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Libéria

Sept recommandations pour mieux mener votre recherche sur le terrain

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Un élève interrogé par une recenseuse à Wewak, Papouasie-Nouvelle-Guinée. (Photo: Kabira Namit / World Bank)


Vous comptez donc vous lancer dans des travaux de recherche sur le terrain ! Qu’il s’agisse d’un essai randomisé contrôlé ou d’une analyse quasi-expérimentale, j’espère que les conseils suivants vous seront utiles…
 
Consacrez le temps et l’effort nécessaires pour recruter et former vos recenseurs. Quelqu’un a dit une fois que la formation des recenseurs est pour 95 pourcent dans la réussite d’une étude menée sur le terrain. À mon avis, ce chiffre sous-estime l’importance de cette phase critique ! L’enthousiasme et la ténacité des recenseurs peuvent avoir un effet multiplicateur sur les efforts consentis lors de l’élaboration du plan de recherche, tout comme le manque d’enthousiasme et de ténacité peuvent les anéantir. En règle générale, il faut au moins une semaine pour former les recenseurs et leur faire tester l’instrument.  Il est bon également de rappeler aux recenseurs l’ambition de l’étude : notre travail commun vise à améliorer, même à petite échelle, les résultats scolaires des enfants de par le monde… et on se doit d’en être fier.  Les étudiants universitaires, encore aux études ou fraîchement diplômés, font d’habitude d’excellents recenseurs, car ils ont encore une passion pour le voyage et les nouvelles découvertes, se sentent plus à l’aise avec les appareils technologiques, sont mieux à même de supporter le travail ardu et peuvent marcher les trois heures supplémentaires qu’il faut pour parvenir à l’école qui, tirée au sort, se trouve au fin fond du territoire. 
 

Libéria : comment résoudre le problème des enfants scolarisés tardivement ?

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Le problème des enfants scolarisés tardivement reste un héritage de la guerre civile. (Photo courtoisie de Katie Meyler / More Than Me)


Leah est une élève consciencieuse qui vit dans une région rurale du Libéria. Chaque jour, elle se rend à pied dans l’école voisine de son village. En classe, elle écoute avec attention. Elle espère devenir enseignante un jour. Seule ombre au tableau : à 13 ans, Leah est toujours en première année du cycle primaire. 

Les effectifs scolaires au Libéria sont aujourd’hui plus importants qu’avant l’épidémie d’Ebola

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Le redressement du pays dans le sillage de l’épidémie d’Ebola s’est accompagné d’un net redressement des effectifs scolaires, qui ont renoué avec leur niveau de 2011–12 (Photo courtoisie de Katie Meyler / More Than Me)


En mars 2014, le Libéria faisait part de deux cas suspects de fièvre Ebola dans les comtés de Lofa et de Nimba. Six mois plus tard, l’épidémie touchait 14 des 15 comtés du pays et l’état d’urgence était déclaré. En mai 2015, lorsque l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait officiellement la fin de l’épidémie au Libéria, plus de 10 000 habitants avaient contracté le virus et l’économie de ce pays en situation d’après-conflit connaissait une forte récession.

La jeunesse vulnérable d’Afrique subsaharienne : donner un visage aux statistiques

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Environ 89 millions de jeunes âgés de 12-24 ans ne sont pas scolarisés en Afrique subsaharienne

Qui sont les jeunes vulnérables ? C’est pour tenter d’apporter des réponses plus satisfaisantes à cette question que nous nous sommes rendues, en 2013, au Libéria (a). Nous voulions donner un visage à des statistiques qui montraient que certains jeunes étaient plus vulnérables que d’autres, notamment les jeunes vivant en milieu rural, les jeunes mères, les anciens combattants, les pauvres et ceux qui n’ont pas assez d’instruction.