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avril 2018

Inclusion financière : la Turquie peut mieux lutter contre les inégalités femmes-hommes

Asli Demirgüç-Kunt's picture
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L'inclusion financière progresse partout dans le monde. La troisième édition du rapport Global Findex, publiée la semaine dernière, indique que 1,2 milliard d'adultes ont ouvert un compte courant depuis 2011, dont 515 millions depuis 2014. La proportion d'adultes qui disposent d’un compte auprès d'une institution financière ou par le biais d'un service d’argent mobile est passée de 62 à 69 % à l'échelle mondiale.

Pourquoi la détention d’un compte est-elle si importante ? Parce que c’est un véritable tremplin pour échapper à la pauvreté. Les familles peuvent plus facilement investir dans la santé et l’éducation ou surmonter des difficultés financières. L’accès aux services financiers facilite également la création ou le développement d’une entreprise. En outre, la détention d’un compte peut contribuer à réduire la pauvreté en favorisant l’émancipation économique des femmes au sein de leur foyer.

Or les femmes sont moins susceptibles que les hommes d'avoir un compte bancaire. L'écart entre les sexes dans les pays en développement stagne à 9 points de pourcentage depuis que nous avons commencé à recueillir ces données pour la première fois en 2011.

En Turquie, en particulier, l'inclusion financière s'est améliorée : 69 % des adultes ont un compte, contre 57 % en 2014, et la plupart en font une utilisation active. Mais seulement 54 % des femmes disposent d’un compte alors que cette proportion s’établit à 83 % pour les hommes. Ce fossé de 29 points de pourcentage est environ trois fois plus important que l'écart moyen dans les économies émergentes (Figure 1).

Indicateurs du développement dans le monde : découvrez la dernière mise à jour trimestrielle

World Bank Data Team's picture

La mise à jour trimestrielle des 1 600 Indicateurs du développement dans le monde (WDI) est désormais disponible (premier trimestre 2018). Cette version actualisée intègre de nouveaux indicateurs et fournit des données mises à jour pour les indicateurs existants. 
 
Les actualisations portent sur les domaines suivants : comptes nationaux, balance des paiements, démographie, santé, marché du travail, pauvreté et prospérité partagée, envois de fonds et tourisme. La base de données présente de nouvelles estimations pour des indicateurs portant sur l’accès à l’électricité (source des données : Global Tracking Framework [a]), sur l’épargne nette ajustée, sur les lois et réglementations relatives à l’égalité des sexes (source des données : Les femmes, l’entreprise et le droit), sur la possession d’un compte bancaire (source des données : Global Findex, sur l’accès à la téléphonie mobile et à l’internet, et sur l’éducation.
 
Les nouveaux indicateurs disponibles sont les suivants : dépenses de santé, valeur ajoutée par travailleur et par secteur d’activité, données ventilées par sexe sur l’enregistrement des naissances, indice de valeur unitaire des exportations/importations, pourcentage de la population exposée à la pollution aux particules fines PM2.5 et apports nets d’aide publique au développement. Pour la liste la plus récente des ajouts, suppressions et modifications apportés aux codes, descriptions et définitions, reportez-vous ici (a).
 
Une nouvelle édition en ligne des WDI sera disponible en mai 2018 qui proposera, outre les données, une série d’articles, de documents connexes et d’outils de repérage.
Vous pouvez accéder aux données de diverses manières :
- via le site web des données en libre accès de la Banque mondiale, disponible en plusieurs langues et optimisé pour une utilisation mobile : https://donnees.banquemondiale.org/ 
- via l’outil de requête DataBank (http://databank.banquemondiale.org/data/home.aspx), qui permet d’accéder également aux archives des WDI (a).
en téléchargeant des jeux de données aux formats XLS et CSV (a) et directement à partir de l’API (a).
 

Félicitations aux lauréat(e)s du concours #Blog4Dev 2018 de la Banque mondiale

Diarietou Gaye's picture



Chaque année, les antennes de la Banque mondiale au Kenya, en Ouganda et au Rwanda organisent le concours #Blog4Dev et invitent les jeunes de ces pays à faire connaître leur point de vue sur un sujet touchant au développement.

