Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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avril 2017

Les services des eaux en Afrique : comment satisfaire les besoins en eau d’une population en plein essor ?

Caroline van den Berg's picture
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Performance des services d’eau en Afrique.

La population de l’Afrique subsaharienne augmente rapidement. Très rapidement. Aujourd’hui, l’Afrique abrite plus de 1,2 milliard d’individus et devrait compter 1 milliard d’habitants supplémentaires à l’horizon 2050. L’instabilité économique et politique, le changement climatique et le déclin généralisé de l’emploi dans le secteur agricole ont accéléré l’exode rural. En 2016, près de 40 % des habitants de la région vivent en ville, contre 31 % en 2000.
 
Sur la même période, la croissance économique s’est accélérée, avec une hausse du PIB par habitant de plus de 40 % entre 2000 et 2015, passant de 1 176 dollars à 1 660 dollars.

D’où une hausse des besoins en eau pour la consommation humaine mais également pour produire toujours plus de denrées alimentaires et d’énergie. Or, les services des eaux en Afrique ne sont pas prêts. Tandis que l’accès à l’eau courante a augmenté en valeur absolue entre 2000 et 2015, puisque 124 millions de citadins sont désormais alimentés en eau potable contre 82 millions auparavant, sur la même période, la part de la population urbaine raccordée à l’eau courante à domicile a reculé, de 40 à 33 %.

Dans l’ensemble, le nombre d’habitants ayant accès à l’eau potable a augmenté et de nombreux pays de la région sont parvenus à atteindre leurs objectifs du Millénaire pour le développement, mais l’essentiel de cette progression est à imputer à une augmentation de l’accès à une source d’eau extérieure et à l’auto-approvisionnement.

Pour les installations sanitaires, la situation est bien pire : 30 % seulement des Africains ont accès à des services améliorés pour les eaux usées et plus de 23 % pratiquent la défécation en plein air (ibid.). Sans compter que, dans leur grande majorité, les compagnies des eaux africaines ne s’occupent pas des eaux usées. Quant à celles qui offraient des services de collecte entre 2000 et 2006, certaines ont arrêté de le faire, découragées par les coûts et les obstacles techniques.

En toute probabilité, ces tendances démographiques et économiques vont se maintenir à moyen terme. Que faire, dans ces conditions ? Comment ces compagnies de service public vont-elles rattraper les retards accumulés et, dans le même temps, se préparer à alimenter en eau toujours plus de particuliers et d’entreprises ?

Nous avons donc cherché à comprendre pourquoi ces opérateurs ne parviennent pas à fournir suffisamment d’eau et d’énergie et, ce faisant, à mettre en évidence les solutions qui permettraient de mettre en place des organismes performants, à même de proposer des services d’eau et d’assainissement de qualité à tous les citadins et à un prix abordable.

https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/26186/W17008.pdf

Matières premières : les cours de l’énergie et des métaux remontent

John Baffes's picture
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Dans sa dernière édition du Commodity Markets Outlook, la Banque mondiale prévoit en 2017 une hausse des cours pour la plupart des matières premières industrielles, notamment de l’énergie et des métaux, tandis que les prix des produits de base agricoles devraient rester stables.

Les prix du pétrole brut, en particulier, dont l’évolution est observée de près, devraient augmenter pour se situer en moyenne à 55 dollars le baril en 2017, contre 43 dollars en 2016, avant d’atteindre 60 dollars en 2018. Ces prévisions, qui restent inchangées depuis octobre, traduisent un équilibre entre, d’une part, les effets des réductions de production décidées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres producteurs, et, d’autre part, un rebond plus rapide que prévu de l’exploitation des schistes bitumineux aux États-Unis. La demande mondiale de pétrole croît de manière vigoureuse mais à un rythme néanmoins moins rapide qu’en 2015 à la suite de la baisse des cours pétroliers.

Essor et enjeux des filets sociaux

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Les pays en développement sont deux fois plus nombreux à déployer des programmes de protection sociale pour leur population. Nous vous expliquons pourquoi… Photo: Mohammad Al-Arief/Banque mondiale

Les filets de protection sociale — ces allocations monétaires versées aux ménages pauvres et assorties souvent de conditions (scolarisation des enfants ou visites médicales régulières, par exemple) — sont devenus l’une des stratégies de réduction la pauvreté les plus efficaces parce qu’ils aident les personnes pauvres et vulnérables à surmonter les crises et les chocs. Chaque année, 69 millions d’habitants des pays en développement sont extraits de l’extrême pauvreté grâce aux programmes sociaux et 97 millions d’individus parviennent à quitter le quintile inférieur de revenu, deux estimations qui témoignent de l’utilité de ces interventions pour lutter contre la pauvreté dans le monde.

