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Régions pauvres. Régions riches. La géographie explique-t-elle tout ?

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« Dites-moi où vous vivez, et je vous dirai quelles sont vos chances de succès dans la vie. »
 
Le niveau de bien-être varie-t-il fortement d’une région à l’autre ?
 
Je ne suis pas devin, mais je sais que le lieu de résidence est le meilleur indicateur pour mesurer le bien-être futur d’un individu. Un enfant qui voit le jour au Togo aujourd’hui vivra probablement 20 ans de moins qu’un enfant né aux États-Unis. En outre, le Togolais gagnera nettement moins d’argent que l’Américain, le premier touchant moins de 3 % du revenu du second.

Des tables rondes régionales sur la gouvernance de l’infrastructure pour créer les conditions du changement

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Photo: Pressmaster / Shutterstock.com


Au lendemain de la crise financière mondiale de 2008, la principale préoccupation des responsables des politiques publiques fut d’améliorer l’accès aux financements des projets d’infrastructure. Mais l’on a depuis compris que le problème le plus épineux n’est pas le manque de fonds disponibles mais plutôt la gouvernance du secteur.

Appel aux dirigeants africains : aidons nos agriculteurs pour transformer notre économie

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Photo: Jonathan Torgovnik/Reportage by Getty Images

À première vue, cela peut surprendre que la dernière édition du rapport phare d’ACET, lancée cette semaine lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale qui se tiennent en ce moment à Washington, soit consacrée au thème de l’agriculture. Mais c’est précisément notre objectif – il ne s’agit pas de parler exclusivement de l’agriculture, mais surtout de faire comprendre que c’est un secteur clé pour transformer l’économie du continent dans son ensemble.

En Ouganda, un film aide des lycéens à réussir leurs examens

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Phiona Mutesa, la vraie Queen of Katwe.


Tout le monde aime passer son dimanche après-midi au cinéma pour se détendre. Mais parfois, le grand écran dépasse son simple rôle de divertissement. Une étude réalisée dans un lycée en Ouganda révèle que les films qui incarnent des personnages charismatiques auxquels les élèves peuvent s’identifier les aident à réussir leurs examens de maths. 

Vaut-il mieux saupoudrer les allocations familiales ou les verser en bloc ? Conclusions d’une étude menée au Nigéria

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Imaginez qu’un jour, en consultant vos e-mails, vous trouviez un message vous annonçant un trop-perçu d’impôt d’un montant de 1 200 dollars ! Passée la première réaction de joie, vous poursuivez la lecture. Et là, vous découvrez que vous devez choisir entre deux options de remboursement : soit vous toucherez 100 dollars tous les mois, soit vous toucherez 300 dollars tous les trois mois, le tout sur une période d’un an.

Optimiser la formation des petits entrepreneurs, ou comment la psychologie peut développer le sens de l’initiative

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Gouvernements, institutions de microfinance, ONG ont dépensé des milliards de dollars pour former les petits entrepreneurs. Les programmes de formation classiques visent en général à améliorer les pratiques professionnelles des chefs d’entreprise, en privilégiant la tenue des registres, le contrôle des stocks ou la commercialisation des produits. Mais si le recours plus systématique à ces outils semble améliorer la performance des entreprises (a), la plupart des tentatives de formation des entrepreneurs n’induisent qu’une évolution marginale des pratiques (a), ce qui empêche d’apprécier leur impact véritable sur les résultats commerciaux. Lorsque nous avons été sollicités, fin 2012, pour mettre au point une évaluation de l’impact d’un programme de formation déployé au Togo dans le cadre d’un prêt de la Banque mondiale, nous avons donc suggéré de comparer l’efficacité du programme envisagé (le Business Edge (a) de la Société financière internationale [IFC]) à une approche alternative.

