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Cote d'Ivoire

Devrions-nous payer nos enfants pour qu’ils lisent ?

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Il y a quelques semaines, ma femme et moi relisions à voix haute le nouveau livre de Chimamanda Ngozi Adichie intitulé Chère Ijeawele, ou Un manifeste de 15 suggestions pour dispenser pour une éducation féministe. L’auteur conseille une amie sur la manière d’éduquer sa fille – Chizalum – pour en faire une féministe. Voici la quinzième suggestion : « Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. La meilleure façon pour y arriver est de montrer l’exemple de manière désinvolte. Si elle te voit lire, elle comprendra que lire est quelque chose de précieux. » Ceci semble tout à fait pertinent. Maintenant, passons à la fin du passage : « si toutes les autres méthodes échouent, paie-la pour lire. Récompense-la. Je connais une femme nigérienne extraordinaire, Angela, qui vivait aux États-Unis et élevait seule sa fille qui n’aimait pas lire. Elle décida de donner cinq centimes à sa fille pour chaque page lue. Une initiative coûteuse dont elle se remémorait en plaisantant mais somme toute, un bon investissement. » Intrigué après avoir lu ce passage, j’ai griffonné sur un coin de page, « me renseigner sur cette méthode. »

 

 

Afrique de l’Ouest : une vision commune au service d’un littoral résilient

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Au Togo, l’érosion du littoral menace les habitations et les moyens de subsistance. Crédit photo : Eric Kaglan, Banque mondiale

Au Togo, les familles placent souvent des talismans à l’extérieur de leurs maisons, face à l’océan Atlantique, espérant que leurs pouvoirs magiques ou spirituels supposés les protègeront des vagues qui pénètrent toujours plus loin dans les terres.
 
Cela n’a hélas pas sauvé ces dizaines de villages dévorés par les flots depuis le milieu des années 1990. Les coques de bateaux, remplies de souvenirs sur des côtes qui perdent chaque année jusqu’à 5 à 10 mètres de terrain, sont devenues impropres à toute activité rémunératrice. Les anciens habitants qui viennent en pèlerinage sur les lieux de leur enfance restent abasourdis en constatant que la mer a littéralement englouti des communautés entières.

West African countries commit to common vision for coastal resilience

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Coastal erosion is threatening homes and livelihoods in Togo. Photo by: Eric Kaglan, World Bank 


Togolese families often place talismans, thought to contain magical or spiritual properties, outside their homes facing the Atlantic Ocean in hopes of protecting their dwellings from encroaching tides.
 
Unfortunately, dozens of villages have been devoured since the mid-1990s, leaving behind shells of houses, livelihoods and memories in the wake of a coast receding as much as 5-10 meters per year. When expatriates return to Togo’s coast to visit their childhood homes, they are astonished to see that communities have literally washed out to sea.

Financing Côte d’Ivoire’s Emergence Starts with a Social Contract

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In Côte d’Ivoire, only 15% of savings are allocated to financial institutions such as banks, microfinance companies, and mobile money accounts.
In Côte d’Ivoire, only 15% of savings are allocated to financial institutions such as banks, microfinance companies, and mobile money accounts. 

The wealthy can borrow money to finance their investment needs because bankers trust them. Those who are less well off, and who need loans the most, do not have this access and must call upon the solidarity of their family and community to finance their investments. The same logic can be used at the country level. High income countries borrow, while many poor African countries have a limited access to international capital markets. In recent years, only one fourth of sub-Saharan African countries were able to issue international bonds—and do not have any other alternative but to solicit international aid.

Un contrat social pour financer l’émergence en Côte d’Ivoire

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In Côte d’Ivoire, only 15% of savings are allocated to financial institutions such as banks, microfinance companies, and mobile money accounts.
En Côte d’Ivoire, seuls 15 % des épargnants ivoiriens placent leurs économies dans les institutions financières telles que les banques, les entreprises de micro-finance et les comptes de mobile money. 

Les personnes fortunées empruntent pour financer leurs investissements car les banques leur font confiance. Ceux qui ont moins de moyen, et qui ont donc davantage besoin de prêts, n'y ont pourtant pas accès et font souvent appel à la solidarité familiale ou communautaire pour leurs investissements. La même logique peut être faite à l’échelle des pays. Ceux à revenu élevé empruntent, tandis que les pays africains à revenu faible n'ont qu'un accès limité aux marchés de capitaux.

Pourquoi la Banque mondiale soutient la Côte d’Ivoire ?

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5 milliards de dollars USD (soit 2500 milliards F CFA),  sur les 15,4 milliards promis par la communauté internationale le 17 Mai 2016 à Paris à l’issue de la première journée du Groupe Consultatif sur la Côte d’ivoire. Telle est la somme que le Groupe de la Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) va engager pour financer le  second Plan National de Développement (PND)  ivoirien couvrant la période  2016-2020.  Il s’agit du double de la somme engagée au cours de la période précédente (2012-2016), preuve, s’il en faut, que la Banque mondiale est plus que jamais déterminée à accompagner le pays sur la voie de l’émergence.  Ce nouveau cadre de partenariat entre notre institution et la Côte d’Ivoire marque un tournant important.

Why is the World Bank providing support to Côte d’Ivoire?

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Of the total US$15.4 billion pledged by the international community at the end of the first day of the meeting of the Consultative Group on Côte d’Ivoire held on May 17, 2016 in Paris, the World Bank Group (IDA, IFC, MIGA) will commit the sum of US$5 billion (CFAF 2500 billion) to finance Côte d’Ivoire’s Second National Development Plan (NDP) covering the period 2016-2020.  This amount is double the sum allocated during the previous period (2012-2016), proof—if any were needed—that the World Bank is more than ever committed to helping Côte d’Ivoire achieve emerging country status. This new country partnership framework between the World Bank Group and Côte d’Ivoire is an important milestone.  

Créer des emplois de qualité pour les générations futures d’Ivoiriens

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La majorité de la population ivoirienne travaille, mais peine à trouver des emplois à des salaires convenables sur le long terme. Les Ivoiriens gagnent en moyenne 120 000 francs CFA, soit 200 dollars par mois, revenu inférieur à la moyenne du continent africain.


Firmin enchaîne les petits boulots. Vendeur de rue, menuisier, jardinier. Voilà deux ans qu'il est arrivé à Abidjan en provenance de son village natal avec l'aspiration d’intégrer l'École nationale de police d’Abidjan. Comme lui, des centaines de milliers de jeunes ivoiriens arrivent  chaque année sur le marché du travail. La Côte d’Ivoire compte aujourd'hui 14 millions de travailleurs et en aura 22 millions d’ici 10 ans. Il faudra leur offrir un emploi stable et un revenu décent. 

Creating Quality Jobs for Cote d’Ivoire’s Future Generations

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Although most Ivorians are employed, they struggle to find jobs that provide decent sustainable incomes. An average worker earns 120,000 FCFA or $200 per month, which is lower than the average in Sub-Saharan Africa.


Firmin gets by doing small odd jobs. One day he is a street vendor, the next day a carpenter, and on other days he’s a gardener. He arrived in Abidjan two years ago with high hopes of joining the National Police Academy. His story resembles that of thousands of Ivorians who join the domestic workforce each year. Today, there are about 14 million people of age to work in the country, and by 2025, there will be approximately 22 million - all of whom seek a secure well-paying job. 

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