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Algérie

À cause du terrorisme, la stabilité est plus importante aux yeux de la jeunesse arabe que la démocratie

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Les jeunes Arabes sont autant préoccupés par l’expansion du groupe État islamique que leurs pairs ailleurs dans le monde. C’est ce que révèle l’édition 2016 de l’Arab Youth Survey (a), un sondage réalisé tous les ans auprès des 18-24 ans de 16 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Pour la deuxième année consécutive, l’essor de Daech (acronyme arabe de l’État islamique) est perçu comme le plus grand des problèmes auxquels est confrontée la région : quatre jeunes sondés sur cinq se déclarent plus préoccupés par l’expansion du groupe terroriste que par d’autres enjeux. Dans le même temps, si l’on en croit les conclusions de cette enquête, l’attrait que pourrait exercer Daech sur la jeunesse semble avoir légèrement décru.

Les échanges d’électricité entre la Tunisie et l’Italie pourraient stabiliser la région MENA

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 Anton Balazh l Shutterstock/NASA

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord n’avait jamais autant souffert qu’aujourd’hui du vieillissement de son infrastructure, étant donné, tout particulièrement, la forte augmentation de sa demande d’électricité. D’après les estimations, les besoins en électricité augmenteront de 84 % d’ici 2020, ce qui nécessitera 135 gigawattheures (GW) de capacités de production supplémentaires et 450 milliards de dollars d’investissements. La recherche de solutions nouvelles qui permettront une fourniture d’électricité adéquate et viable dans la région est devenue un impératif.
 

Le pétrole bon marché peut être une bénédiction pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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AlexLMX l Shutterstock

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord cumule les extrêmes. Le chômage y est plus élevé que dans n’importe quelle autre région en développement, particulièrement chez les femmes et les jeunes, avec un taux deux fois supérieur à la moyenne. Ses économies font partie des moins diversifiées, puisque l’indice Herfindahl (qui mesure la concentration des exportations autour de quelques produits de base) va de 0,6 à 1 pour la plupart des pays. La région MENA affiche aussi l’un des plus forts taux de pannes de courant par mois. Le rapport entre masse salariale publique et privée est l’un des plus élevés du monde.  Enfin, la région bénéficiait, jusqu’à récemment, d’une croissance annuelle du PIB de 4 à 5 %, même si cette moyenne masque une trajectoire de croissance très irrégulière.

Du printemps à l’automne arabe : des lendemains qui déchantent pour les femmes

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Moroccan Woman protesting - Arne Hoel l World Bank

Divers travaux universitaires et études se sont intéressé à la place des femmes dans la vie publique des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) au lendemain du Printemps arabe. En raison de la part qu’elles y ont prise, les soulèvements de 2011 marquent en effet un tournant majeur dans le rôle politique dévolu aux femmes du monde arabe. Mais ces mouvements, à l’origine laïques et égalitaires, ont aussi libéré des forces conservatrices pendant longtemps réprimées qui rognent les avancées réalisées par les féministes arabes ces dernières décennies.

Malgré leur niveau d’études élevé, les femmes arabes n’ont toujours pas accès à l’emploi

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D’après l’édition 2015 du rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes (Global Gender Gap Report), 13 des 15 pays affichant les plus faibles taux de participation des femmes à la vie active se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MENA). Le Yémen affiche le taux le plus bas, suivi par la Syrie, la Jordanie, l’Iran, le Maroc, l’Arabie saoudite, l’Algérie, le Liban, l’Égypte, Oman, la Tunisie, la Mauritanie et la Turquie.

Pourquoi les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient développer le bénévolat chez les jeunes

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Imaginez plus d’un millier de jeunes Libanais de tous horizons rassemblés dans un grand amphithéâtre. Certains chantent l’hymne du pays en agitant le drapeau national. D’autres se donnent la main et se mettent à hurler dès que leur photo ou celles de leurs nouveaux amis apparaissaient sur le grand écran. Tous ces jeunes gens ont un point commun : ils ont laissé de côté leurs différences socio-économiques, religieuses ou politiques pour offrir de leur temps libre et travailler ensemble afin de mettre en œuvre des projets communautaires à travers le pays.

De la COP21 à la COP22 : il n’y a que la Méditerranée à traverser

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Rabat, Morocco - Arne Hoel l World Bank

La France vient d’accueillir la COP21 et de mener à bien les négociations pour une issue qui a été qualifiée de franc succès : l’Accord de Paris de 2015. Ce texte a obtenu l’adhésion de 196 pays sur un des sujets les plus complexes de notre temps—le changement climatique. Il a réconcilié les intérêts divergents des pays en développement et des pays développés et effacé le clivage Nord-Sud qui est responsable de la difficulté à obtenir un accord sur le climat au cours des vingt dernières années. En comparaison, les négociations sur le commerce international ont l’air facile. La France être fière de ses talents en diplomatie. Chapeau !

Les données sont-elles passées à côté du Printemps arabe ?

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Cairo's Tahrir Square, Egypt. Hang Dinh / Shutterstock.com

Dans la période qui a précédé le Printemps arabe, les données ont trompé tous ceux qui suivent cette région de près. Le cas de l’Égypte et de la Tunisie est emblématique à cet égard : les deux pays ont inauguré la première décennie du XXIe siècle en introduisant les réformes économiques classiques souvent préconisées par les organisations multilatérales et internationales occidentales. Après avoir analysé ces réformes, les trajectoires du PIB et d’autres mesures habituelles (comme la mortalité infantile, le recul de la pauvreté, etc.), des experts reconnus, intelligents et bien intentionnés en ont conclu que si la situation n’était pas parfaite, tous les indicateurs pointaient vers une amélioration sensible et soutenue. Quelques semaines plus tard, les deux nations connaissaient des bouleversements politiques sans précédent.

Thomas Friedman à propos de l’éducation dans « un monde qui est devenu plat et qui va vite »

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Students on university campus - Shutterstock l Zurijeta

Le monde va vite. Les trois grandes forces qui l’animent — la mondialisation, la Nature et la loi de Moore (c’est-à-dire la croissance exponentielle de la puissance de calcul, et donc de la numérisation) — ont toutes fait simultanément un bond si fulgurant que la plus grande difficulté pour la planète consiste désormais à savoir comment s’y préparer.

Économie en croissance, bonheur en déclin : le paradoxe du monde arabe

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Shutterstock l arindambanerjee

Les événements du Printemps arabe ont pris le monde par surprise : à l'époque, aucun signe évident n'annonçait l'approche d'une tempête au Levant et dans le Maghreb. Les indicateurs objectifs (mesurés régulièrement pour nombre d’entre eux) révélaient une amélioration graduelle des économies dans ces parties du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord : une croissance économique raisonnable, des taux de pauvreté absolue peu élevés et en baisse, un niveau d’inégalité des revenus plutôt bas ou moyen, des taux de mortalité juvénile en déclin, un degré d’alphabétisation en hausse et une espérance de vie en progrès.

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