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Éducation

Le goulet d’étranglement des petites classes et le faible taux d’achèvement de l’enseignement primaire en Afrique

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Selon un récent rapport phare publié par la Banque mondiale sous le titre Perspectives : L’école au service de l’apprentissage en Afrique, les pays du continent font face à une situation paradoxale. Ainsi, au cours des 10 à 25 dernières années, de nombreux pays africains ont réalisé des progrès considérables dans la scolarisation des enfants. Et pourtant, si le nombre total d’enfants scolarisés a augmenté, le taux d’achèvement des études primaires dans nombre de ces mêmes pays n’a pas suivi.

Les enseignants et la confiance : clé de voûte du système éducatif finlandais

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Les enseignants des écoles publiques du Brésil, de l’Indonésie ou du Pérou ont des emplois stables, bénéficient d’une bonne protection juridique et font partie de syndicats d’enseignants qui les protègent sur le plan politique. En Finlande, les enseignants du public ont également des emplois stables et sont rarement licenciés. Ils sont représentés par un syndicat puissant et très influent parmi les autres acteurs participant au débat politique. Mais pourquoi donc les résultats d’apprentissage des élèves varient-ils tant entre ces pays ?

La carrière d'enseignant: que fait la République dominicaine?

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Ce qui distingue les pays qui obtiennent les meilleurs résultats dans le domaine de l’éducation, c’est la valeur qu’ils accordent au métier d’enseignant. Cette valeur se reflète dans la relation entre l’État, la société et le corps enseignant, dans le soutien que reçoivent les professeurs – en particulier des salaires convenables –, dans la confiance placée en eux et dans la reconnaissance par la société, par les parents et par les enseignants eux-mêmes de l’immense responsabilité qui leur incombe.

Droit devant : mettre les apprentissages au centre des efforts de scolarisation en Afrique

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Il y a de quoi être abattu par les évaluations du niveau des élèves dans nombre de pays d’Afrique et par l’ampleur des défis à relever. Pourtant, plusieurs pays africains sont parvenus à améliorer les apprentissages scolaires. Pourquoi ne pas tirer les leçons de ces expériences positives ? C’est précisément l’objet d’un nouvel ouvrage publié par la Banque mondiale et intitulé Perspectives : L’école au service de l’apprentissage en Afrique. Avec Sajitha Bashir, Marlaine Lockheed, Jee-Peng Tan et un grand nombre de contributeurs, nous nous sommes penchés sur le niveau des acquis scolaires dans l’enseignement de base en Afrique subsaharienne (soit les six premières années correspondant au cycle primaire et les trois années du premier cycle du secondaire). 

Qualité de l’éducation et automatisation du travail

Harry A. Patrinos's picture
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Les travailleurs auront-ils les savoirs adaptés aux nouvelles technologies ? L’éducation peut y apporter sa contribution ! (Photo: Sarah Farhat / World Bank)


L’automatisation du travail est à l’origine d’une course entre les avancées technologiques et la mise à niveau conséquente du dispositif éducatif. Et pourtant, la capacité d’une main-d’œuvre humaine à faire concurrence aux automates est entravée, dans la plupart des pays en développement, par le faible rendement de leur système éducatif. Cette situation risque d’empêcher les jeunes de ces pays de profiter pleinement de la rentabilité, potentiellement élevée, de la scolarité.

La qualité de l’éducation est trop faible
 
La qualité de l’éducation n’est plus à la hauteur, ce qui a pour effet de freiner la puissance du « capital humain » (c-à-d. les connaissances, compétences et innovations que l’être humain accumule au cours de sa vie). Pendant que les gouvernements peinent à faire acquérir à leurs jeunes même les compétences cognitives fondamentales, à savoir, ce qui permet de penser, lire, apprendre, mémoriser et raisonner, de nouvelles demandes s’imposent déjà.

Comment utiliser les TIC pour mieux gérer le secteur de l’éducation dans les pays fragiles ?

Maria Amelina's picture
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Des parents d’élèves reçoivent une formation Allô École! dans une école de Tshikapa en RDC. (Photo: Ornella Nsoki / Moonshot Global, Sandra Gubler / Voto Mobile Inc., Samy Ntumba / La Couronne)


Des solutions mobiles qui améliorent la gestion du système éducatif
 
Observons ensemble ces images : dans la première, des villageois examinent une affiche ; dans la deuxième, des enseignants ajoutent des chiffres à des affiches similaires et dans la troisième, des fonctionnaires choisissent des modèles d’interface avec l’aide d’un technicien. Aucune de ces images ne montre à proprement parler quelque chose que l’on pourrait qualifier de « technologie de pointe ». Elles représentent pourtant chacune une étape d’un projet innovant et insolite.
 
Un projet qui a introduit des innovations technologiques dans la vie des citoyens et incite les fonctionnaires à être à l’écoute de ces citoyens et de répondre à leurs attentes.
 
Il s’agit d’Allô, École ! une plateforme éducative mobile financée par l’Agence belge de développement et mise en œuvre par le ministère de l’éducation nationale de la République démocratique du Congo (RDC), avec l’aide de la Banque mondiale.