Prise en compte des facteurs comportementaux dans les projets de développement : où en sommes-nous ?

Renos Vakis's picture
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Nos pensées sont rapides et, bien souvent, automatiques. Fortement influencées par des préférences sociales, elles sont aussi soumises à des modèles mentaux et à des visions du monde qui façonnent nos interprétations et nos perceptions. Mais alors, ne serait-il pas judicieux d’intégrer ces comportements et ces modes de pensée dans la conception des politiques de développement ?
 

Avoir accès à des toilettes et se laver les mains : des manques dont souffrent davantage les femmes et les filles, en particulier pendant leurs règles

Libbet Loughnan's picture
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Le manque d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement est particulièrement préjudiciable aux femmes et aux filles. C’est un problème au moment des règles ou d’un accouchement, sans parler des heures perdues pour les corvées d’eau dans les régions dépourvues d’infrastructures de proximité, qui les obligent à rater l’école et les exposent aux violences et aux agressions sexuelles. Le 6e Objectif de développement durable (ODD) vise à y remédier, en prévoyant « d’ici à 2030, [d’]assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et [de] mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »

Investir dans la nutrition, un choix judicieux pour le développement

Julia Dayton Eberwein's picture


« 
Si l’allaitement maternel n’existait pas, son inventeur mériterait un double prix Nobel, de médecine et d’économie. » Keith Hansen, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement humain

Ce constat, la plupart de ceux qui œuvrent dans le domaine de la nutrition l’ont fait depuis longtemps. Et à mesure que la dynamique mondiale en faveur de la nutrition se renforce, le nombre de données probantes démontrant la puissance des interventions nutritionnelles pour les individus comme pour la société augmente également.
Nous le savons : il existe des programmes d’intervention qui réduisent sensiblement les retards de croissance chez les enfants et l’anémie chez les femmes, sauvent des vies et offrent un incroyable retour sur investissement, qui peut aller jusqu’à 35 dollars pour un dollar dépensé : programmes de nutrition améliorée destinés aux femmes enceintes, distribution de compléments en fer et acide folique aux femmes en âge de procréer, amélioration des pratiques alimentaires, y compris l’allaitement, meilleure nutrition des enfants, grâce entre autres à des apports en micronutriments, des politiques sociales et des campagnes nationales prônant l’allaitement, et fortification des aliments de base. Les investissements nutritionnels au cours des 1 000 premiers jours de vie, de la conception d’un enfant à son deuxième anniversaire, sont les plus judicieux qui soient pour assurer le développement, car ils posent les jalons d’investissements réussis dans d’autres secteurs mais, en plus, ils donnent aux enfants d’aujourd’hui les atouts pour devenir les moteurs de la croissance de demain.

Sur fond de crises, les partenariats mondiaux résistent à l’épreuve du temps

Axel van Trotsenburg's picture
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© Banque mondiale

Il y a quelques semaines, l’ONU tirait la sonnette d’alarme en déclarant l’état de famine dans plusieurs zones du Soudan du Sud : la vie de 100 000 personnes est directement menacée par la première famine dans le monde depuis celle de 2011.

Cette annonce s’est accompagné d’autres estimations des plus préoccupantes : 20 millions de personnes sont « au bord de la famine » au Soudan du Sud, au Nigéria, en Somalie et au Yémen. Face à une crise comme celle-ci, qui frappe des populations qui sont déjà parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, les organismes de développement mondiaux et leurs partenaires doivent réagir urgemment afin de répondre aux exigences immédiates mais aussi aux besoins à plus long terme.

Une année dans la vie d'un incubateur

Alexandre Laure's picture
© Cesar Gbedema/Impact Hub Bamako

Le mois dernier, Impact Hub Bamako a célébré son premier anniversaire. Premier du genre au Mali, Impact Hub Bamako fait partie d'un réseau mondial de plus de 15 000 membres implantés dans plus de 80 villes dans le monde, de Bogota à Phnom Penh. Combinant les services d’un laboratoire d'innovation avec des programmes d'incubation et d'accélération et un centre d'entrepreneuriat social, Impact Hub Bamako fournit un écosystème unique de ressources, d'inspiration et de possibilités de collaboration pour les jeunes maliens créatifs travaillant à la réalisation d’un objectif commun.