Comment reproduire efficacement un projet local à l’échelle nationale – l’exemple du Kenya et du Libéria

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Au cours de la dernière décennie, le Kenya et le Libéria ont tous deux cherché à reproduire à grande échelle des programmes pilotes ayant obtenu des résultats positifs dans l’apprentissage de la lecture aux enfants. Même si les évaluations d’impact portent de plus en plus sur les programmes d’envergure, nous testons encore un nombre important de programmes pilotes. Et ce, pour une bonne raison : les administrations ont le bon sens de vouloir tester un programme avant de dépenser des sommes considérables pour le mettre en œuvre à travers leur pays. L’année dernière, j’ai écrit un article qui expliquait la manière dont l’organisation indienne Pratham avait collaboré avec le Laboratoire d’action contre la pauvreté J-PAL, pour tester selon différents paramètres, des programmes à succès de perfectionnement de la lecture. Ils avaient par exemple testé ces programmes en fonction des personnes censées les mettre en œuvre (enseignants fonctionnaires ou volontaires) et selon le moment de la mise en œuvre (au cours de l’année scolaire ou pendant les vacances d’été).

Comment déterminer si un projet avec de bons résultats dans un pays fonctionnera ailleurs ?

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« Ce n’est pas parce que cela fonctionne au Brésil que cela fonctionnera au Burundi. » C’est vrai. Et ça semble évident. Pourtant, ce genre de critique continue d’être matraquée aux chercheurs, qui pratiquent des évaluations d’impact aux quatre coins du monde. Les institutions varient. Les niveaux d’éducation varient. Les cultures varient. Ainsi, un programme qui a réussi à autonomiser les filles en Ouganda, ne marchera pas forcément en Tanzanie.

Devrions-nous payer nos enfants pour qu’ils lisent ?

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Il y a quelques semaines, ma femme et moi relisions à voix haute le nouveau livre de Chimamanda Ngozi Adichie intitulé Chère Ijeawele, ou Un manifeste de 15 suggestions pour dispenser pour une éducation féministe. L’auteur conseille une amie sur la manière d’éduquer sa fille – Chizalum – pour en faire une féministe. Voici la quinzième suggestion : « Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. La meilleure façon pour y arriver est de montrer l’exemple de manière désinvolte. Si elle te voit lire, elle comprendra que lire est quelque chose de précieux. » Ceci semble tout à fait pertinent. Maintenant, passons à la fin du passage : « si toutes les autres méthodes échouent, paie-la pour lire. Récompense-la. Je connais une femme nigérienne extraordinaire, Angela, qui vivait aux États-Unis et élevait seule sa fille qui n’aimait pas lire. Elle décida de donner cinq centimes à sa fille pour chaque page lue. Une initiative coûteuse dont elle se remémorait en plaisantant mais somme toute, un bon investissement. » Intrigué après avoir lu ce passage, j’ai griffonné sur un coin de page, « me renseigner sur cette méthode. »

 

 

Comment notre hôpital au bord de la faillite est devenu un modèle de gestion basée sur la performance ?

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En 2014 nous avons repris la direction de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY). Nous avons récupéré une institution confrontée à un endettement structurel chronique, avec de nombreux équipements et locaux vétustes. Aucun plan d’amortissement de la dette n’avait été mis en place et les dépenses non compressibles telles que les salaires et avantages des personnels étaient très élevés.

 



Ce genre de situation était malheureusement fréquent dans de nombreux établissements qui ont subi de plein fouet la crise économique et sociale qui a suivi l’ajustement structurel dans les pays africains. Le système de santé n’a pas été en reste. La décision d’augmenter les tarifs des prestations médicales a pénalisé les plus pauvres et limité leur accès aux soins de santé. Cela n’a pas tardé à avoir des conséquences sur les taux de mortalité maternelle et infantile qui ont augmenté.

Pour faire face à cette situation, les pays africains ont signé en 2000 la Déclaration d’Abuja, les engageant à consacrer au moins 15% de leur budget national à la santé. Au-delà de l’objectif de l’accès universel aux soins, le secteur devait améliorer sa performance, son efficacité et son efficience.

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