationale)

C'est aussi un soutien majeur pour des travailleurs vulnérables, notamment des femmes, à qui elles offrent des opportunités de s'exprimer, de se faire entendre, de se protéger contre un ensemble de risques et d'investir dans des projets qui profiteront à leur communauté.

Les coopératives sont en effet un acteur clé du développement social et économique à travers le monde. Et pourtant il semble que peu de gens connaissent leur fonctionnement et leur rôle.

On entend beaucoup parler du rôle que jouent les gouvernements, le secteur privé, les institutions internationales, les ONG (Organisations non-gouvernementales), les associations et les fondations… mais pourquoi ne parle-t-on jamais des coopératives ? Il est grand temps de changer ça, et c'est ce qu'a voulu faire l'ONU en décrétant que 2012 serait l'Année internationale des coopératives.

De quoi s'agit-il ?

Une coopérative c'est une entreprise créée par un groupe de personnes qui ont décidé de s'unir afin de répondre à un besoin commun (qui peut être d'ordre économique, social ou culturel). La spécificité de cette entreprise, c'est qu'elle est la propriété de tous ses membres qui la gère conjointement, de manière démocratique.

Il existe différents types de coopérativesclassées en plusieurs catégories comme indiqué par le site du Gouvernement canadien. En voici la liste :

  • les coopératives financières : elles offrent des services financiers et d'assurances à leurs membres.
  • les coopératives de vente au détail :leur taille peut varier de petits regroupements d'achats à des organisations de type grand supermarché.
  • les coopératives de services : leur taille peut aussi varier, de petites garderies à de grosses coopératives d'habitation.
  • les coopératives de producteurs : elles commercialisent les produits ou les services de leurs membres et les aident à exercer leur activité de production.
  • les coopératives de travail : leur objectif est de fournir du travail à leurs membres en exploitant une entreprise. Elles peuvent œuvrer dans tous les secteurs économiques.
  • les coopératives de solidarité : elles regroupent différentes catégories de membres qui partagent un intérêt commun au sein de l'organisme, par exemple : clients, travailleurs, investisseurs, organismes communautaires, etc.

Elles peuvent être très différentes les unes des autres, néanmoins toutes ces coopératives sont tenues de fonctionner selon les mêmes principes (voir la liste de ces principes).

Selon Stéphanie Guico, responsable du Programme Futurs leaders coopératifs pour le Sommet international des Coopératives, le rôle d'une coopérative est double :

En tant qu'entreprise, elle profite à ses membres car elle leur donne accès à des produits et des services qui les aident à subvenir à leurs besoins.

En tant qu'association de personnes, elle participe au développement des communautés. D'ailleurs, dans beaucoup de cas, le principal rôle des coopératives est de mobiliser la population autour d'un projet commun afin de favoriser le développement d'une société civile dynamique.

Des atouts reconnus

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), les entreprises coopératives :

  • contribuent à l'amélioration des conditions de vie et de travail des hommes et des femmes en mettant à leur disposition des infrastructures et des services essentiels, et ce même « dans des zones négligées par l'État ou les entreprises dirigées par des investisseurs ».
  • résistent mieux aux chocs de la crise financière que les entreprises qui ont pour but la recherche du profit.
  • ont une durée de vie plus longue que les entreprises privées.
  • jouent un rôle de plus en plus important pour trouver un équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale, ainsi que pour contribuer à prévenir et réduire la pauvreté.

Toujours selon l'OIT, les coopératives sont importantes aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Voici quelques exemples...

En Colombie, Saludcoop, une coopérative de santé, fournit des services de soins à 15,5 % de la population.

En Éthiopie, 900 000 personnes du secteur agricole généreraient une partie de leur revenu grâce à une coopérative.

En France, 9 agriculteurs sur 10 sont membres de coopératives agricoles, les banques du secteur coopératif détiennent 60 % des avoirs et 25 % des commerces de détail français sont des coopératives.

