Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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juin 2018

L’analyse de données au service de la planification des transports : cinq enseignements à tirer de l’expérience sur le terrain

Tatiana Peralta Quiros's picture
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En ce qui concerne l’avenir des transports, une chose est sûre : les données joueront un rôle essentiel.

On nous parle sans cesse des opportunités illimitées offertes par les données, mais une question demeure : comment exploiter les données pour des processus de planification durable ? L’objectif des pouvoirs publics ne doit pas être d’amasser le plus de données possible, mais de « transformer ces données en information, et l’information en savoir » (a). Ce savoir contribuera à améliorer la planification et l’élaboration des politiques.

L’an dernier, dans le cadre de son action de longue date dans le secteur des transports urbains en Argentine, la Banque mondiale a entamé une collaboration avec le département de la planification du ministère des Transports dans le but d’exploiter le potentiel de l’analyse des données. Il s’agissait de créer un ensemble d’instruments susceptibles d’être déployés pour collecter et utiliser les données afin d’améliorer la planification des transports.

C’est ainsi que la Banque mondiale a piloté la mise au point d’un outil qui produit des matrices origine-destination à partir des cartes à puce utilisées pour les transports publics à Buenos Aires et qui fournit, de cette façon, des renseignements sur les modes de mobilité des habitants de la capitale argentine. Ce projet a également soutenu la création d’une application pour smartphone qui collecte des données à haute résolution sur la mobilité et qui peut favoriser la participation des citoyens par le biais de sondages dynamiques. Toutes ces informations ont permis d’actualiser le modèle de transport de la région métropolitaine de Buenos Aires (AMBA).

On peut tirer plusieurs leçons de cette expérience :

La technologie peut améliorer la situation des pauvres, à condition d’accompagner cette révolution

Kristalina Georgieva's picture
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© Sarah Farhat/Banque mondiale

À chacun de mes voyages, je constate que la technologie améliore l’existence de millions de personnes marginalisées. Dans la plupart des cas, les changements sont à peine visibles, ils se produisent à petite échelle et d’une multitude de façons. La technologie aide, silencieusement, les habitants de zones reculées, les femmes et les jeunes à sortir de leur exclusion.

Et parce que ce phénomène est discret et passe inaperçu, j’ose espérer que nous ne sommes qu’au début d’une révolution lente et néanmoins profonde. Voici les raisons de mon optimisme.

Comment financer l’accès aux services de santé pour les réfugiés ?

Adanna Chukwuma's picture

 
Haya s’est réveillée en état de panique : elle était en train de s’étouffer. Elle est asthmatique depuis l’enfance, et l’air poussiéreux et humide de la pièce a provoqué le rétrécissement de ses voies respiratoires, rendant sa respiration très difficile. Elle a ressenti une oppression thoracique et, à la lumière des bougies, elle a remarqué que ses ongles devenaient bleus. En Syrie, Haya avait accès à une assurance maladie qui lui procurait les médicaments dont elle avait besoin chaque jour pour traiter son asthme. Mais elle a dû fuir Alep avec sa famille, et s’installer dans un camp de réfugiés près de la frontière syrienne. Les agents de santé du camp soignent gratuitement les personnes ayant une maladie infectieuse, mais ils renvoient vers l’hôpital public le plus proche ceux, comme Haya, qui souffrent d’affections chroniques. N’ayant ni les moyens de payer ces soins ni le droit de travailler dans son pays d’accueil, Haya s’est retrouvée à court de médicaments et à bout de souffle.

