Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Canada

Le FEM, nouveau chef de file de la promotion de la ville durable

Global Environment Facility GEF's picture
Le FEM est prêt à donner une impulsion majeure à ces partenariats dans le monde entier. Photo : Shutterstock.com

Cet automne, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiera son rapport spécial sur les enjeux d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Cette publication tant attendue fournira pour la première fois au monde entier un état des lieux scientifique sur le rythme et l’ampleur de la réduction des émissions nécessaires pour empêcher un emballement du changement climatique. Le rapport du GIEC exposera les transformations systémiques qui sont indispensables pour éviter les conséquences de notre incapacité à limiter la pollution atmosphérique : élévation du niveau des mers, phénomènes météorologiques extrêmes, chocs sur les ressources alimentaires et en eau, recul des niveaux de vie...

Les villes font partie des systèmes qui doivent être transformés.

Les zones urbaines produisent actuellement 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) qui sont à l’origine des dérèglements climatiques, mais leur potentiel de réduction des émissions est immense. En outre, nombre des mesures susceptibles d’être déployées dans les villes pourraient générer des effets positifs considérables, allant de la création d’emplois à l’amélioration de la qualité de l’air.

Comment aider l’Afrique de l’Est à attirer des investissements dans des secteurs prioritaires

Axel van Trotsenburg's picture
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© Sarah Farahat/Banque mondiale


Comment attirer davantage de financements privés dans l’agro-industrie, le logement et le tourisme en Afrique de l’Est ? C’est le thème choisi pour l’édition annuelle du Forum sur le financement du développement, qui réunit ce mois-ci à Kigali un large éventail de hauts responsables des secteurs public et privé. Aux yeux des dirigeants est-africains, ces trois secteurs sont essentiels au soutien de la croissance, à la création d’emplois et à la transformation économique durable de leurs pays, et sont donc appelés à jouer un rôle clé dans le développement de la région.

Le Groupe de la Banque mondiale parraine le Forum sur le financement du développement afin de mettre en contact les principales parties prenantes qui, en s’unissant, peuvent améliorer la situation de l’investissement dans les pays les moins avancés. Notre objectif est de déterminer les contributions que chaque acteur peut apporter et d’approfondir les idées, initiatives et collaborations prometteuses, afin de leur donner l’élan supplémentaire qui favorisera leur réussite. Pour les partenaires d’investissement, le moment est on ne peut plus propice pour miser sur une région aux économies extrêmement dynamiques et où nombre d’innovations sont mises en œuvre.

Après une catastrophe, comment rebâtir vite et mieux

Sameh Wahba's picture

Stéphane Hallegatte, économiste pour le Groupe changement climatique à la Banque mondiale, est un des auteurs principaux du rapport Building Back Better. Il répond ici aux questions de Sameh Wahba, directeur du pôle Développement social, rural et urbain et Résilience de la Banque mondiale.

Les conséquences d’une catastrophe naturelle affectent les plus pauvres de façon disproportionnée. C’est ce que révélait le rapport Indestructible, publié en 2017, une année où la saison des ouragans a été particulièrement tragique dans les Caraïbes, avec deux ouragans de catégorie 5 qui ont ravagé les îles de la Barbade, la Dominique et Saint-Martin.

Les pertes se comptent en vies humaines, bien sûr, mais aussi, inévitablement, en coût matériel, social, et économique. Comment les populations pauvres peuvent-elles se remettre d’un tel choc ? Pourquoi cela prend-il si longtemps pour reconstruire, rouvrir les écoles et les hôpitaux, recréer des emplois ? Pourquoi est-il si complexe de débloqués les fonds nécessaires à la reconstruction ?

Chaque catastrophe doit nous permettre de tirer des leçons et de mieux nous préparer à la prochaine. C’est pourquoi nous devons constamment nous interroger et nous améliorer, pour continuer d’accroître l’efficacité du combat que nous menons contre la pauvreté.

Réfugiés : pourquoi la baisse de la durée moyenne de l’exil est une fausse bonne nouvelle

Xavier Devictor's picture

La durée moyenne de l’exil continue de baisser, pour passer de 14 à 10 ans entre 2012 et 2017. La durée médiane s’est également réduite de 6 à 4 ans sur la même période, ce qui signifie que la moitié des personnes qui sont actuellement des réfugiés le sont depuis moins de 4 ans.

Personne ne souhaite connaître la situation de réfugié, et encore moins sur une période prolongée. Aussi est-il tentant de penser que la baisse de la durée moyenne d’exil constitue une évolution positive. Or, en étudiant les chiffres de plus près, on voit que la réalité est tout autre.

Renforcer les droits fonciers pour encourager le développement

Mahmoud Mohieldin's picture
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Vue aérienne du parc national Halimun Salak et des ses environs, Java occidental, Indonésie. © Kate Evans / CIFOR

Aujourd'hui, seul 30 % de la population mondiale détient un titre de propriété foncière officiel. Les pauvres et les personnes politiquement marginalisées sont souvent les plus affectés par les risques liés à un régime foncier peu sûr.

