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Des tables rondes régionales sur la gouvernance de l’infrastructure pour créer les conditions du changement

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Photo: Pressmaster / Shutterstock.com


Au lendemain de la crise financière mondiale de 2008, la principale préoccupation des responsables des politiques publiques fut d’améliorer l’accès aux financements des projets d’infrastructure. Mais l’on a depuis compris que le problème le plus épineux n’est pas le manque de fonds disponibles mais plutôt la gouvernance du secteur.

Les tables rondes régionales sur la gouvernance des infrastructures* (a) sont créées afin de  rassembler des hauts responsables publiques et le secteur privé intéressé par les marchés émergents dans le but de partager les bonnes pratiques et les innovations dans le domaine des infrastructure publiques, et réussir ainsi à améliorer la fourniture de services publics essentiels. Cette initiative s’inscrit dans la perspective des Objectifs de développement durable et du Programme d'action d'Addis-Abeba de 2015 sur le financement du développement.

La première table ronde (a), organisée par la Banque de développement de l’Afrique australe (a), se tiendra au Cap les 2 et 3 novembre 2017. Son objectif est de montrer qu’il est essentiel d’améliorer le fonctionnement des institutions et des mécanismes de passation de marché tout le long de la chaîne de la dépense pour éviter les éléphants blancs, la fraude, et le gaspillage. Ces améliorations sont nécessaires pour que les infrastructures publiques soient durables, résilientes et inclusives, et qu’elles favorisent une croissance économique de qualité, encourageant l’innovation et garantissant de meilleures conditions de vie pour les citoyens.
 
Le problème n’est pas le manque de disponibilité des capitaux. Lorsque les pouvoirs publics seront capables de mieux identifier, de structurer et de coordonner leurs projets d’infrastructure, les capitaux - domestiques ou internationaux - suivront — Pour y parvenir, les autorités publiques mais aussi les milieux d’affaires et la société civile doivent se mobiliser. Ces réformes sont à la portée des pays africains : de nombreux exemples de réussite en attestent et, certains, parmi les plus emblématiques, seront présentés à l’occasion de cette table ronde.

Les participants, issus de divers horizons, se pencheront notamment sur les questions suivantes :

Le contenu du programme de la table ronde s’inspire du rapport Getting Infrastructure Right: A framework for better governance (a) publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

De nombreux hauts responsables du secteur public participeront à cette table ronde, ainsi que des orateurs et des participants de renom, dont M. Malusi Gigaba, ministre des Finances de l’Afrique du Sud, M. Uche Orji, directeur général de la Nigerian Sovereign Investment Agency, Mme Amani Abou-Zeid, Commissaire chargée des Infrastructures, de l'Énergie et du Tourisme à la Commission de l'Union africaine, et M. Thierry Déau, fondateur et président-directeur général de Meridiam. Cet événement sera présidé par M. Pierre Guislain, vice-président en charge du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation à la Banque africaine de développement, et par M. Hartwig Schafer, vice-président pour les Thématiques mondiales du Groupe de la Banque mondiale.

La table ronde qui se tiendra au Cap (a) est la première des deux tables rondes qui auront lieu en Afrique subsaharienne. La seconde sera organisée à Abidjan au début de 2018.

Pour en savoir davantage sur les tables rondes régionales sur la gouvernance de l’infrastructure (a), cliquez ici.

* Les tables rondes régionales sur la gouvernance de l’infrastructure ont été créées à l’initiative du Groupe de la Banque mondiale, en collaboration avec la Banque asiatique de développement (a), la Banque africaine de développement, la Facilité africaine de soutien juridique, la Banque de développement de l’Afrique australe (a), le Global Infrastructure Hub (a), la Fondation Konrad Adenauer-Stiftung (KAF), le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique, l’Organisation de coopération et de développement économiques et le Fonds de conseil en infrastructure publique-privée (PPIAF).
 

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