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mars 2015

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

Jim Yong Kim's picture
Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

La santé des Palestiniens, une responsabilité mondiale

Samira A. Hillis's picture


Razan (a) était une fillette joyeuse et vivante qui vivait à Rafah, dans la bande de Gaza. Il y a peu de temps, en novembre 2014, on a découvert qu’elle était atteinte d’aplasie médullaire, une maladie nécessitant une transplantation de moelle osseuse. Or cette intervention n’est pratiquée que dans les hôpitaux israéliens et, en dépit de l’urgence de son cas, sa prise en charge a été retardée de 20 jours. D’abord parce qu’elle n’a pas été aiguillée vers le bon hôpital puis parce que le remboursement des soins lui a été refusé. Enfin, les autorités israéliennes ont tardé à répondre à la demande d’autorisation d’urgence présentée par ses parents afin qu’elle puisse être transportée en Israël via le poste-frontière d’Erez.

Razan est décédée le 25 novembre. Elle n’avait que 11 ans.

Un an après, ce que le monde doit retenir d’Ebola

Jim Yong Kim's picture
Beatrice Yardolo survived Ebola but lost three children to the disease. © Dominic Chavez/World Bank
Beatrice Yardolo a survécu à Ebola mais a perdu trois de ses enfants
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Le 5 mars dernier au Libéria, lorsque les médecins ont signé la sortie de l’hôpital de Beatrice Yardolo, une enseignante d’anglais, ils espéraient bien qu’elle serait leur dernière patiente touchée par le virus Ebola. Malheureusement, vendredi dernier, le pays a annoncé la découverte d’un nouveau cas d’infection par la maladie, alors que celle-ci a déjà tué plus de 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Cette mauvaise nouvelle rappelle combien il est important que le monde entier reste en alerte et mette tout en œuvre pour éradiquer le virus Ebola. Parallèlement, nous devons soutenir l’action de la Guinée, du Libéria (a) et de la Sierra Leone (a) qui s’emploient à remettre sur pied et améliorer leurs systèmes de santé afin de prévenir une nouvelle épidémie.

Beatrice a survécu à Ebola mais, comme les autres victimes du virus, elle a chèrement payé les conséquences de la maladie. Elle a perdu trois de ses dix enfants, sa maison a été placée en quarantaine et elle a dû arrêter de travailler. À l’image de son pays, Beatrice a un long chemin à parcourir avant de retrouver une vie normale, d’autant que l’existence d’un seul cas de la maladie fait toujours planer la menace d’une contamination. 

L’importance capitale de l’eau pour le développement durable en cinq points

Tariq Khokhar's picture

La Journée mondiale de l’eau (a) se tient le 22 mars. Dans un billet précédent, nous vous avions déjà présenté « sept faits méconnus sur les enjeux mondiaux de l’eau ». Voici aujourd’hui cinq nouveaux points pour vous éclairer sur les liens qu’entretiennent l’eau, la santé, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’urbanisation. Mais d’abord :

Gros plan sur les rivières et voies navigables des États-Unis

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Image via Wired

Nelson Minar (a) a réalisé cette carte formidable (a) en s’appuyant sur les données hydrographiques mises à disposition par l’US Geological Survey (a). Cette cartographie prend en compte des cours d’eau qui demeurent asséchés une grande partie de l’année, mais dont le lit laisse une empreinte. Comme les veines du corps humain, cette carte montre combien l’eau est indispensable à l’écosystème du pays.

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

Sri Mulyani Indrawati's picture

In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Femmes, travail et égalité : réforme de l’assurance sociale en Jordanie

Stefanie Brodmann's picture


Imaginez que vous soyez une jeune femme en Jordanie, essayant de trouver un équilibre entre votre carrière et votre vie de famille, en tenant compte des priorités actuelles mais aussi de votre avenir à plus long terme. Vous apprenez que le gouvernement vient d’instaurer une nouvelle loi pour répondre à diverses questions  liées à l’emploi. Une amie vous en a parlé, mais vous avez besoin de plus d’informations pour déterminer comment vous et votre famille pourriez en bénéficier.

Le potentiel des TIC pour aider les populations à mieux se préparer aux catastrophes et y faire face

Keiko Saito's picture
La réalité augmentée permet de visualiser Yuriage avant le tsunami. Avec l’aimable autorisation de Code for Resilience.
La réalité augmentée permet de visualiser Yuriage avant le tsunami.
(Photo : Code for Resilience)


En visite cette semaine dans la région côtière de Yuriage, au Japon, Teerayut Horanont a regardé à travers des lunettes le paisible paysage qui s’étend jusqu’à l’océan Pacifique. Mais il n’a pas uniquement vu le paysage, il a vu la ville qui se trouvait là autrefois.

Un dispositif de réalité augmentée permet la superposition visuelle de la zone telle qu’elle était avant le séisme et le tsunami qui ont frappé l’est du Japon en 2011 et qui ont dévasté Yuriage ainsi que de nombreuses autres localités côtières du pays. 

Musiciens, technophiles et Banque mondiale : cherchez le point commun

Sean Ding's picture
Chaque année, au mois de mars, quelque 45 000 personnes envahissent la ville d'Austin, au Texas, pour une combinaison de trois festivals : cinéma, musique et médias numériques. Le South by Southwest (SXSW) attire depuis 1987 artistes et réalisateurs qui viennent y présenter leurs œuvres, auxquels se sont joints plus récemment des spécialistes des technologies et des créateurs de start-up qui viennent y lancer de nouveaux produits et de nouvelles applications, à l’instar de Foursquare et Twitter en 2007. Cette année, on a discuté au SXSW de grands sujets de société tels que la bionique extrême, la place des femmes dans l'univers des technologies ou les dangers de la robotique mais aussi de grands engins comme le barbecue-fumoir de quatre mètres présenté par General Electrics. 
 
SXSW 2015. © Ed Schipul licensed under CC BY 2.0

 

MENA : la crise de l'eau en chiffres

Ghanimah Al-Otaibi's picture
Young boy in a rural area


Alors qu’elle abrite 6 % de la population mondiale, elle ne totalise que moins de 2 % des réserves d’eau renouvelables de la planète. Elle constitue ainsi la région la plus aride du monde en comptant 12 des pays ayant les ressources en eau les plus limitées au monde : Algérie, Bahreïn, Koweït, Jordanie, Libye, Oman, Territoires palestiniens, Qatar, Arabie saoudite, Tunisie, Émirats arabes unis et Yémen.


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