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Couverture de santé universelle

Mobiliser les ressources nationales en faveur de la couverture santé universelle

Ngozi Okonjo-Iweala's picture
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Mujer y bebé en hospital aplicando vacuna
Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

En septembre 2015, le monde entier s’est engagé à atteindre 17 objectifs et 169 cibles de développement. Outre l’éradication de la pauvreté, le programme d’action pour un développement durable englobe des questions sociales et environnementales. Des économistes ont estimé que le coût de réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) s’élèverait à plusieurs milliers de milliards de dollars. Les pays, les bailleurs de fonds, les fondations et le secteur privé sont ainsi sollicités pour financer des actions destinées à améliorer la planète dans son ensemble, mais aussi notre santé, l’éducation, la qualité de vie, etc. En résumé, tout ce qui est essentiel à un véritable développement durable. 
 
Cependant, la crise économique mondiale, l’accroissement des migrations et du nombre de réfugiés ont affecté le contexte de l’aide. La question de la mobilisation des ressources nationales s’est ainsi invitée dans de nombreuses réunions internationales et a fait l’objet de multiples discours sur des sujets tels que la santé, l’éducation, l’assainissement, les infrastructures, le changement climatique, etc. Je suis moi-même partisane de la mobilisation des ressources nationales : j’ai été parmi les premiers ministres des Finances à alerter les pays les moins avancés sur le fait que nous devons progresser dans ce domaine, car nous ne disposerons pas du volume de ressources externes nécessaires pour atteindre les ODD. J’avoue toutefois être un peu préoccupée car, dans un contexte de raréfaction des moyens, la mobilisation des ressources nationales est devenue le nouveau mot d’ordre de la communauté du développement. Pourtant, même si les ressources nationales augmentent, chaque acteur doit apporter une attention toute particulière à la justification du choix de ses priorités.

Couverture de santé universelle – l’heure est venue d’agir

Jim Yong Kim's picture
Enfermeras cuidan de los recién nacidos en Freetown, Sierra Leona. © Dominic Chávez / Banco Mundial

 

TOKYO, Japon — En 1961, le Japon a mis en place une couverture de santé universelle, accomplissement exceptionnel pour un pays sortant d’un conflit. Grâce à des services de santé de qualité largement et financièrement accessibles, la santé des Japonais s’est améliorée – ce qui leur a permis de profiter de vies plus longues et plus prospères que les habitants de pratiquement tous les autres pays du monde.

Pourtant, pour des milliards d’autres – en particulier ceux qui vivent dans des pays en développement – les soins de santé, y compris les plus basiques, demeurent hors de portée. Selon les estimations, 65 % seulement de la population mondiale avaient accès à des services de santé de base en 2013. 

Universaliser la couverture santé en une génération : un objectif à notre portée

Bertrand Badré's picture
A nurse cleans a newborn in a Sierra Leone hospital. © Dominic Chavez/World Bank


​Étant moi-même père de quatre enfants, je sais à quel point l’accès à des soins de santé de qualité est important. Et tous les parents aspirent à la même chose pour leurs enfants. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale travaille avec ses partenaires du monde entier pour faire de la couverture santé universelle une réalité.
 
Au cours de ma vie professionnelle, j’ai œuvré pour mettre la finance au service du développement. J’avais à cet effet soutenu l’initiative du président français Jacques Chirac pour créer une taxe internationale de solidarité sur les billets d’avion destinée à permettre aux pauvres d’accéder à ce qui constitue des biens publics mondiaux. C’est ce genre d’idées novatrices qui a donné naissance à UNITAID, dont la mission consiste à prévenir, traiter et diagnostiquer plus rapidement, à moindre frais et plus efficacement le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. D’autres mécanismes innovants ont vu le jour, comme la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm) (a) ou l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI).
 

