Cibal Togo (non vérifié)

juillet 22, 2018

Nous pensons que la précarité fonctionne comme un corps étranger dans un organisme. C'est un phénomène de rejet lié à une intrusion. Les cadres normaux d'organisation sont communautaires et non administratifs. Leur abandon, marginalisation, exclusion est la cause de la précarité généralisée. Les TIC sont aujourd'hui une opportunité pour leur récupération et leur assistance. Produire non plus pour les besoins exogènes des administrations exogènes déconnectées des besoins des masses populaires, mais des besoins endogènes par elles-mêmes( les masses populaires) et pour elles-mêmes.
À partir de ce moment, la formation, le renforcement de capacité ne doivent plus viser les structures et systèmes officiels, administratifs, mais ceux communautaires des masses populaires. Par exemple les TIC permettent que l'école aille vers les enfants en famille plutôt que les enfants sortent des familles pour aller à l'école ; c'est déjà un traumatisme et un coût. Ensuite les contenus doivent être contractualisés aux besoins communautaires inventoriés pour le progrès, plutôt que les programmes théoriques officiels, conçus par des fonctionnaires aux ordres d'experts aux motivations éloignés des besoins des couches populaires. Les programmes ne peuvent plus être uniformes et les critères de performance doivent être non le taux de réussite à des programmes théoriques qui vident les communautés de leur forces vives où il y a des besoins concrets pour des promesses d'un avenir aux horizons verrouillés, mais l'impact réel de ces programmes sur les progrès locaux. Par exemple, ordinairement, l'enfant du paysan ne peut pas avoir la même formation que celui du forgeron, à moins d'avoir démontré des aptitudes exceptionnelles et un véritable engouement personnel pour la forge.