Des titres de propriété garantis, dans le cadre d’un régime foncier, sont un luxe le plus souvent hors de portée pour la majorité des personnes pauvres et vulnérables dans le monde. À défaut de remédier à cette situation, il sera impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Un régime foncier détermine qui peut utiliser quelles ressources, pendant combien de temps et dans quelles conditions. Les systèmes fonciers peuvent être basés sur des politiques, des règles et des lois écrites comme sur des pratiques et traditions non écrites. Lorsque ces systèmes sont bien établis, les utilisateurs des terres sont non seulement incités à mettre en œuvre les meilleures pratiques d’exploitation (par exemple en tenant compte des impacts environnementaux), mais également à investir davantage.

Accès à l’eau pour tous : mettons fin à l’exclusion

Soma Ghosh Moulik's picture
Dans de nombreux pays, les femmes doivent marcher plus de six kilomètres pour s’approvisionner en eau. Les statistiques relevées sur la période 2006-2012 montrent qu’au Niger les femmes qui ont la charge d'aller chercher de l'eau doivent marcher pendant une heure en moyenne. À l’échelle mondiale, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 4,5 milliards ne bénéficient pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité.
 
Si impressionnants soient-ils, ces chiffres ne rendent pas pleinement compte de la réalité vécue par les communautés marginalisés ou à faible revenu : selon une étude récente de la Banque mondiale, seulement ]33 % des populations autochtones du Guatemala ont accès à des équipements sanitaires, contre un taux de 77 % dans le reste de la population.
 
Quelles conclusions en tirer pour le secteur de l’eau ? 

Un nouveau centre consacré aux données pour améliorer la réponse mondiale aux déplacements forcés

Ewen Macleod's picture
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Vue aérienne d’un camp de réfugiés à Goma. © Vincent Tremeau / Banque mondiale


Alors que les efforts se poursuivent pour renforcer la réponse de la communauté internationale à la crise des déplacements forcés, le Groupe de la Banque mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’emploient à mettre en place un centre de données commun. Avec cette nouvelle initiative, il s’agit d’améliorer le soutien apporté aux populations déplacées (réfugiés, personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, apatrides, rapatriés et demandeurs d’asile), ainsi qu’aux communautés locales. Les deux organisations ont récemment convenu d’établir la nouvelle structure à Copenhague, conformément aux recommandations d’un comité de sélection indépendant, et grâce à une contribution généreuse du Danemark (a).

Mais pourquoi créer un nouveau centre de ce type alors que les données disponibles sont déjà nombreuses et que d’autres organisations sont déjà actives dans ce domaine ? De quelles informations parle-t-on exactement et à qui sont-elles destinées ?

Le système éducatif finlandais : l’histoire d’une réussite

Pablo Peña's picture

Comment la Finlande, pays dont le niveau d'éducation était encore moyen dans les années 70, est-elle parvenue à l’excellence ? 

Lorsque les jeunes Finlandais se sont hissés en 2001 aux premiers rangs du test PISA, l’enquête de référence sur les acquis des élèves conduite par l’OCDE, ce résultat a beaucoup intrigué le monde de l’éducation. Comment ce petit pays qui n’avait jusque-là pas spécialement brillé dans les comparaisons internationales était-il parvenu à atteindre un tel niveau ? Cette réussite avait surpris jusqu’aux Finlandais eux-mêmes. Puis, la tendance s’est confirmée et les élèves finlandais ont continué d’obtenir, année après année, des notes supérieures aux attentes. Dans le monde entier, spécialistes de l’éducation et dirigeants ont alors commencé à se pencher sur le cas de la Finlande, modèle de système éducatif performant. Dans ce pays, les élèves affichent invariablement d’excellents résultats, mais pas seulement : les inégalités entre élèves et d’une région à l’autre sont parmi les plus faibles du monde. 

Quand qualité rime avec équité. 

Conflit et répercussions en cascade : les violences persistent même après la déclaration de paix

Jocelyn Kelly's picture


La première fois que je suis allée en République démocratique du Congo, en 2007, en tant que chercheur sur les questions de santé publique, j’avais pour objectif de démêler les causes complexes sous-tendant l’enrôlement de jeunes hommes par des groupes rebelles dans cette région d’Afrique centrale ravagée par la guerre. Mon constat a été aussi surprenant que désolant : un individu confronté dans son enfance à la violence guerrière risque plus qu’un autre d’être partie prenante à un conflit une fois adulte. Les jeunes hommes exposés à des violences extrêmes expliquent souvent ainsi leur décision de prendre les armes. Pire encore, ces mêmes jeunes gens auront du mal à réintégrer sans heurts leurs communautés une fois les hostilités terminées. Les violences vécues pendant les conflits se perpétuent au sein de leurs foyers et de leurs environnements familiers, même après la déclaration de paix.

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

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