Mieux se préparer aux catastrophes pour préserver des vies et des économies

Jim Yong Kim's picture
Le cyclone tropical Pam, tempête de catégorie 5, a dévasté l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars. © UNICEF
Le cyclone tropical Pam, a frappé l’île de Vanuatu le 13 et 14 mars.
 © UNICEF

SENDAI (Japon) – Des vies en danger et des économies menacées, c’est ce à quoi nous nous exposons sans une meilleure préparation aux catastrophes, quelles qu’elles soient : séismes et tsunamis, épisodes météorologiques extrêmes ou pandémies. Sans compter que nous ruinerons aussi toute chance de devenir la génération qui mettra fin à l’extrême pauvreté.
 
Il y a tout juste quelques jours, le cyclone tropical Pam est venu nous rappeler combien nous sommes vulnérables aux catastrophes. Ce cyclone, l’un des plus puissants à avoir touché le Pacifique, a ravagé l’archipel de Vanuatu et aurait gravement endommagé 90 % des habitations de sa capitale, Port-Vila. Je me trouvais alors à Sendai pour assister à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe (a), qui se déroulait elle-même quelques jours seulement après le quatrième anniversaire du tremblement de terre de 2011 au Japon. Ce séisme et le tsunami qu’il a déclenché ont fait plus de 15 000 morts et provoqué des dommages estimés à 300 milliards de dollars.

Revigorer les services de santé : un nouveau programme d'action pour la gestion des finances publiques

Matthew Jowett's picture

Médecin examinant un enfant

J’ai récemment assisté à une conférence intitulée « New Directions in Governance ». À cette occasion, des participants ont proposé que les prochaines manifestations consacrées à ce sujet rassemblent conseillers en gouvernance et spécialistes sectoriels. Une suggestion qui apparaît des plus appropriées sachant que les différences de vocabulaire entre nos disciplines respectives constituent indéniablement un sérieux frein pour faire avancer la mise en place d'un programme d'action vraiment ambitieux. Je reviens ici sur un certain nombre d’aspects de ma réflexion concernant les entraves que comportent souvent les règles de gestion des finances publiques pour le bon fonctionnement des systèmes de santé.

Plaidoyer pour la couverture santé universelle

Donna Barne's picture

Ban Ki-moon Secrétaire Général de l’ONU, Jim Yong Kim Président du Groupe de la Banque mondiale et Ngozi Okonjo-Iweala Ministre des Finances de la République du Nigeria  au forum  Vers une Couverture de Santé Universelle à l’horizon 2030. © Simone D. McCourtie/World Bank

Alors que la santé (a) est un luxe inabordable pour des millions d’individus à travers le monde, des pays aussi divers que le Myanmar, le Nigéria, le Pérou, le Sénégal, le Kenya, l'Afrique du Sud et les Philippines envisagent avec de plus en plus d’enthousiasme l’idée d’une couverture santé universelle.

Cet élan grandissant a fait l'objet de l'un des événements phares des Réunions de printemps 2014 : co-organisée par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la manifestation intitulée Vers une couverture santé universelle à l’horizon 2030 et animée par la directrice générale de l’OMS Margaret Chan, était consacrée à la défense de cet objectif et aux étapes permettant d'y parvenir.


Selon Ban Ki-moon, qui faisait partie des intervenants, quelque 70 États ont demandé aux Nations Unies de les aider à atteindre la couverture santé universelle. « Nous pouvons nous réjouir du fait qu'en Suède, la quasi-totalité des femmes survivent à l'accouchement », a déclaré le secrétaire général des Nations Unies. «Toutefois, au Soudan du Sud, une femme enceinte sur sept mourra en couche. Lutter contre cette inégalité relève autant de la santé que des droits de l'homme... Pour garantir la santé de tous, nous devons prendre des mesures préventives. Le concept de couverture santé universelle pourrait dès lors s'avérer un important catalyseur. »

Ban Ki-moon a participé à un groupe de discussion réunissant aussi Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, Lawrence H. Summers (a), professeur honoraire à l'université Harvard, Ngozi Okonjo-Iweala (a), ministre des Finances du Nigéria, et Michael Bloomberg (a), ancien maire de New York et actuel envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et les changements climatiques.