Cette année, nous avons demandé aux 18-28 ans de s’exprimer sur ce qu’il faudrait faire pour éliminer les violences de genre dans leur pays. Plusieurs centaines de jeunes ont participé au concours et partagé leurs idées, en racontant souvent des expériences très personnelles. J’ai été particulièrement touchée par ces témoignages et par l’abondance de solutions, à la fois originales et réalisables, proposées par de jeunes hommes et de jeunes femmes qui ont en commun de vouloir mettre fin à une grave atteinte aux droits humains.

Combattre les violences de genre au Rwanda : c’est l’affaire de tous !

Rudasingwa Messi Therese's picture

Les violences de genre sont encore très fréquentes au Rwanda et les femmes en sont toujours les principales victimes. Pourtant, le pays est réputé pour être à l’avant-garde de la lutte contre ce fléau. En effet, des politiques et stratégies innovantes ont été mises en œuvre par le gouvernement pour éliminer les violences de genre et promouvoir l’égalité des sexes à tous les niveaux de la société.

Des niveaux record d’envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire en 2017

Dilip Ratha's picture
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Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les envois de fonds vers les pays en développement ont atteint un niveau record en 2017, en s’établissant à 466 milliards de dollars, soit une hausse 8,5 % par rapport à l’année précédente. Les principaux bénéficiaires en sont l’Inde avec 69 milliards de dollars, suivie par la Chine (64 milliards de dollars), les Philippines (33 milliards de dollars), le Mexique (31 milliards de dollars), le Nigéria (22 milliards de dollars), et l’Égypte (20 milliards de dollars). Les envois de fonds en direction des pays en développement devraient continuer d’augmenter en 2018, de 4,1 %, pour atteindre 485 milliards de dollars.
 
Nous assistons à une reprise des transferts d’argent plus soutenue que prévu, qui s’explique par les meilleures performances de croissance dans l’Union européenne et la Fédération de Russie, ainsi qu’aux États-Unis. Le rebond des envois de fonds, évalués en dollars des États-Unis, a été favorisé par la hausse des prix du pétrole et l’affermissement de l’euro et du rouble.

Données sur l’emploi du temps : des informations essentielles pour l’égalité des sexes, mais difficiles à collecter

Eliana Rubiano-Matulevich's picture
Photo: © Stephan Gladieu / Banque mondiale

Les données sur l’emploi du temps sont de plus utiles aux politiques de développement. Elles reflètent le nombre d’heures consacrées par les personnes à diverses activités telles que le travail, mais aussi à des tâches non rémunérées comme les travaux domestiques, les soins aux enfants, les loisirs et les soins personnels. Il est désormais admis que le bien-être individuel ne dépend pas seulement des revenus ou de la consommation, mais aussi de la manière dont le temps est utilisé. Par conséquent, ce type de données peut nous permettre de mieux comprendre comment les individus font des choix de gestion du temps, et donc d’améliorer nos connaissances sur le bien-être.

Les données sur l’emploi du temps révèlent ainsi que les hommes et les femmes passent leur temps différemment, en partie à cause des normes sociales et des rôles assignés à chaque sexe. Le temps de travail rémunéré et non rémunéré est inégalement réparti, les femmes assurant généralement une part disproportionnée du travail non rémunéré et consacrant proportionnellement moins de temps que les hommes à des activités rémunérées.

Comment les femmes et les hommes occupent-elles/ils leur temps ?

Dans un article à paraître rédigé avec Mariana Viollaz (Universidad Nacional de La Plata, Argentine), nous examinons les différences entre les sexes en matière d’emploi du temps dans 19 pays de sept régions du monde, toutes catégories de revenu confondues. Notre analyse confirme les conclusions du Rapport 2012 sur le développement dans le monde (a) relatives aux disparités entre les femmes et les hommes en ce qui concerne les activités rémunérées et non rémunérées.

Et si chacun faisait tout simplement son travail pour résoudre la crise de l’apprentissage ?

Jaime Saavedra's picture
Investir davantage dans le capital humain, c’est-à-dire dans les populations, est un facteur critique du développement. Dire cela ressemble à un vieux cliché, mais cela cache parfois un désastre. Pourquoi ? Parce que, bien que ce soit une évidence, ce n’est guère une priorité pour de nombreux pouvoirs publics et les institutions nationales engagées dans ce processus.

La technologie peut-elle faciliter l’analyse des variations géographiques et temporelles des prix ?

