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septembre 2014

Pourquoi parler encore des prix alimentaires, alors qu’ils baissent ?

José Cuesta's picture
Quelques bonnes nouvelles
 
L’édition du rapport Food Price Watch (a) de septembre 2014 constate le recul des prix alimentaires sur les marchés internationaux, à leur plus bas depuis quatre ans, sachant que les baisses de ces quatre derniers mois ont annulé complètement les augmentations observées entre janvier et avril 2014. Les risques d’un durcissement de la demande d’importations et des tensions géopolitiques, qui suscitaient des inquiétudes voici quelques mois, se sont atténués. Même le phénomène El Niño pourrait n’avoir qu’un impact minime sur la production et les prix, étant donné l’état actuel des cultures dans les grands pays producteurs. Enfin, un article récent du Financial Times (a) annonce le tassement de l’inflation des prix alimentaires dans les pays riches comme dans les pays pauvres.

Dans ces conditions, pourquoi parler encore du prix des denrées et des crises alimentaires ? Et quelle sera la mission du nouvel Observatoire des crises alimentaires ?

 
Observatoire des crises des prix alimentaires

Qui apportera de la valeur ajoutée à l’Afrique ? Qui soignera ? Qui construira ?

Andreas Blom's picture

 Dasan Bobo/World Bank​En tant qu’économiste, spécialisé dans le secteur de l’éducation à la Banque mondiale, je passe souvent en revue  de nombreuses stratégies pays ou sectorielles dissertant sur la meilleure façon de développer l’Afrique et d’y atteindre une croissance économique élevée.
 
Et à chaque fois je me demande: mais qui le fera ? Qui apportera de la valeur ajoutée aux exportations africaines ? Qui construira ? Qui inventera ? Qui soignera ?
La réponse est évidente : ce sont les jeunes fraîchement diplômés des universités africaines et des instituts de formation. Certes, mais dans ce cas nous avons un problème : il n’y a tout simplement pas assez de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à l’heure actuelle sur le continent et la qualité des formations est très inégale.

Ce que j’ai appris au Maroc sur la croissance verte et comment l’Égypte pourrait s’en inspirer

Nehal El Kouesny's picture
Vidéo

Lors d’une mission d’environ trois mois au bureau de la Banque mondiale au Maroc, j’ai eu l’opportunité de vivre ce que je décrirais comme une expérience de développement enrichissante. Loin de l’Égypte et des troubles qui l’agitent depuis malheureusement plusieurs années maintenant, j’ai pu mettre de l’ordre dans mes idées. 

Des opportunités économiques évaluées à 6 400 milliards de dollars dans les technologies climatiques propres

Michael Ehst's picture


Renforcer la compétitivité, la résilience au changement climatique et les industries innovantes, améliorer l'accès à l'eau potable et à une énergie abordable, le tout en créant des emplois verts au niveau local… Ce n'est pas tous les jours que les pays en développement peuvent bénéficier de toutes ces retombées à partir d’un seul et même gisement d'opportunités !

Ce filon est celui des technologies climatiques propres, comme le montre un nouveau rapport élaboré par infoDev/Banque mondiale et intitulé Développer des industries vertes compétitives. Cette étude a consisté à évaluer les marchés potentiels pour 15 secteurs émergents dans le domaine des technologies propres dans les pays en développement. Globalement, les investissements dans ces secteurs devraient atteindre 6 400 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie (2014-2023). Et, autre élément encore plus prometteur, sur cette somme globale, 1 600 milliards de dollars représentent des opportunités commerciales pour les petites et moyennes entreprises (PME), lesquelles constituent de puissants moteurs pour créer des emplois de qualité et renforcer la compétitivité dans les secteurs technologiques.
 

Services urbains : les systèmes d’eau prépayée en Afrique

Chris Heymans's picture

Les systèmes de prépaiement peuvent-ils élargir l’accès aux services de l’eau aux populations défavorisées des villes et centres urbains d’Afrique ? Peuvent-ils en améliorer la qualité ? Cette solution peut-elle au contraire interdire aux plus pauvres un plus large accès à l’eau ? Les systèmes de prépaiement sont-ils trop coûteux, imposent-ils de nouvelles contraintes sur le plan technique, social et de l'accessibilité des prestataires de service qui peinent déjà à répondre à une demande en eau croissante ? Et qu’en pensent les usagers ?