Au Japon, 9,1 millions d'agriculteurs familiaux sont membres de coopératives qui fournissent 257 000 emplois.

En Inde, les besoins de 67 % des ménages ruraux sont couverts par des coopératives.

En Suisse, le plus grand distributeur et plus grand employeur privé est une coopérative.

Au Canada, sur dix personnes (tous secteurs professionnels confondus), quatre sont membres d'une coopérative, et c'est au Canada, à Québec, qu'aura lieu le Sommet international des coopératives en octobre 2012.

Alors comment expliquer que le rôle des coopératives dans le développement soit si méconnu ?

Une image trop floue pour les consommateurs ?

Très souvent, lorsqu'on a affaire à une coopérative, on la prend pour une entreprise privée. Et pour cause, selon Stéphanie Guico, les coopératives camouflent leur identité car elles craignent que le flou qui existe autour du concept de coopérative puisse nuire à leur image de marque et donc à leur compétitivité.

Dans le système économique actuel, pour prouver leur réussite, les entreprises doivent avant tout montrer qu'elles sont capables de faire du profit. Or, même si les coopératives ont bien un but lucratif, leur priorité n'est pas le profit à court terme. Par conséquent, l'image que renvoie le système coopératif semble être en contradiction avec l'idée qu'on se fait d'une entreprise productive et florissante.

Mais maintenant que la crise financière a secoué le monde et que les entreprises coopératives ont montré une bien meilleure résilience que les entreprises privées, les choses pourraient bien changer.

Commentaires

Soumis par grace le
suis africaine 26 ans.c'est vrai que le developpement est la meilleure façon de faire évolution un pays,mais qu'est-ce qu'il faut faire réellement pour avoir nourriture,logement,emploi,santé... lorsqu'on étudie et on n'a pas d'emploi? on peut en trouver mais avec des conditions indésirables,surtout pour les femmes?

Soumis par DJERI tchein le

Mon nom est Djeri tchein mais tout le monde m'appelle BENOIT... ben tout d'abord je dirai à celles qui m'ont précédé de ne pas désespérer et surtout d'avoir pleinement confiance en elles parce que le développement de tous dépendra de nous tous et surtout des femmes,je ne saurais l'expliquer mais croyez moi ou pas, l'avenir du monde c'est vous qui le détenez, alors accomplissez votre devoir; la tache ne sera pas du tout facile croyez moi, parce que le chemin qui mène vers le bonheur n'est jamais si simple, il est toujours épineux...

je ne sais pas si j'ai raison mais selon moi, il n'y a que l'éducation et encore l'éducation qui peut sauver le monde entier, parce que plus on aura d'éduqués(es), et moins on aura de mauvais dirigeants...bien que sans la santé on ne peut rien, c'est l'éducation qui changera les mentalités; mentalités qui pourront réfléchir et trouver la solution des pauvres;leur solution la voici: tout d'abord la redistribution des biens( les riches doivent accepter tendre la main aux pauvres, sinon le pauvre ne s'en sortira jamais)

Vous savez je vais vous raconter mon histoire; je suis togolais 23 ans étudiant la médecine au burkina faso. je suis issu d'une famille relativement aisée; j'ai un projet que j'essai de réaliser depuis 4 ans, je sais qu'il aura de très bonnes retombées sur le système éducatif burkinabé,je ne l'ai toujours pas concrétisé, alors n'imaginons meme pas une seule seconde que le pauvre se relèvera sans notre poignée de main; ces personnes démeureront pauvres si nous ne leur venons pas en aide...la clé, l'éducation.

Soumis par Martial Leutcha le

Pour répondre à Grace moi je dirai qu'il faudrait qu'on rompe avec la mentalité de demandeur d'emploi et qu'on ait plutôt des mentalités d'initiatives.

pour être plus performant par exemple, on a qu'à s'engager dans des programmes de volontariat et là on pourra ressortir plus renforcé et avoir une autre vision du monde.

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