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Moyen-Orient et Afrique du Nord

Les catastrophes naturelles sont la partie émergée de l’iceberg au Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

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De plus en plus, la résilience fait partie des attributs jugés essentiels d’un système urbain efficace. Souvent, les discussions autour de cette question tournent autour des catastrophes liées aux risques naturels. Or, les villes subissent d’autres formes de chocs et de stress. Celles de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) n’y échappent pas et sont au moins autant, si ce n’est plus, exposées à un vaste ensemble de chocs.

Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ne peuvent pas rater le virage de la quatrième révolution industrielle

Ferid Belhaj's picture

Le modèle d’industrialisation qui s’appliquait traditionnellement aux pays en développement n’est peut-être plus opérant pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Mais il n’y a pas lieu de s’en désoler. D’abord parce que l’horizon des chaînes de montage automobile n’est plus celui auquel aspirent les générations jeunes et instruites de la région. Et ensuite parce que les tâches répétitives du travail à la chaîne seront de plus en plus exécutées par des machines. Aussi l'accélération des évolutions technologiques, qui sous-tend ce processus, ouvre-t-elle de nouvelles perspectives aux pays en développement. La région MENA a rendez-vous avec la « quatrième révolution industrielle », et c’est une opportunité qu'elle ne peut pas laisser passer. 
 

Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

Akihiko Nishio's picture
Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

Investir dans les femmes pour dynamiser la croissance dans la région MENA

Lili Mottaghi's picture

Dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), 20 % seulement des femmes en âge de travailler exercent un emploi ou en recherchent un activement. Les femmes ne représentent actuellement que 21 % de la population active et elles contribuent à seulement 18 % du PIB régional (a). Si, au cours de la décennie écoulée, la région MENA était parvenue à résorber l’écart entre les taux d’activité des hommes et des femmes, son taux de croissance aurait été deux fois supérieur, avec, à la clé, un gain d’environ 1 000 milliards de dollars en production cumulée. Or, au contraire, le fossé hommes-femmes sur le marché du travail « traditionnel » s’est étendu au reste de l'économie, et notamment au secteur des nouvelles technologies, où la population féminine est à la traîne en matière d’accessibilité et d’utilisation des services numériques Dans la région MENA, une femme a 9 % de chances en moins qu’un homme de posséder un téléphone portable et 21 % de chances en moins (a) d’utiliser une connexion internet mobile. 

Les avancées vers l’égalité entre les sexes : un nouvel indice passe au crible les réformes juridiques qui favorisent l’inclusion économique des femmes

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Trouvez-vous que le monde a fait des progrès en matière d’égalité des droits des femmes au travail ? Le dernier rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réformes (a) apporte un éclairage déterminant sur cette question, en se focalisant sur la loi. Car si la parité femmes-hommes exige, pour se concrétiser, le déploiement dans le temps d’un large éventail de mesures, les aspects juridiques et réglementaires constituent une première étape fondamentale pour favoriser la participation des femmes à l’activité économique.

Ce que mesure le nouvel indice

Le rapport présente un nouvel indice, construit autour de huit indicateurs qui couvrent tous les jalons de la vie professionnelle d’une femme et constituent des facteurs déterminants pour sa situation économique : déplacements, accès à l’emploi, rémunération, mariage, maternité, gestion d’entreprise, gestion d’actifs et prestations de retraite.

Les huit indicateurs mesurant l’influence des lois tout au long de la vie professionnelle des femmes

Source : Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réforme

Si par exemple une femme ne peut pas quitter son domicile sans autorisation, peut-elle véritablement chercher un emploi ou se présenter à un entretien d’embauche ? En cas d’embauche, devra-t-elle quitter son travail si elle se marie ou si elle a des enfants ? Si tel n’est pas le cas, devra-t-elle accepter un emploi moins bien rémunéré pour concilier travail et famille ?

Des données au service du développement : pourquoi il faut investir dans les données, les populations et les idées

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© Shutterstock
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Nous savons que la disponibilité de données de qualité sur le développement est fondamentale pour définir des politiques pertinentes, pour répartir judicieusement les ressources et pour assurer l’efficacité des services publics. Malheureusement, alors que les nouvelles technologies permettent d’obtenir toujours plus de données et de les exploiter davantage, il reste beaucoup de zones d’ombre sur la carte mondiale des données.

Faciliter l’accès des femmes et des filles aux carrières scientifiques

Eliana Rubiano-Matulevich's picture

 

L’éducation joue un rôle déterminant pour permettre aux jeunes de réaliser leur potentiel, ce qui exige d’améliorer l’accès à l'éducation à la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. À cet égard, l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) est fondamental, non seulement pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de demain, mais aussi pour former des chercheurs et des innovateurs qui contribueront à résoudre des problèmes a priori insolubles.
 
La sous-représentation des femmes et des filles dans les filières scientifiques est souvent soulignée, mais les données sur l’accès à l’éducation et sur sa qualité montrent que la situation est plus nuancée qu’il n’y paraît.

Découvrez ce que réserve la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde

Pinelopi Goldberg's picture
Rapport sur le développement dans le monde 2020

La prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde est déjà bien engagée. Elle est consacrée aux chaînes de valeur mondiales et aux enjeux du commerce pour le développement. Pour en avoir un avant-goût, rendez-vous dès maintenant sur le site web du Rapport sur le développement dans le monde 2020.

Depuis le dernier rapport phare de la Banque mondiale traitant de cette question, il y a plus de trente ans (L’industrialisation et le commerce extérieur), le monde a connu des transformations porteuses d’évolutions en grande partie positives sur le plan du développement. Plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire sont désormais intégrés aux marchés internationaux grâce aux chaînes de valeur mondiales.

Technologies propres : soutenir les jeunes pousses sur les marchés émergents et agir pour le climat

Raj Nandy's picture


Quand Fatima Beraich a fondé Biodôme, au Maroc, son but était de mettre au point un digesteur de déchets plus efficace pour transformer les déchets organiques en biogaz et développer ainsi cette source d’énergie propre. Certains clients étaient séduits, mais il lui manquait un soutien indispensable en matière de conception du procédé et du produit pour développer ses activités.

Réglementer intelligemment pour soutenir l’essor de l’économie numérique dans la région MENA

Andrea Barone's picture

Le dernier Rapport de suivi de la situation économique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) prône une approche « visionnaire » pour soutenir l’essor de l’économie digitale et appelle à une refonte du rôle des pouvoirs publics. On ne saurait souligner assez l’importance d’une telle recommandation : les promesses de la nouvelle économie, dont on sait qu’elle pourrait être une source de croissance équitable et de millions d’emplois, ne pourront se réaliser que si les pays de la région MENA parviennent à instaurer un État régulateur efficace. Le numérique pose en effet un ensemble de problèmes inédits, tant dans le domaine économique que politique et social, qui exigent la fixation de « règles du jeu » claires

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