Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Haïti

L’indice du capital humain fait déjà bouger les lignes

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Des élèves de l'école primaire Zanaki à Dar es Salaam, Tanzanie. © Sarah Farhat/Banque mondiale


En octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé son tout premier indice du capital humain, un nouvel outil qui mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération d’un pays.

Cet indice cherche à répondre à la question suivante : « Quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ? ». À l’échelle mondiale, 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Deux mois se sont écoulés depuis, et voici en quelques lignes les premiers progrès accomplis.

Accessibilité et inclusion : deux enjeux clés pour les personnes handicapées

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Milagros Ruiz, handicapée motrice résidant à Lima, est en mesure de se rendre au travail et de se déplacer de manière autonome, grâce à un système de transports en commun conçu pour être accessible à tous.
Dans le monde, environ deux millions de personnes (soit 15 % de la population) vivent avec une forme de handicap. Au-delà de leurs incapacités physiques, mentales ou sensorielles, les personnes avec un handicap sont confrontées à des obstacles à l'inclusion dans plusieurs aspects de la vie : elles ont généralement moins d'opportunités socioéconomiques, ont plus difficilement accès à l'éducation et sont plus exposées au risque de vivre dans la pauvreté. La stigmatisation et la discrimination peuvent représenter un frein majeur qui les empêchent de participer pleinement et de manière équitable au processus de décision.

Au Pérou, où la population sensible à l'accessibilité inadaptée s'élève à 33 %, le Plan national d'accessibilité pour 2018-2023 définit des mesures et actions à mettre en œuvre afin que les infrastructures urbaines s’adaptent aux besoins des personnes handicapées et leur permettent d’accéder aux moyens de transport, ainsi qu’aux outils et services d’information et de communication, au même titre que tout autre citoyen.

Solutions pour le capital humain : la Banque mondiale mise sur les idées neuves de 400 jeunes originaires de 117 pays

Alejandra de Lecea's picture
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Des participants à un atelier partagent leurs idées innovantes lors du Sommet de la jeunesse 2017 organisé par le Groupe de la Banque mondiale. © Banque mondiale

Comment résorber le déficit de capital humain dans le monde ? Cette question est le thème du Sommet de la jeunesse 2018, qui se tiendra la semaine prochaine à Washington. À cette occasion, le Groupe de la Banque mondiale rassemblera des jeunes du monde entier pour les encourager à participer à ce chantier et insuffler des idées neuves.

Pendant deux jours, 400 étudiants et jeunes professionnels originaires de 117 pays apporteront leur point de vie innovant sur la manière de développer le capital humain et d’améliorer le bien-être et les compétences des populations. Ils participeront à un programme de conférences et d’ateliers aux côtés d’experts du Groupe de la Banque mondiale et de l’ONU, mais aussi du secteur privé (IBM, Intel, etc.) et du monde universitaire (université Stanford, notamment).

Construire mieux avant la prochaine catastrophe pour sauver des vies et soutenir l’économie

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Nos efforts pour « reconstruire en mieux » visent à réduire de 60 % les pertes annuelles dues à des catastrophes. Nous sommes fiers de constater que notre stratégie mondiale de gestion du risque de catastrophe contribue depuis des années à protéger et améliorer les conditions de vie et à apporter une tranquillité d’esprit aux personnes qui en ont le plus besoin, dans des pays aussi différents que la Dominique, l’Indonésie ou l’Inde.

Cependant, l’ampleur du défi mondial que constitue la résilience de l’habitat est si grande qu’il nous faut innover encore et encore. Et nous pouvons y parvenir, d’une part grâce à des codes de la construction appropriés, à des règlements urbanistiques et à la construction de nouveaux logements sûrs et, d’autre part et avant tout, en améliorant le parc de logements existant avant le prochain séisme ou le prochain ouragan.

Accélérer le progrès vers un capital humain renforcé et une meilleure inclusion financière

Jim Yong Kim's picture
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© Banque mondiale
© Banque mondiale

La semaine dernière, plus de 11 000 délégués des pays membres du Groupe de la Banque mondiale (issus des secteurs public et privé) se sont retrouvés à l’occasion de nos Assemblées annuelles en Indonésie ce mois-ci pour réfléchir à la manière d’accélérer les progrès vers la réalisation de notre double objectif : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée au profit des 40 % les plus pauvres dans le monde.  

Assemblées annuelles 2018 : suivez le guide !

Bassam Sebti's picture
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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont chaque année un rendez-vous incontournable. Du 8 au 14 octobre 2018, retrouvez-nous pour un riche programme d'événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Cap sur Bali, en Indonésie, où se déroule cette nouvelle édition des Assemblées annuelles.
 