Favoriser l’autonomie des réfugiés et des déplacés internes grâce à l’identification numérique

Nicholas Oakeshott's picture
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Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR
Oria Adamo, 72 ans, maire d’une petite localité de République centrafricaine, montre sa carte d’identité. Il se trouve ici dans le village de Ndu, dans la province du Bas-Uele, en République démocratique du Congo, où se sont réfugiées des milliers de personnes après que des violences ont éclaté en République centrafricaine, en mai 2017. © Simon Lubuku/HCR

Fardowsa, 20 ans, Somalienne réfugiée en Ouganda, sait parfaitement à quel point les documents d’identité sont importants pour les réfugiés. Avec sa famille, elle a dû fuir son pays en 2001, sans papiers officiels. Grâce à la carte de réfugiée que lui ont remise les autorités ougandaises, elle peut non seulement bénéficier d’une protection et accéder à l’aide humanitaire, mais elle a aussi pu s’inscrire à l’université et ouvrir un compte bancaire mobile. Fardowsa prévoit à présent de créer sa propre entreprise pour améliorer encore son existence, et celle de sa famille. Cette carte d’identité permettra à la jeune réfugiée de réaliser tout son potentiel et de contribuer ainsi à l’économie de l’Ouganda.

La réussite au féminin : un prix parrainé par l’Initiative We-Fi récompense des reportages consacrés aux femmes entrepreneurs

Priya Basu's picture
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Amanda Burrell, Documentary Filmmaker. © World Bank

« The 51%: Boosting the Number of African Women Entrepreneurs » est un reportage de France 24 consacré au premier forum « Women in Africa » à Marrakech. L’accès aux droits de propriété est l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneurs en Afrique : cela les empêche, notamment, d’obtenir les financements nécessaires pour lancer ou développer une entreprise. Le reportage montre des productrices de cacao déterminées à changer les choses en s’attaquant au système des droits fonciers en Côte d’Ivoire. Ce reportage faisait partie des finalistes du « Women Entrepreneurs Journalism Award », un prix décerné dans le cadre de l’édition 2018 des One World Media Awards et parrainé par l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi). 

C’est la première fois que les One World Media Awards récompensent spécifiquement des travaux de journalisme consacrés aux femmes entrepreneurs dans les pays en développement.

L’Initiative We-Fi est fière de soutenir ce prix, qui met en valeur le rôle que les médias peuvent jouer pour montrer non seulement les difficultés que les femmes doivent affronter pour lancer et développer une entreprise, mais aussi des exemples de femmes qui sont parvenues à surmonter des obstacles considérables et sont à la tête d’entreprises prospères. Ces histoires sont stimulantes en elles-mêmes et par le message qu’elles portent : elles transmettent des informations essentielles pour créer une entreprise lorsque l’on est une femme et que le contexte est difficile

Découvrez le reportage de France 24 ainsi que les autres finalistes qui ont mis en lumière des solutions innovantes à des problèmes allant de la passation des marchés aux droits de propriété.

Exposition Déracinés à la Banque mondiale : des artistes livrent leur regard et leur vécu sur les migrations forcées

Juliana J Biondo's picture
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Installation shot of Unpacked, a mixed media sculpture by Mohammad Hafez and Ahmed Badr. © Bassam Sebti/World Bank
Installation de la série Unpacked, de Mohammad Hafez et Ahmed Badr. © Bassam Sebti/Banque mondiale

Face à la crise migratoire en cours, le Groupe de la Banque mondiale s’attache à intensifier son soutien (a) aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants de leurs pays d’accueil. Dans ce contexte, le Programme artistique de la Banque mondiale a organisé une exposition intitulée Déracinés : résilience chez les populations réfugiées et déplacées et les populations d’accueil, afin de proposer un autre regard sur la situation. La manifestation a mis à l’honneur l’expression créative d’artistes concernés par cette crise ou eux-mêmes anciens réfugiés.

Artist Marina Jaber from Iraq. © Bassam Sebti/World Bank
L'artiste Marina Jaber d'Iraq. 

Bangladesh, Pakistan, Colombie, Liban, Iraq, Syrie, Jordanie, République centrafricaine, Burundi ou encore Guinée : l’exposition Déracinés a présenté les œuvres visuelles (a) d’une trentaine d’artistes originaires d’un grand nombre de pays et donné lieu à des performances musicales (a). Autant de productions artistiques qui interrogent le transitoire et ses conséquences sur des destins individuels et collectifs. 