Journée mondiale de la santé : pourquoi j’ai choisi de parler de la dépression

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Le thème de la Journée mondiale de la santé 2017, « La dépression : parlons-en », prend une résonance particulière, pour moi comme pour des milliers d’autres. C’est l’occasion de faire la lumière sur un problème qui, trop souvent, reste enfoui au plus profond de notre cerveau et nous enferme dans une spirale douloureuse de tristesse, de désintérêt et de peur.
 
J’ai la chance d’être en bonne santé, mais il m’est arrivé à de nombreuses reprises au cours de ma vie d’être submergé par un sentiment de perte et d’indifférence qui, en me fragilisant, m’empêchait d’affronter le quotidien, sans parler de me projeter sur une semaine ou une vie entière. Ces passages à vide se sont souvent produits à un tournant de mon existence, quand j’ai quitté le lycée pour l’université, quand je suis parti du foyer familial ou quand mon père est mort alors que je vivais seul en Afrique à ce moment-là. Grâce au téléphone et, plus tard, à Internet et Skype ou FaceTime, je pouvais parler à mes proches, leur faire part de mon angoisse du moment et, progressivement, à travers ces échanges, réaliser que tout irait bien et que les choses s’arrangeraient. Alors seulement, je parvenais à m’extirper de ces murs invisibles qui pesaient pourtant des tonnes. Quand j’allais mal, j’étais incapable d’apprécier le pouvoir régénérant d’une bonne marche ou d’admirer le miracle du printemps, quand les arbres refont leurs feuilles et que la nature se pare de mille couleurs. 

Pour mettre fin à la pauvreté, nous avons besoin de l’aide des entrepreneurs sociaux

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Dans nombre de pays en développement, les pouvoirs publics ont bien du mal à améliorer la situation de ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté et notamment à les intégrer dans l’économie formelle. Et pourtant, même dans les situations les plus difficiles, certains entrepreneurs réussissent là où, bien souvent, les autorités échouent.  

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

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Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Pourquoi la taxation des envois de fonds des migrants est une mauvaise idée

Dilip Ratha's picture
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Familia en Nicaragua © Banco Mundial

En 2016, les envois de fonds des travailleurs émigrés vers les pays en développement ont atteint 440 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement. Pour de nombreux pays, ces transferts d’argent constituent la principale source de devises. En Inde et au Mexique, ils dépassent les investissements directs étrangers. En Égypte, ils dépassent les recettes du canal de Suez. Et au Pakistan, ils dépassent les réserves internationales du pays.

Le site banquemondiale.org fait peau neuve

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Le site banquemondiale.org fait peau neuve

Le site banquemondiale.org prend un coup de jeune ! La nouvelle interface, résolument plus moderne, décloisonne les contenus et fait la part belle aux éléments visuels (images, vidéos, visualisation de données).

En Inde, éradiquer la tuberculose n’est pas qu’une question sanitaire, c’est un enjeu économique

Jorge Coarasa's picture

Le 1er février, le ministre des Finances indien a présenté le budget de l’Union 2017/18 (a), et annoncé l’intention du gouvernement d’éradiquer la tuberculose à l’horizon 2025. Cette initiative est la bienvenue. Si délivrer la population du fardeau que constitue toute maladie est un objectif louable en lui-même, l’argument économique d’une intervention publique est particulièrement convaincant dans le cas particulier de l’élimination de la tuberculose.
 

Pourquoi la taxation des envois de fonds des migrants est une mauvaise idée

Dilip Ratha's picture
En 2016, les envois de fonds des travailleurs émigrés vers les pays en développement ont atteint 440 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement. Pour de nombreux pays, ces transferts d’argent constituent la principale source de devises. En Inde et au Mexique, ils dépassent les investissements directs étrangers. En Égypte, ils dépassent les recettes du canal de Suez. Et au Pakistan, ils dépassent les réserves internationales du pays.

Ces derniers temps, certains pays riches qui abritent de nombreux migrants envisagent de taxer les transferts d’argent sortants, d’une part pour accroître leurs recettes et, d’autre part, pour décourager l'immigration illégale. Parmi ces pays, on trouve l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, les États-Unis, le Koweït et Oman. Aux États-Unis, l’Oklahoma taxe déjà les envois de fonds à hauteur de 5 dollars pour les 500 premiers dollars et de 1 % au-delà ; deux autres États, la Géorgie et l’Iowa, envisagent des taxes qui pourraient avoir un périmètre plus large, puisqu’elles ne concerneraient pas seulement les envois de fonds mais aussi d’autres formes de transfert (voir Mohr, 2016).