Au Sri Lanka, où les filles devancent les garçons

Harsha Aturupane's picture
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Malgré les preuves que les filles réussissent mieux leur scolarité, une perception générale veut que les garçons soient naturellement plus doués que les filles et que, de ce fait, ils puissent consentir moins d’efforts aux études. (Photo: Harsha Aturupane/ World Bank)


Lorsqu’on parle de l’inégalité entre les sexes dans le système éducatif de pays en développement, surtout en Asie du Sud, on pense automatiquement aux contextes où les filles sont désavantagées par rapport aux garçons. Le cas srilankais nous oblige cependant à repenser nos préconceptions.
 
Tandis que l’écart entre les sexes favorise les garçons dans la plus grande partie de l’Asie du Sud, il semble qu’au Sri Lanka, les filles sont plutôt avantagées. À l’instar de leurs homologues dans la plupart des pays à revenu élevé, les filles sri-lankaises surclassent systématiquement les garçons, qu’il s’agisse du taux de participation ou du taux de réussite scolaire.

Sept recommandations pour mieux mener votre recherche sur le terrain

Kabira Namit's picture
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Un élève interrogé par une recenseuse à Wewak, Papouasie-Nouvelle-Guinée. (Photo: Kabira Namit / World Bank)


Vous comptez donc vous lancer dans des travaux de recherche sur le terrain ! Qu’il s’agisse d’un essai randomisé contrôlé ou d’une analyse quasi-expérimentale, j’espère que les conseils suivants vous seront utiles…
 
Consacrez le temps et l’effort nécessaires pour recruter et former vos recenseurs. Quelqu’un a dit une fois que la formation des recenseurs est pour 95 pourcent dans la réussite d’une étude menée sur le terrain. À mon avis, ce chiffre sous-estime l’importance de cette phase critique ! L’enthousiasme et la ténacité des recenseurs peuvent avoir un effet multiplicateur sur les efforts consentis lors de l’élaboration du plan de recherche, tout comme le manque d’enthousiasme et de ténacité peuvent les anéantir. En règle générale, il faut au moins une semaine pour former les recenseurs et leur faire tester l’instrument.  Il est bon également de rappeler aux recenseurs l’ambition de l’étude : notre travail commun vise à améliorer, même à petite échelle, les résultats scolaires des enfants de par le monde… et on se doit d’en être fier.  Les étudiants universitaires, encore aux études ou fraîchement diplômés, font d’habitude d’excellents recenseurs, car ils ont encore une passion pour le voyage et les nouvelles découvertes, se sentent plus à l’aise avec les appareils technologiques, sont mieux à même de supporter le travail ardu et peuvent marcher les trois heures supplémentaires qu’il faut pour parvenir à l’école qui, tirée au sort, se trouve au fin fond du territoire. 
 

Améliorer les infrastructures scolaires afin que les élèves apprennent mieux

Janssen Teixeira's picture
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Une salle de classe à Godineşti, département de Gorj, Roumanie. (Photo: Chiara Amato / World Bank)


Les infrastructures – bâtiments, salles de classe, laboratoires et équipements – constituent des éléments essentiels à l’apprentissage dans nos établissements scolaires et universitaires. Il existe de fortes preuves qu’une infrastructure de haute qualité facilite un meilleur enseignement, renforce les acquis scolaires et réduit l’abandon… entre autres.
 
Une étude récente, menée au Royaume-Uni, montre que des éléments environnementaux et architecturaux des infrastructures scolaires expliquent 16 pour cent de la variation de la réussite scolaire des élèves de l’enseignement primaire. Cette analyse montre par ailleurs que la façon dont une infrastructure scolaire est conçue a un effet sur les processus d’apprentissage en fonction de trois caractéristiques : elle doit être naturelle (ex. luminosité et qualité de l’air), stimulante (ex. couleurs et complexité), et individualisée (ex. flexibilité des espaces d’apprentissage).
 
Quoique les décideurs du secteur éducatif se concentrent de plus en plus sur la qualité de l’éducation et donc sur l’environnement scolaire, beaucoup de pays emploient encore une approche fragmentée dans les décisions concernant l’infrastructure scolaire. En Roumanie, par exemple, ces décisions ont été prises de façon décentralisée et non coordonnée, dans un contexte de besoins ponctuels et de ressources limitées… en l’absence totale de stratégie globale.

Les trois ingrédients essentiels au succès d’une réforme de l’éducation

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“For learning to happen and for values to be nurtured in classrooms, teachers and  principals need to have a mindset of excellence,” says Jaime Saavedra.
Afin que les étudiants reçoivent une éducation de qualité, il faut que les enseignants et principals se fixent des objectifs d'excellence, selon Jaime Saavedra, directeur général du Pôle d'expertise “Éducation” à la Banque Mondiale. (Photo: World Bank)


Les investissements pour l’éducation réalisés ces dix dernières années dans les pays en développement ont permis d’assurer une couverture éducative sans précédent. Les taux de scolarisation sont plus élevés que jamais mais, en dépit de ces investissements record, des enfants passent leur journée assis dans des salles de classe sans acquérir de connaissances. Dans des pays aussi différents que le Vietnam, le Pérou ou le Mali, des millions d’enfants quittent l’école, parfois après l’avoir fréquentée plusieurs années, sans savoir lire un paragraphe ou faire une simple soustraction de nombres à deux chiffres.

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