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Miser sur l’entrepreneuriat pour combattre le chômage des jeunes: Un appel à l’esprit d’innovation, à l’expression et à l’action de la jeunesse mondiale

Jing Guo's picture
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À l’échelle des pays comme à celle du monde, l’emploi des jeunes a acquis une place majeure dans les priorités du développement. Et pour cause : quelque 70 millions de jeunes étaient sans travail en 2007, et ce chiffre s’est encore aggravé en 2011, pour atteindre 72,6 millions. En 2012, les jeunes représentaient plus de 40 % des chômeurs dans le monde.

Face à la crise mondiale de l’emploi des jeunes, le citoyen tend à s’en remettre aux gouvernants et aux experts, en oubliant que les jeunes eux-mêmes peuvent jouer un rôle crucial en ce qu’ils constituent une force puissante de changement et d’innovation. Le chômage s’installe et frappe durement les jeunes générations, c'est pourquoi il est plus que jamais important de faire participer la jeunesse pour sortir de cette situation.

L’année dernière, lors d’une rencontre avec de jeunes professionnels au siège du Groupe de la Banque mondiale, le président Jim Yong Kim avait insisté sur la nécessité d’accorder aux jeunes un rôle de premier plan dans l’action engagée pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. En réponse à cette sollicitation, les jeunes employés du Groupe se sont unis pour mettre sur pied un « Sommet de la jeunesse ». La manifestation sera précédée d’un concours d’études de cas sur le développement qui servira à alimenter les discussions et favoriser les résultats.

La thématique choisie pour cette initiative est la suivante : « La jeunesse et l’entrepreneuriat : Cultiver un esprit d’innovation pour pallier au chômage des jeunes dans le monde ».

Sur la base de cette thématique, les jeunes du monde entier sont invités à se constituer en équipes pour participer en ligne à un concours d’études de cas sur le développement (a). Les quatre cas sur lesquels les équipes devront plancher mettent l’accent sur des problèmes concrets qui se posent aux gouvernements et aux organisations de développement sur le front du chômage. Ils sont axés sur trois domaines : l’éducation, l’emploi des jeunes et la communication numérique. Autant de domaines où l’innovation peut doper la création d’emplois et l’esprit d’entreprise chez les jeunes.

Ouvert dès maintenant et jusqu’au 1er septembre, le concours est réservé aux jeunes de 18 à 35 ans, qui devront former des équipes de 2 à 5 membres pour pouvoir participer. Leurs propositions devront apporter des solutions socialement innovantes aux défis décrits dans les études de cas. Si les prix varieront en fonction du cas choisi, le Groupe de la Banque mondiale conviera un représentant de chacune des équipes lauréates à la première édition de son Sommet de la jeunesse (a), qui se tiendra à Washington le 3 octobre.

Pendant toute une journée, ce sommet donnera lieu à des débats de spécialistes du développement sur des sujets liés aux enjeux du chômage chez les jeunes. Il proposera aussi à des jeunes du monde entier un forum pour échanger des idées originales et des solutions de développement qui contribuent à générer des perspectives d’emploi.

Certaines équipes gagnantes auront même la possibilité de mettre en application leur proposition en collaboration avec des organisations de développement.

Gouvernants et experts ne peuvent résoudre à eux seuls le problème du chômage des jeunes. Nous pensons qu’en donnant la parole aux jeunes et en les investissant, ils cesseront de n’être que des victimes potentielles du chômage pour devenir au contraire des acteurs capables de proposer des solutions, de promouvoir des mesures concrètes et d’initier de réels changements.

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Pour en savoir plus sur la question des jeunes et de l'emploi dans le monde, vous pouvez consulter le portail consacré à l’emploi des jeunes sur le site de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Commentaires

Soumis par Makebe KEBE le

Les gouvernements africains devraient faciliter aux populations la création de PME. Offrir des financements et diminuer les taxes. Admettons qu'une PME emploie en moyenne 5 jeunes, faites le calcul à grande échelle. On doit aussi motiver les émigrés à revenir investir au pays au lieu d’envoyer de l’argent à chaque fin du mois aux familles, ils pourraient ouvrir un business que la famille va gérer et en tirer profit.
Personnellement je suis ingénieur en informatique et je travaille dans une multinationale suédoise qui fournit des services et équipements aux opérateurs téléphoniques. J’ai la chance de voyager un peu partout en Afrique. Le constat est le même ; les jeunes africains ne sont pas entreprenants et attendent tout du gouvernement. C’est pas le potentiel qui manque en Afrique (les Asiatiques, les Européens, les libanais ne diront pas le contraire)
J’ai une passion pour le nettoyage de voitures et j’ai monté une société de lavage PRO qui emploie 5 personnes à temps plein.

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