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Inde

Et vous, comment exploitez-vous le libre accès à l’information?

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Une nouvelle ère s’est ouverte il y a cinq ans, le 1er juillet 2010, lorsque la Banque mondiale a lancé sa Politique d’accès à l’information, qui permet de consulter toutes les informations en possession de la Banque qui ne figurent pas sur une liste d’exceptions. Cette politique a encouragé la création d’un écosystème d’initiatives en faveur de la transparence (a), afin de rendre publiques les données de la Banque mondiale. Depuis 2010, la Banque s’appuie en effet sur les principes de cette politique pour accompagner un certain nombre d’initiatives: Libre accès aux données, Archives ouvertes du savoir, Données financières en libre accès et Partenariat pour la transparence des contrats (a), notamment. L’éventail des approches axées sur la transparence et l’innovation est large, puisqu’il englobe la stratégie de la Banque mondiale pour un gouvernement ouvert (a).
 
Ces approches sont fondamentales pour le développement. Néanmoins, même si l’accès à l’information et la technologie jouent un rôle important dans le processus de développement, ils ne constituent qu’une partie de l’équation destinée à trouver des solutions. Il est en effet crucial que, sur l’ensemble de la planète, les citoyens puissent utiliser l’information et les données pour se mobiliser et pour améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens.

Népal : de l’aide d’urgence à la reconstruction

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La casa de Keshav (a la izquierda) y la casa de su madre (a la derecha) antes del terremoto.
Les maisons de Keshav (à gauche) et de sa mère (à droite), avant le tremblement de terre.

Dans les hameaux et villages du Népal frappé par un séisme de magnitude 7,8 le 25 avril dernier, les familles se sont réfugiées sous des appentis de fortune en réunissant tout ce qui pourrait les abriter de la pluie.

Keshav et sa famille

Keshav Thapa Magar, qui vit avec sa femme, son fils et ses deux filles dans le sud-est de la vallée de Katmandou, à Kot Gaon, a été logé à la même enseigne que les autres familles de ce village de 100 foyers. D’origine newar, magar, chhetri ou tamang, la plupart vivaient dans des maisons traditionnelles en brique ou en terre, qui n’ont pas résisté aux secousses. La maison de Keshav et celle de son cousin, de facture traditionnelle, comme celle de sa mère, construite avec des poutres en béton, se sont elles aussi effondrées.

Pour alimenter notre réflexion

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Des sauterelles grillées en amuse-gueule, une soupe d’algue en entrée, et puis un bon burger de viande synthétique grillée... Vous n’avez plus faim ? Pourtant, il va falloir nous habituer à ce genre de menus. Sachant que certaines projections démographiques indiquent que 2,5 milliards d’êtres humains supplémentaires peupleront la planète en 2050, les Nations Unies estiment qu’il nous faudra doubler la production de nourriture tout en réduisant nos déchets, mais aussi explorer de nouvelles options alimentaires.

La Terre n’a jamais produit autant nourriture. Mais alors, pourquoi 842 millions de personnes dans le monde ne mangent-elles pas à leur faim ? 

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

2015, une année plus sûre pour les femmes dans les transports publics ?

Priyali Sur's picture
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Une jeune femme de 21 ans, qui vient de s’installer à Gurgaon, prend un taxi collectif pour rentrer chez elle après sa deuxième journée de travail. « Quand le chauffeur a commencé à rouler dans des rues désertes, j’ai compris tout à coup que j’étais dans sa propre voiture, et pas dans un taxi, me raconte-t-elle, deux ans après. Il m’a emmenée dans un endroit où il n’y avait personne, il m’a frappée, menacée et violée. J’aurais dû me méfier. Si seulement il existait des moyens de transport sûrs. » 

 

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Un autre effet durable des smartphones

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Un autre effet durable des smartphones

Les riches ont, depuis bien longtemps, une idée de comment vivent les pauvres à travers le monde. La nouveauté, dans le monde d’aujourd’hui, c’est que les pauvres ont désormais accès à ce qui leur avait été jusqu’à présent très bien dissimulé : la manière dont les riches vivent. Grâce à la télévision du village, à l’internet ou aux appareils portables, dont l’utilisation connaît un essor rapide chez les pauvres, ces derniers ne ratent plus aucun détail sur le mode de vie des riches ou de la classe moyenne.

Les 3 angles morts de l’égalité des sexes : le travail, l’éducation et la violence faite aux femmes

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Une femme au Népal
La Journée internationale de la femme est l’occasion de rappeler les avancées manifestes obtenues en quelques décennies sur le front de l’égalité des sexes. Dans bien des pays, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être scolarisées et les femmes vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Malgré ces progrès réguliers, prenons garde à ne pas tomber dans l’écueil de l’autosatisfaction. Ce triomphalisme serait prématuré et dangereux.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est au contraire de raviver le sentiment d’urgence et d’avoir une vision plus claire des obstacles qui subsistent pour améliorer la condition féminine. Car, de fait, des inégalités moins visibles mais tout aussi scandaleuses persistent entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Ces angles morts qu’il nous faut éclairer urgemment concernent trois aspects : l’éducation, le monde du travail et la sécurité des femmes.

Angle mort n°1 : L’éducation des filles

Nous avons fait d’immenses progrès en matière d’accès universel à l’éducation, mais il est une réalité qui nous échappe : celle des filles pauvres, qui sont les plus vulnérables et sont laissées pour compte.

Si, en Inde ou au Pakistan par exemple, les filles des familles aisées peuvent aller à l’école comme les garçons de leur âge, parmi les 20 % d’enfants les plus pauvres, les filles font en moyenne cinq ans d’études de moins que les garçons. Au Niger, seule une fille sur deux va à l’école primaire, seulement une sur 10 va au collège, et seulement une sur 50 va au lycée. Cette situation est révoltante.

2014, l’année des ajustements

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L’économie mondiale semble partie pour afficher de meilleurs résultats en 2014. Les principaux indicateurs dans les grands pôles de croissance sont orientés à la hausse – ou du moins se sont stabilisés. Mais pour que cette évolution se traduise dans les faits, les décideurs vont devoir prouver leurs capacités à adapter leurs réponses à des défis bien spécifiques.

Un an après le viol de New Delhi

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Pendant quelques années encore, le 16 décembre 2012 évoquera ce jour fatidique où six hommes ont sauvagement violé une jeune étudiante de 23 ans à bord d’un bus à New Delhi. La jeune femme succombera à ses blessures 13 jours plus tard. Ce fait divers tragique a secoué toute la nation et suscité une vague de protestations sans précédent dans la capitale comme dans l’ensemble du pays, plaçant l’Inde à la une de l’actualité internationale. Car il a rappelé à chacun d’entre nous que la violence à l’encontre des femmes est l’une des premières causes de mortalité féminine dans le monde.

Un an après ce qui est devenu le « viol de New Delhi », l’heure est au bilan : quatre des agresseurs de la jeune femme ont été condamnés à mort en septembre, mais les violences contre les femmes ont-elles disparu ? Les protestations et les appels au changement ont-elles eu un effet tangible dans le pays ?

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