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Togo

A better way to train small business owners: using psychology to teach personal initiative

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Billions of US dollars have been spent—by governments, microfinance organizations, and NGOs—on training the owners of small businesses. Traditional programs typically aim to teach practices such as record-keeping, stock control, and simple marketing. But while these do seem to improve the performance of small businesses, most result in little real change, making the impact hard to detect.

Optimiser la formation des petits entrepreneurs, ou comment la psychologie peut développer le sens de l’initiative

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Gouvernements, institutions de microfinance, ONG ont dépensé des milliards de dollars pour former les petits entrepreneurs. Les programmes de formation classiques visent en général à améliorer les pratiques professionnelles des chefs d’entreprise, en privilégiant la tenue des registres, le contrôle des stocks ou la commercialisation des produits. Mais si le recours plus systématique à ces outils semble améliorer la performance des entreprises (a), la plupart des tentatives de formation des entrepreneurs n’induisent qu’une évolution marginale des pratiques (a), ce qui empêche d’apprécier leur impact véritable sur les résultats commerciaux. Lorsque nous avons été sollicités, fin 2012, pour mettre au point une évaluation de l’impact d’un programme de formation déployé au Togo dans le cadre d’un prêt de la Banque mondiale, nous avons donc suggéré de comparer l’efficacité du programme envisagé (le Business Edge (a) de la Société financière internationale [IFC]) à une approche alternative.

Devrions-nous payer nos enfants pour qu’ils lisent ?

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Il y a quelques semaines, ma femme et moi relisions à voix haute le nouveau livre de Chimamanda Ngozi Adichie intitulé Chère Ijeawele, ou Un manifeste de 15 suggestions pour dispenser pour une éducation féministe. L’auteur conseille une amie sur la manière d’éduquer sa fille – Chizalum – pour en faire une féministe. Voici la quinzième suggestion : « Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. La meilleure façon pour y arriver est de montrer l’exemple de manière désinvolte. Si elle te voit lire, elle comprendra que lire est quelque chose de précieux. » Ceci semble tout à fait pertinent. Maintenant, passons à la fin du passage : « si toutes les autres méthodes échouent, paie-la pour lire. Récompense-la. Je connais une femme nigérienne extraordinaire, Angela, qui vivait aux États-Unis et élevait seule sa fille qui n’aimait pas lire. Elle décida de donner cinq centimes à sa fille pour chaque page lue. Une initiative coûteuse dont elle se remémorait en plaisantant mais somme toute, un bon investissement. » Intrigué après avoir lu ce passage, j’ai griffonné sur un coin de page, « me renseigner sur cette méthode. »

 

 

Afrique de l’Ouest : une vision commune au service d’un littoral résilient

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Au Togo, l’érosion du littoral menace les habitations et les moyens de subsistance. Crédit photo : Eric Kaglan, Banque mondiale

Au Togo, les familles placent souvent des talismans à l’extérieur de leurs maisons, face à l’océan Atlantique, espérant que leurs pouvoirs magiques ou spirituels supposés les protègeront des vagues qui pénètrent toujours plus loin dans les terres.
 
Cela n’a hélas pas sauvé ces dizaines de villages dévorés par les flots depuis le milieu des années 1990. Les coques de bateaux, remplies de souvenirs sur des côtes qui perdent chaque année jusqu’à 5 à 10 mètres de terrain, sont devenues impropres à toute activité rémunératrice. Les anciens habitants qui viennent en pèlerinage sur les lieux de leur enfance restent abasourdis en constatant que la mer a littéralement englouti des communautés entières.

West African countries commit to common vision for coastal resilience

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Coastal erosion is threatening homes and livelihoods in Togo. Photo by: Eric Kaglan, World Bank 


Togolese families often place talismans, thought to contain magical or spiritual properties, outside their homes facing the Atlantic Ocean in hopes of protecting their dwellings from encroaching tides.
 