Marko Rissanen's picture

L’équipe de la Banque mondiale chargée du Programme de comparaison internationale (PCI) a commandé une étude pilote consacrée à la collecte de données assistée par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Menée entre décembre 2015 et août 2016, cette étude couvre 15 pays : Afrique du Sud, Argentine, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Colombie, Ghana, Indonésie, Kenya, Malawi, Nigéria, Pérou, Philippines, Venezuela et Viet Nam.

Il s’agissait principalement d’examiner la faisabilité de l’application d’une approche participative pour la collecte de données sur les prix. Cette méthode paraissait intéressante à plusieurs égards, en raison de plusieurs caractéristiques : des données et des métadonnées ouvertes, présentant une bonne granularité et rapidement disponibles. Autant de caractéristiques peu fréquentes avec les jeux de données dont disposent généralement les pouvoirs publics et les chercheurs.

Les données ont été collectées sur le terrain via un réseau privé composé d’agents rémunérés, les « contributeurs », qui disposaient d’un smartphone et d’une application dédiée. Cette application présentait les consignes et indiquait les prix à relever, et à quel endroit. Après avoir relevé les prix, les contributeurs les communiquaient, avec les métadonnées, au moyen de cette application. Ils étaient rémunérés en fonction du lieu et du degré de difficulté.

Les données recueillies portent sur 162 articles précis correspondant à diverses catégories de biens et consommés par les ménages : produits alimentaires et boissons non alcoolisées ; boissons alcoolisées et tabac ; vêtements et chaussures ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ; meubles, équipement ménager et dépenses d’entretien courant ; services de santé ; transports ; communications ; loisirs et culture ; éducation ; hôtels et restaurants ; autres biens et services. Les spécifications communes des articles garantissent la qualité des données, ainsi que leur comparabilité sur le plan national et international.

En tout, l’étude pilote a permis de relever 1 262 458 prix, dont 96 188 au Brésil, le pays le plus documenté, à 14 102 au Cambodge. La figure ci-dessous présente le nombre total de prix relevés et de points de vente concernés, par pays et par mois (passez votre souris sur le graphique pour accéder aux données).
 
Image 1 : Nombre cumulé de prix relevés
 

5 bonnes raisons de découvrir le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale

Malarvizhi Veerappan's picture

Les données sont à la base d’une prise de décision éclairée. Aujourd’hui, les techniques de l’intelligence artificielle ont des applications qui bouleversent la manière dont nous exploitons les données au service du développement. Mais la réussite de ces nouvelles approches, à l’instar de celles plus traditionnelles, repose sur de bonnes données. Il est donc indispensable de disposer de données de qualité, correctement gérées et stockées, et de veiller à ce que l’accès, le partage et la réutilisation de ces informations soient convenablement assurés.

Le nouveau catalogue de données de la Banque mondiale transforme notre gestion des données. Il permet d’accéder à plus de 3 000 jeux de données et 14 000 indicateurs, et comprend des micro-données, des séries statistiques chronologiques et des données géolocalisées.

Le libre accès aux données est au cœur de notre stratégie

La Banque mondiale assure depuis 2010 un accès libre et gratuit à ses données sur le développement. Nous nous attachons en permanence à actualiser nos outils de diffusion et de visualisation, et nous apportons notre soutien aux initiatives nationales pour le libre accès aux données.

Nous sommes des ardents défenseurs de l’open data, tout en sachant que certaines données, en raison de leur origine ou des sujets dont elles traitent, peuvent faire l’objet de restrictions quant à leur usage. Ces données n’étaient jusqu’ici pas publiées. Elles le sont à présent dans notre nouveau catalogue, et s’accompagnent d’une indication sur leurs modalités d’utilisation. Ce nouveau portail prolonge notre catalogue de données ouvertes et repose en grande partie sur notre bibliothèque de micro-données.

Transparence des finances publiques dans le monde arabe : où va l’argent ?

Renaud Seligmann's picture


Pour entretenir la dynamique de ces réformes, il est essentiel de poursuivre le dialogue et les échanges entre pairs sur les bienfaits et les difficultés associés à la transparence budgétaire. Le moment est crucial : en agissant maintenant, le monde arabe peut combler son retard et devenir un leader mondial de la transparence des finances publiques.

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