Le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. Les Assemblées feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. 

Préparez votre programme dès maintenant !

Le FEM, nouveau chef de file de la promotion de la ville durable

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Le FEM est prêt à donner une impulsion majeure à ces partenariats dans le monde entier. Photo : Shutterstock.com

Cet automne, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiera son rapport spécial sur les enjeux d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Cette publication tant attendue fournira pour la première fois au monde entier un état des lieux scientifique sur le rythme et l’ampleur de la réduction des émissions nécessaires pour empêcher un emballement du changement climatique. Le rapport du GIEC exposera les transformations systémiques qui sont indispensables pour éviter les conséquences de notre incapacité à limiter la pollution atmosphérique : élévation du niveau des mers, phénomènes météorologiques extrêmes, chocs sur les ressources alimentaires et en eau, recul des niveaux de vie...

Les villes font partie des systèmes qui doivent être transformés.

Les zones urbaines produisent actuellement 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) qui sont à l’origine des dérèglements climatiques, mais leur potentiel de réduction des émissions est immense. En outre, nombre des mesures susceptibles d’être déployées dans les villes pourraient générer des effets positifs considérables, allant de la création d’emplois à l’amélioration de la qualité de l’air.

Après une catastrophe, comment rebâtir vite et mieux

Sameh Wahba's picture

Stéphane Hallegatte, économiste pour le Groupe changement climatique à la Banque mondiale, est un des auteurs principaux du rapport Building Back Better. Il répond ici aux questions de Sameh Wahba, directeur du pôle Développement social, rural et urbain et Résilience de la Banque mondiale.

Les conséquences d’une catastrophe naturelle affectent les plus pauvres de façon disproportionnée. C’est ce que révélait le rapport Indestructible, publié en 2017, une année où la saison des ouragans a été particulièrement tragique dans les Caraïbes, avec deux ouragans de catégorie 5 qui ont ravagé les îles de la Barbade, la Dominique et Saint-Martin.

Les pertes se comptent en vies humaines, bien sûr, mais aussi, inévitablement, en coût matériel, social, et économique. Comment les populations pauvres peuvent-elles se remettre d’un tel choc ? Pourquoi cela prend-il si longtemps pour reconstruire, rouvrir les écoles et les hôpitaux, recréer des emplois ? Pourquoi est-il si complexe de débloqués les fonds nécessaires à la reconstruction ?

Chaque catastrophe doit nous permettre de tirer des leçons et de mieux nous préparer à la prochaine. C’est pourquoi nous devons constamment nous interroger et nous améliorer, pour continuer d’accroître l’efficacité du combat que nous menons contre la pauvreté.

Conflit et répercussions en cascade : les violences persistent même après la déclaration de paix

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La première fois que je suis allée en République démocratique du Congo, en 2007, en tant que chercheur sur les questions de santé publique, j’avais pour objectif de démêler les causes complexes sous-tendant l’enrôlement de jeunes hommes par des groupes rebelles dans cette région d’Afrique centrale ravagée par la guerre. Mon constat a été aussi surprenant que désolant : un individu confronté dans son enfance à la violence guerrière risque plus qu’un autre d’être partie prenante à un conflit une fois adulte. Les jeunes hommes exposés à des violences extrêmes expliquent souvent ainsi leur décision de prendre les armes. Pire encore, ces mêmes jeunes gens auront du mal à réintégrer sans heurts leurs communautés une fois les hostilités terminées. Les violences vécues pendant les conflits se perpétuent au sein de leurs foyers et de leurs environnements familiers, même après la déclaration de paix.

Les compétences numériques ouvrent un monde d'opportunités pour les jeunes

Zubedah Robinson's picture
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Apporter aux jeunes les enseignements et les compétences dont ils auront besoin reste un grand défi mondial. D’abord, parce que plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents dans le monde sont encore privés d’école. Et, pire encore, parce que près de 60 % des élèves du primaire dans les pays en développement ne parviennent pas à atteindre le seuil minimal de compétences devant être acquises. Ce défi est aujourd’hui d’autant plus complexe que les nouvelles technologies modifient rapidement les compétences nécessaires pour être compétitif sur le marché de l’emploi et accéder aux débouchés disponibles. Cet enjeu est au cœur de la prochaine édition du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale consacré aux mutations de la nature du travail. Dans les régions du monde qui, comme l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne, sont constituées en majorité d’une population jeune, cet enjeu impose d’accorder à l’enseignement des compétences numériques une place de premier plan.

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