Unfortunately, dozens of villages have been devoured since the mid-1990s, leaving behind shells of houses, livelihoods and memories in the wake of a coast receding as much as 5-10 meters per year. When expatriates return to Togo’s coast to visit their childhood homes, they are astonished to see that communities have literally washed out to sea.

Nourrir l’Afrique de l’Ouest : un agenda pour le commerce régional

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L’agriculture est la pierre angulaire des économies africaines : en Afrique subsaharienne, les produits de base — le bétail et la viande, les céréales, les légumineuses, les racines et les tubercules — constituent les principales sources d’apports caloriques. En Afrique de l’Ouest, où vivent 300 millions de personnes, l’agriculture emploie 60 % de la population active. Mais malgré son immense potentiel, la région devient dépendante des importations de denrées alimentaires pour couvrir ses besoins de consommation : celles-ci ont plus que triplé en dix ans.

Relaunching Africa Can and Sharing Africa’s Growth

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Dear Africa Can readers, we’ve heard from many of you since our former Africa Chief Economist Shanta Devarajan left the region for a new Bank position that you want Africa Can to continue highlighting the economic challenges and amazing successes that face the continent. We agree.

Today, we are re-launching Africa Can as a forum for discussing ideas about economic policy reform in Africa as a useful, if not essential, tool in the quest to end poverty in the region.

You’ll continue to hear from many of the same bloggers who you’ve followed over the past five years, and you’ll hear from many new voices – economists working in African countries and abroad engaging in the evidence-based debate that will help shape reform. On occasion, you’ll hear from me, the new Deputy Chief Economist for the World Bank in Africa.

We invite you to continue to share your ideas and challenge ours in pursuit of development that really works to improve the lives of all people throughout Africa.

Here is my first post. I look forward to your comments.

In 1990, poverty incidence (with respect to a poverty line of $1.25) was almost exactly the same in sub-Saharan Africa and in East Asia: about 57%. Twenty years on, East Asia has shed 44 percentage points (to 13%) whereas Africa has only lost 8 points (to 49%). And this is not only about China: poverty has also fallen much faster in South Asia than in Africa.

These differences in performance are partly explained by differences in growth rates during the 1990s, when emerging Asia was already on the move, and Africa was still in the doldrums. But even in the 2000s, when Africa’s GDP growth picked up to 4.6% or thereabouts, and a number of countries in the region were amongst the fastest-growing nations in the world, still poverty fell more slowly in Africa than in other regions. Why is that?

Les inondations en Afrique, ne pas reconstruire la pauvreté

Noro Andriamihaja's picture

Depuis ces dernières années, la région Afrique a été victime d’une série d’inondation répétitive, résultant de fortes pluviométries, qui non-seulement sont de plus en plus fréquentes mais dont l’ampleur s’intensifie. Pour ne citer que le cas du Togo, qui depuis 2007, ne cesse de subir les effets de  fortes pluies tous les ans; à Madagascar, les fortes tempêtes tropicales Ivan et Jowke ont affecté une bonne partie de l’ile en 2008. En 2009, la  Namibie, la République Centrafricaine, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, et la Mauritanie ont consécutivement été touchées.

L’UEMOA à Quinze Ans

Shanta Devarajan's picture

Mon ami, l’économiste togolais Kako Nubukpo, avec qui j’ai eu l’occasion de débattre lors d’un de mes voyages à Lomé, a fait part de son analyse sur le bilan des quinze années d’existence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) lors d’un entretien pour le site Ouestaf.com.

D’après lui, même si l’Union est parvenue à gérer l’équilibre macroéconomique et budgétaire entre les États membres, la combinaison d’une monnaie forte (du fait de la parité fixe entre le franc CFA et l’euro) avec ce qu’il appelle « la gouvernance macroéconomique » restreint la compétitivité et donc la diversification et la croissance économique des pays membres.

Ces commentaires émanant d’un économiste qui est actuellement consultant auprès de l’UEMOA relanceront peut-être le débat sur les performances et les options économiques des pays d’Afrique francophone.