La construction d’un abri évoquant les baraquements d’un camp de réfugiés comme celui d’Azraq, en Jordanie, a été l’un des points d’orgue de l’exposition. Différents artistes ont été invités à recouvrir de leurs peintures chacune des parois du préfabriqué : Suhaib Attar (a), un artiste originaire de Jordanie et fils de réfugiés palestiniens ; Marina Jaber, originaire d’Iraq, un pays qui compte des millions de personnes déplacées ; Diala Brisly, refugiée syrienne, et Didier Kassai, originaire de la République centrafricaine, autre pays où la violence et la guerre ont obligé des milliers d’habitants à quitter leur foyer. 

Quatre grandes tendances dans l’éducation que chaque pays devrait mieux connaître

Harry A. Patrinos's picture
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Étudiants à l’Université catholique du Pérou, Edgar Rivera, Pablo Suarez et David Ramirez (de gauche à droite) préparent leurs cours ensemble à Lima, le 27 juin 2013. Photo © Banque mondiale/Dominic Chavez

Nous avons récemment demandé à des spécialistes de l’éducation du monde entier quelles étaient à leur avis les plus grandes difficultés actuelles de notre secteur. À notre grande surprise, ils ont tous répondu que les problèmes les plus courants ne datent pas d’hier. Mais la grande nouveauté, selon eux, ce sont les méthodes novatrices adoptées par la communauté mondiale pour les résoudre.

Nos échanges ont en particulier porté sur les progrès des neurosciences, les cours en ligne ouverts à tous (ou MOOC, selon l’acronyme anglais), les chaînes de blocs et les conséquences d’une croissance démographique négative, ainsi que sur la façon dont ces phénomènes remettent en question notre façon d’envisager l’éducation. Certaines de ces évolutions sont plus connues que d’autres, mais nous sommes convaincus de la réelle importance de chacune, et les acteurs de l’éducation dans le monde entier devraient s’y intéresser de près. 

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

Pour une éducation qui intègre les enfants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Un garçon trisomique joue avec son smartphone. Photo : Thitiwat Samitinantana / Shutterstock.

En 2015, la communauté internationale a adopté l’Objectif de développement durable (ODD) n° 4 qui vise à « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Au-delà de l’engagement qu’il constitue, cet objectif est fondamental pour le bien-être de nos sociétés et de nos économies, pour la qualité de vie de tout un chacun.

Aujourd’hui dans le monde, 65 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et près de la moitié d’entre eux sont handicapés. En outre, même s’ils commencent l’école, ces derniers ont bien moins de chance d’achever leur scolarité que d’autres enfants. Et, selon certaines estimations, moins de 5 % des enfants porteurs d’un handicap obtiendront un diplôme. Nous vivons donc dans un monde où seuls 3 % des adultes handicapés savent lire et écrire. La situation est encore plus affligeante pour les femmes, avec un pourcentage qui tombe à 1 % seulement.

La marginalisation des enfants handicapés est aggravée par le fait que le handicap est globalement perçu comme un désavantage, et l'idée que, pour ces élèves, l'école est un moyen de socialisation et non d'apprentissage. Le fait de refuser aux enfants handicapés le droit à l'éducation renforce donc les idées reçues quant à la faiblesse de leurs capacités, ce qui ne fait qu’accroître leurs difficultés.

Secteur des transports : une féminisation en marche, mais encore insuffisante

Katrin Schulz's picture
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À partir du mois de juin, 9 millions de femmes (a) pourront prendre le volant en Arabie saoudite, après l’annonce, en septembre 2017, de la levée de l’interdiction de conduire dont elles faisaient l’objet. Alors que l’attention internationale s’est focalisée sur le cas extrême de l’Arabie saoudite, on oublie que, dans plusieurs pays du monde, certains emplois de conducteurs sont interdits aux femmes. Dans sa dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, la Banque mondiale recense ainsi 19 pays dans lesquels le travail des femmes dans le secteur des transports est soumis à des restrictions qui ne s’appliquent pas aux hommes.
 