Ensemble, élargissons le champ de négociation pour trouver un accord politique sur l’action climatique

Rachel Kyte's picture

La Banque mondiale et le Sommet sur le climat 2014

À la veille du coup d’envoi de la Semaine pour le climat et à deux jours de l’ouverture du Sommet sur le climat, la « marche du peuple » qui se déroule aujourd’hui à New York traduit la montée des attentes qui se sont exprimées ces dernières semaines à la suite de l’appel à l’action climatique lancé par le secrétaire général des Nations unies.

Comment s’engager dans les diverses initiatives climatiques qui convergent aujourd’hui depuis tous les secteurs de l’économie ? Les clients du Groupe de la Banque mondiale, du côté des États comme de celui du monde de l’entreprise, sollicitent notre aide sur cette question et nous sommes là pour y répondre. 

Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990

Emi Suzuki's picture

À l’échelle mondiale, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a reculé de 49 % depuis 1990. C’est ce qui ressort des nouvelles estimations publiées aujourd’hui et du communiqué de presse s’y rapportant. Ces informations sont synthétisées dans le rapport 2014 sur les niveaux et les tendances de la mortalité des enfants (a), élaboré par le Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME). En 2013, on a ainsi dénombré chaque jour environ 17 000 décès de moins parmi les enfants de moins de cinq ans qu’en 1990.
 
Cette baisse est la plus rapide jamais enregistrée depuis deux décennies : – 1,2 % entre 1990 et 1995, et – 4 % entre 2005 et 2013. 

Davantage d’enfants atteignent l’âge de cinq ans
La nette augmentation des taux de survie constatée depuis 1990 chez les enfants de moins de cinq ans s’explique par l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et d’un coût abordable, ainsi que par l’extension des programmes sanitaires, qui couvrent aujourd’hui les nouveau-nés et les enfants les plus vulnérables.
 
Le recul de 49 % (46 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2013, contre 90 en 1990) signifie qu’un nouveau-né a aujourd’hui une probabilité de survie au-delà de l’âge de cinq ans bien plus grande qu’un bébé né en 1990.   

Il faut redoubler d’efforts pour atteindre l’OMD nº 4
Quatre régions du monde sur six (selon la classification du Groupe de la Banque mondiale) sont en bonne voie pour réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement : réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les deux régions où la baisse du taux de mortalité reste insuffisante pour permettre d’atteindre cet objectif. En 2013, c’est en Afrique subsaharienne que ce taux était le plus élevé, avec 92 décès pour 1 000 naissances vivantes. Dans cette région, 1 enfant sur 11 meurt avant l’âge de cinq ans.

Chart 1

Témoignages d’une révolution inachevée : Les agriculteurs tunisiens ont le savoir-faire, mais manquent de soutien

Antonio Nucifora's picture


Hassen Abidi effrite un épi de blé dans sa main. Il n’a pas besoin d’un agronome pour lui dire qu’il est atteint de septoriose, une maladie fongique que les agriculteurs locaux connaissent bien. « J’en sais plus sur les cultures qu’un médecin sur les médicaments, mais là, je ne sais plus quoi faire », confie-t-il. « Parfois, je me demande pourquoi je continue ce métier. »

Agir pour le climat n'implique pas de sacrifices économiques

Sri Mulyani Indrawati's picture
Nouveau rapport sur l'économie du climat

Il est urgent de mettre en place des actions pour lutter contre le changement climatique, mais cela ne doit pas forcément se faire au détriment de la croissance économique. Voici le message central de la Commission mondiale sur l'économie et le climat (a) dont j'ai l'honneur de faire partie.

Le rapport The New Climate Economy (a) qui a été publié récemment par la Commission renforce l'idée selon laquelle les changements structurels et technologiques majeurs qui sont intervenus au sein de l'économie mondiale rendent désormais possible d'atteindre simultanément les deux objectifs suivants : un développement plus sobre en carbone et une croissance économique plus solide

Témoignages d’une révolution inachevée : L’amertume des confiseurs tunisiens face au poids de la réglementation

Antonio Nucifora's picture


Le halva produit par la Grande fabrique de confiserie orientale (GFCO) est essentiellement fabriqué à partir de betterave à sucre tunisienne et de graines de sésame soudanaises. Il est commercialisé dans des boîtes de conserve frappées d’une tête de gazelle. Cette confiserie introduite par les Ottomans est appréciée en Tunisie, mais aussi en Libye et en Algérie, où la marque tunisienne est parvenue à se frayer une place, si l’on en croit Moncef Ayoub, directeur de l’entreprise.

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