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septembre 2017

Afin que toutes et tous apprennent, nos systèmes éducatifs doivent accueillir les apprenants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
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Il faut promouvoir des opportunités d’apprentissage pour tout enfant et tout jeune vivant en situation de handicap. (Photo: Masaru Goto / World Bank)

À l’heure où les éducateurs poursuivent des approches inclusives dans leurs établissements scolaires un peu partout dans le monde, on se doit de reconnaître que ces même éducateurs peuvent par inadvertance exclure les personne sourdes et malentendantes de leurs programmes d’enseignement général.
 
Selon la Fédération mondiale des sourds, sur les 70 millions de personnes sourdes dans le monde, 56 millions n’ont strictement aucun accès au système éducatif. Cette exclusion est ressentie de manière plus aiguë par les femmes et filles sourdes et par les personnes sourdes habitant un pays en développement.
 
Et l’exclusion sociale, de façon générale, fait partie intégrante de la crise d’apprentissage qui préoccupe fortement la Banque mondiale.

Quel impact un programme d’éducation préscolaire de type communautaire peut-il avoir sur le développement de l’enfant ?

Amer Hasan's picture
Un centre d’éducation préscolaire en Indonésie. (Photo: Angela Kinnell / Banque Mondiale)

Quelque 250 millions d’enfants de moins de cinq ans habitant un pays en développement n’ont pas la chance de réaliser leur plein potentiel. Face à ce défi, gouvernements et bailleurs recourent un peu partout dans le monde aux services d’éducation et de développement de la petite enfance. Ces services offrent la possibilité de remédier, à moindre coût, aux déficits accumulés au cours d’une première enfance passée en milieu défavorisé. La prestation des services peuvent prendre diverses formes – école maternelle, garderie communautaire, ou autre.

L’enseignement supérieur en Amérique latine et aux Caraïbes est à la croisée des chemins

María Marta Ferreyra's picture
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Un étudiant universitaire au Pérou. (Photo: Dominic Chavez / Banque Mondiale)

Les jeunes de l’Amérique latine et des Caraïbes ont plus accès aujourd’hui à l’enseignement supérieur qu’à tout autre moment de l’histoire de la région. Tant il est vrai que l’accessibilité élargie est un résultat positif en soi, elle n’est pourtant pas garante de la qualité nécessaire pour que les pays puissent réellement en bénéficier. Les pays doivent aider les étudiants à maximiser leur potentiel, en créant des programmes diversifiés de bonne qualité qui préparent les jeunes à réussir leur insertion professionnelle. Pouvoir tracer le chemin qui mène à la croissance et à la prospérité – et assurer, par là, l’avenir économique de la région – en dépend.
 
Un « bon système » d’enseignement supérieur ne consiste pas en un modèle unique applicable à toutes les situations. On doit prendre en compte les intérêts des uns et des autres, leurs aptitudes innées et leur préparation scolaire. Le système doit être juste, de bonne qualité et suffisamment diversifié pour reconnaître que les différentes filières professionnelles nécessite des programmes de formation de durée variable. Un programme « cycle court » de deux années pourrait suffire pour former un auxiliaire administratif, tandis qu’à d’autres professions, comme celle d’ingénieur ou d’architecte, correspond un programme de niveau licence-master, qui, dans la région, court normalement entre cinq ou six années d’études.

En fait, notre économie mondialisée fait appel à des compétences de plus en plus diversifiées. Le rapport intitulé « At a Crossroads: Higher Education in Latin America and the Caribbean », publié récemment par la Banque mondiale, paraît donc à un moment opportun. Le rapport présente des renseignements détaillés sur la qualité, la diversité et l’équité de l’enseignement supérieur dans la région. Il ne fait aucun doute qu’il faut encore plus d’efforts pour assurer une formation de qualité qui permette aux étudiants, quelle que soit leur situation financière, d’acquérir les compétences nécessaires et, ce faisant, de réaliser leur plein potentiel. J’espère que ce rapport, comme ce blog, sera utile aux experts et décideurs, en leur proposant des recommandations concernant les stratégies innovantes qui aident à améliorer, et mieux, à transformer l’enseignement supérieur dans la région.

Les trois ingrédients essentiels au succès d’une réforme de l’éducation

Jaime Saavedra's picture
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“For learning to happen and for values to be nurtured in classrooms, teachers and  principals need to have a mindset of excellence,” says Jaime Saavedra.
Afin que les étudiants reçoivent une éducation de qualité, il faut que les enseignants et principals se fixent des objectifs d'excellence, selon Jaime Saavedra, directeur général du Pôle d'expertise “Éducation” à la Banque Mondiale. (Photo: World Bank)


Les investissements pour l’éducation réalisés ces dix dernières années dans les pays en développement ont permis d’assurer une couverture éducative sans précédent. Les taux de scolarisation sont plus élevés que jamais mais, en dépit de ces investissements record, des enfants passent leur journée assis dans des salles de classe sans acquérir de connaissances. Dans des pays aussi différents que le Vietnam, le Pérou ou le Mali, des millions d’enfants quittent l’école, parfois après l’avoir fréquentée plusieurs années, sans savoir lire un paragraphe ou faire une simple soustraction de nombres à deux chiffres.