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Santé, nutrition et population

Se lancer dans un marathon avec une cheville cassée : comment les problèmes d’eau et d’assainissement pénalisent les enfants

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Enfants de Koutoukalé, au Niger.

Vous êtes-vous déjà demandé si votre lieu de naissance avait une influence sur vos chances de réussite dans la vie ? Si une naissance est déjà un petit miracle en soi, un être humain sur dix seulement naît dans la relative sécurité d’un pays à revenu élevé. Imaginez que vous soyez né au Niger ou en République démocratique du Congo (RDC)… Avant même de savoir marcher ou parler, votre vie sera un véritable parcours du combattant. Parce qu’en dépit des progrès, les enfants nés dans ces deux pays ont vingt fois plus de risques de mourir avant leur cinquième anniversaire que ceux nés dans l’Union européenne — et pratiquement dix fois plus que les petits Chinois.

S’engager en faveur de la petite enfance, socle de la croissance

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165 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde souffrent d’un retard de croissance. #NutritionPourTous


J’ai pris conscience des problèmes insidieux de la malnutrition dans mon pays en 2013, lors d’un séminaire parlementaire organisé par l’UNICEF. J’y ai appris que 32 % des enfants de moins de cinq ans au Cameroun souffraient d’un retard de croissance. En d’autres termes, un enfant sur trois âgé de moins de cinq ans est victime de ce fléau. Aujourd’hui, je connais les effets dévastateurs de la malnutrition sur la santé des familles, des enfants et des adolescents et, par voie de conséquence, sur le développement de mon pays. En tant que parlementaire, j’ai œuvré pour améliorer la santé de mes concitoyens et mettre en place un système d’assurance maladie qui garantit une meilleure couverture santé des enfants et des jeunes les plus vulnérables. Il s’agit là de problématiques auxquelles nous sommes confrontés au quotidien dans mon pays, et j’ai été surprise d’entendre qu’elles étaient mises en avant par le président du Groupe de la Banque mondiale lorsque je me suis rendue à Washington pour assister aux Réunions de printemps de l’institution.  

En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte 6 : pour des hôpitaux à l’écoute de leurs patients

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En Côte d’Ivoire, chaque histoire compte 6 : pour des hôpitaux à l’écoute de leurs patients



Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, raconte l’histoire de ces héros ordinaires qui contribuent chaque jour au développement de leur communauté et dont la vie a changé grâce à un projet de l’institution.

Lorsque About Sofie est entrée au centre de santé de Bagba, dans le sud de la Côte d'Ivoire, pour se faire soigner, elle s'est sentie tout de suite rassurée: « Dès que tu franchis le seuil de ce centre, le sourire des aides-soignantes te rassure. Ailleurs, tu as la peur au ventre et tu hésites avant d’adresser la parole au personnel médical, prompt à humilier les malades et les abandonner à leur sort. » 

Madagascar 25 ans après : les investissements dans le développement humain portent leurs fruits !

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25 ans après son premier séjour à Madagascar, Lynne Sherburne-Benz, spécialiste de la protection sociale et de l’emploi, analyse les effets des programmes en faveur du développement humain.

Je me suis rendue à Madagascar pour la première fois en 1985, pendant mes études. Je faisais alors des recherches au Centre national de la recherche appliquée au développement rural (FOFIFA), le centre de recherche agricole de Madagascar. J’ai eu la chance de pouvoir revenir dans le pays au début des années 90 en tant que chef d’équipe d’un projet financé par la Banque mondiale, à une époque où la Banque restructurait ses projets pour lutter contre les effets de la sécheresse qui sévissait dans le sud de l’île. Vingt ans plus tard, je suis de retour dans le sud de ce beau pays, qui malheureusement souffre à nouveau de la sécheresse et figure toujours parmi les pays les plus pauvres au monde.

La menace Ebola : une « nouvelle norme » ?

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Il y a quelques mois, alors que j’étais en poste au Ghana, des collègues et des amis m’ont demandé comment éviter d’être contaminé par le virus Ebola. Leurs inquiétudes se nourrissaient des reportages dans les médias sur l’augmentation du nombre de cas confirmés et de décès dans les pays voisins.

Améliorer la surveillance épidémiologique dans la région des Grands Lacs et propager la paix

Kavita Watsa's picture
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À l’ombre d’un imposant volcan, sur la rive nord du lac Kivu, Gisenyi et Goma se font face, de part et d’autre de la frontière qui sépare le Rwanda de la RDC. Chaque matin, les deux villes s’animent au rythme des marchands qui franchissent, en un flux ininterrompu, le poste frontière, matérialisé par de hauts panneaux. Les uns charrient d’énormes régimes de bananes vertes, les autres des piles de chaises en plastique, car tout se vend. Certains traversent aussi la frontière pour aller travailler de l’autre côté. Toutes ces allées-venues accroissent le risque de propagation des maladies.

« La violence sexuelle est une arme de destruction massive »

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Certains militent pour interdire les armes chimiques ou nucléaires. Le docteur Denis Mukwege, gynécologue congolais, nominé cette année pour le prix Nobel de la paix, remue ciel et terre pour que la communauté internationale érige le viol au rang des armes de destruction massive. Chaque année, l’hôpital Panzi, institution qu’il a fondée en 2008 à Kivu (province de l’Est de la RDC ravagée par les conflits), soigne 3000 survivantes de violences sexuelles. Mais à travers la fondation Panzi (fondée en 2010), le docteur Mukwege œuvre également à réintégrer ces femmes dans la société. De passage à la Banque mondiale,  à l’occasion d’un séminaire sur la violence sexuelle dont sont victimes les femmes dans la province du Kivu, « L’homme qui répare les femmes » (selon le titre d’une biographie que lui a consacré la journaliste Colette Braekman) nous parle de son combat.

Une femme et des chiffres : 7 questions à Rose Mungai

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En tant qu’économiste et statisticienne à la Banque mondiale, je suis chargée de compiler des données émanant de diverses sources afin de produire les Indicateurs du développement en Afrique (ADI), un rapport annuel qui présente la série la plus détaillée de données sur le développement dans cette région du monde.
 
Dès que je parle chiffres, données et autres tableaux,  les gens ont tendance à ne manifester que peu d’intérêt… Or, les données peuvent révéler beaucoup de choses, surtout aux autorités des pays d’Afrique qui élaborent les politiques publiques destinées à soutenir le développement et la croissance économique. En l’absence de données, comment ces dirigeants pourraient-ils planifier et concevoir des politiques ? Comment pourraient-ils agir sans savoir d’où ils partent et dans quelle direction ils vont ?

J'ai donc compilé la liste de questions suivantes afin de mieux faire connaître la base de données ADI et de faire comprendre la manière dont elle aide les dirigeants à prendre des décisions, tout en permettant à la population de s’informer et de demander des comptes à l’État.