Dans des pays comme le Belize, la Dominique et le Nigéria, les femmes ne peuvent pas travailler dans le transport de marchandises ou de personnes la nuit — une interdiction qui trouve probablement son origine dans des lois remontant à l’époque coloniale et reposant sur des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) aujourd’hui dépassées. Dans la Fédération de Russie, comme au Bélarus, au Kazakhstan et en Ouzbékistan, nombre d’emplois dans les transports sont inaccessibles aux femmes. Dans ces pays, les métiers de conducteur de train, de poids lourd, de métro ou de bus ne se conjuguent pas au féminin.

Pourquoi est-il important de réformer des lois discriminatoires ?

L’importance des mangroves pour la protection du littoral, en chiffres

Michael W. Beck's picture
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© Ursula Meissner/The Nature Conservancy

 
La saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a débuté « officiellement » le 1er juin, et, selon les prévisions, les tempêtes pourraient, cette année encore, être plus violentes que la moyenne. Ce serait regrettable, car le préjudice financier a déjà battu tous les records l’année dernière. Les populations et les pays des Caraïbes et du Sud-Est des États-Unis ont été particulièrement touchés. Il est donc impératif de trouver des solutions durables afin d’atténuer ces risques.
 
De plus en plus de données montrent que les mangroves et autres habitats côtiers peuvent jouer un rôle important pour la protection du littoral, mais ces éléments restent limités. Or, en l’absence d’études évaluant précisément leurs avantages, il est difficile de convaincre la plupart des pays et des entreprises (assureurs, hôtels, etc.) d’investir dans ces protections naturelles.
 

Enrayer la spirale de la panique et de la négligence : un grand pas en avant dans la préparation et la riposte aux pandémies

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Il est peut-être encore trop tôt pour affirmer que nous avons enrayé la spirale de la panique et de la négligence. Cependant, depuis l’épidémie meurtrière d’Ebola en 2014, les nombreux efforts déployés dans le monde et dans les pays pour mieux anticiper les pandémies commencent à porter leurs fruits. Le 8 mai dernier, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé le retour du virus et, quelques jours après, un plan de riposte de 56,8 millions de dollars sur trois mois. La communauté internationale a pris rapidement des mesures, alors que, quatre ans plus tôt, elle avait réagi mollement à la flambée d’Ebola qui frappait trois pays d’Afrique de l’Ouest.

Grâce aux ressources nationales mobilisées par la RDC et à celles réunies par ses partenaires, le plan de riposte a pu être financé en deux jours seulement. 

C’est la première fois qu’une somme aussi importante aura pu être mobilisée en si peu de temps face à une flambée épidémique de grande ampleur. La nécessité d’une action rapide est peut-être le principal enseignement tiré de la flambée de 2014 en Afrique de l’Ouest, où plusieurs semaines ont été perdues à lever des financements tandis que le nombre de victimes augmentait, pour finir par atteindre le bilan de 11 000 morts.

Croissance du commerce mondial : une remontée inattendue, mais des perspectives très incertaines

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Les échanges internationaux ont enregistré un rebond inattendu en 2017, à la suite d’une période de croissance molle et sur fond d’incertitudes autour des politiques commerciales. Le volume des échanges de biens et de services a progressé de 4,3 % en 2017, soit le taux de croissance le plus élevé depuis six ans (graphique 1). Ce redressement, généralisé, a surtout bénéficié des performances de l’Asie de l’Est et de la zone euro. Les données les plus récentes viennent confirmer la poursuite de l’embellie du commerce mondial : au premier trimestre de 2018, le volume des échanges de marchandises a augmenté de 4,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Comment expliquer cette dynamique ?
 


Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation du commerce mondial apporte des pistes de réponse. 

5 gestes simples pour lutter contre la pollution plastique

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© Kanittha Boon/Shutterstock

 
Les titres de la presse sont sinistres, et les images poignantes. Une baleine qui meurt en Thaïlande après avoir avalé 80 sacs en plastique. Des tortues piégées dans les anneaux en plastique de packs de canettes. Quant à cette photo d’un petit hippocampe agrippé sur un coton tige, elle a fait le tour du monde. Chaque jour, de l’Indonésie au littoral ouest-africain, les déchets plastiques des océans viennent se déverser sur les plages, tandis que, dans les villes, les cours d’eau sont de plus en plus remplis de ces détritus.

Mais le monde a pris conscience du danger et, du côté des États comme des entreprises et des populations, on commence à agir. Comment ? En interdisant ou en taxant les produits plastiques à usage unique, en investissant dans la récupération des déchets, en limitant l’utilisation d’emballages en plastique, ou encore en nettoyant les plages. Nous nous efforçons de réduire notre dépendance au plastique, pour sauver la santé de la planète et de ses habitants.

« Combattons la pollution plastique » : c’est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. Apprenez comment la Banque mondiale contribue à cet effort collectif et découvrez cinq gestes simples que vous pouvez adopter — dès aujourd'hui — pour éliminer la pollution plastique.

Vous voulez que les filles poursuivent leurs études ? Apprenez-leur à négocier.

David Evans's picture


Dans les pays à faible revenu, moins d’une fille sur trois est inscrite dans un établissement d’enseignement secondaire. Les interventions visant à améliorer l’accès des filles à l’éducation portent généralement sur des programmes de transferts monétaires, comme au Malawi ou au Népal. Et si l'on essayait plutôt de faire en sorte que les filles défendent elles-mêmes leurs intérêts en leur apprenant les rouages de la négociation ? Nava Ashraf, Natalie Bau, Corinne Low et Kathleen McGinn ont tenté d’explorer cette piste avec une expérience menée récemment en Zambie. L’article intitulé Negotiating a Better Future: How Interpersonal Skills Facilitate Inter-Generational Investment présente les résultats de cette étude. L’expérience a consisté en une formation destinée à des élèves de huitième année (premier cycle du secondaire) et composée de six séances de deux heures chacune, organisées en dehors des heures de cours. La formation, assurée par des femmes du pays diplômées, visait à inculquer à ces jeunes filles quatre grands principes de la négociation, grâce à des discussions, des jeux de rôle, des activités de communication narrative et des jeux.

« Nous allons rebondir » : Témoignages de Dominiquais après la tempête

Christelle Chapoy's picture


Huit mois après le passage de l’ouragan Maria sur la Dominique, petite île des Caraïbes orientales de 73 000 habitants, une autre saison d’ouragans est sur le point de commencer. Les experts prédisent qu’elle sera « proche ou supérieure à la normale ». En parcourant l’île, nous avons constaté que la végétation commence à reprendre ses droits, que le couvert forestier reverdit, que les débris ont été nettoyés et que les magasins ont rouvert leurs portes. Les enfants sont de retour à l’école et la vie reprend lentement son cours. L’animation dans les rues un vendredi soir témoigne de la résilience et du courage des Dominiquais.

De fait, alors que la fréquence et la puissance des tempêtes augmentent, la Dominique est déterminée à surmonter ces menaces et s’est fixé un objectif ambitieux : devenir le premier pays au monde résilient aux changements climatiques. Nous avons rencontré une employée municipale, un agent forestier, une femme artisan de la communauté autochtone des Kalinagos, un ingénieur civil et beaucoup d’autres personnes qui nous ont raconté comment et pourquoi leur pays va se relever.
 

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