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mars 2016

L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains

Claudia Sobrevila's picture
Botswana. The Global Wildlife Program

Le 3 mars, nous célébrerons la Journée mondiale de la vie sauvage. Cette manifestation, adoptée en 2013 par l’Assemblée générale des Nations Unies, a pour but de sensibiliser le monde entier à l’enjeu que constitue la protection de la faune et de la flore. Le thème de cette année, « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains », souligne la nécessité de comprendre les conséquences de la disparition des espèces animales et végétales sur la santé des écosystèmes et sur la survie de l’humanité.

Nous assistons actuellement à la sixième extinction animale et végétale de masse (a). Selon les estimations des experts, le taux actuel de disparition des espèces est entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qu’il aurait été sans activité humaine. L’indice Planète vivante (a) enregistre un déclin de 52 % des espèces entre 1970 et 2010. Nos ponctions sur la nature sont de plus en plus grandes et elles produisent deux menaces absolument catastrophiques pour la biodiversité, à savoir la destruction des habitats naturels et le trafic d’espèces sauvages. La première met en péril 85 % des espèces tandis que le braconnage et le commerce illicite constitue le danger le plus immédiat pour les populations d’espèces sauvages de la planète.

Le trafic d’espèces sauvages est une crise mondiale qui revêt de nombreux aspects. Le problème est particulièrement grave en Afrique, où le braconnage est en train de précipiter plusieurs espèces emblématiques au bord de l’extinction. La chasse illégale a ainsi en grande partie contribué à la disparition du rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, officiellement déclaré éteint en 2011 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon le programme de suivi de l'abattage illicite d'éléphants (ou « MIKE » selon son acronyme en anglais) conduit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), entre 22 000 et 25 000 éléphants ont été abattus chaque année en Afrique au cours des cinq dernières années.

Le développement, c’est aussi et toujours de savoir lire et écrire

Luc Christiaensen's picture

Aujourd'hui, en Afrique, quatre enfants sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire sont effectivement scolarisés, sachant en outre que d’autres commencent l’école plus tardivement. Il s’agit d’un changement majeur et d’une grande avancée, et cela devrait être de bon augure pour les générations futures du continent. Il y a seulement deux décennies, à peine la moitié des enfants africains allaient à l’école. Les progrès ont été encore plus rapides pour les filles, puisque l’écart avec les garçons en matière de taux de scolarisation en primaire n’est plus que de quatre points de pourcentage (contre huit en 1995).

L’attention portée à l’éducation s’est accrue considérablement à la suite de l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000. Les progrès de la scolarisation ont été tels que l’éducation a perdu la place prioritaire qu’elle occupait auparavant dans l’ordre du jour des instances internationales. Depuis 2000, on s’attelle aux solutions, le problème de l’analphabétisme semble sous contrôle, et l’attention s’est portée ailleurs.

Or, comme l’a montré récemment la Banque mondiale dans son rapport intitulé Poverty in a Rising Africa, 42 % des adultes en Afrique sont toujours analphabètes (contre 46 % en 1995), soit près de deux adultes sur cinq, ce qui correspond au nombre colossal de 215 millions de personnes. En outre, cela ne signifie pas que le reste de la population maîtrise la lecture et l’écriture. Les tests utilisés pour évaluer ces aptitudes sont rudimentaires, et le taux brut de scolarisation dans le secondaire n’est toujours que de 46 %.

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

Bassam Sebti's picture

Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

Graphique : en moyenne, les destinataires des envois de fonds dans les pays fragiles reçoivent davantage d'argent que ceux des pays non-fragiles

Tariq Khokhar's picture

Le montant des envois de fonds – argent que les émigrés envoient à destination de leur pays d'origine – représente un flux financier plus important que celui de l'aide au développement. Depuis 2000, le montant des envois de fonds par habitant est plus élevé vers les pays fragiles que vers d'autres pays en développement.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter le rapport de l'OCDE États de fragilité 2015 disponible en ligne, ainsi que notre page thématique dédiée aux migrations et envois de fonds, nos données sur la population et les envois de fonds extraites des Indicateurs sur le développement dans le monde (a). Note : les données utilisées dans le graphique ci-dessus ont été publiées par l'OCDE et peuvent être téléchargées via le lien suivant : http://dx.doi.org/10.1787/888933185242


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