Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Nigéria

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

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Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

Fragilités, conflits et catastrophes naturelles : une approche intégrée de la résilience ?

Francis Ghesquiere's picture
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Un agent de l’Union européenne évalue les dommages subis par un immeuble d’habitation en Ukraine. Crédit photographique : Union européenne

Le constat est simple mais capital : les guerres et les catastrophes naturelles sont liées, et il est indispensable d’analyser la nature de ces liens si l’on veut améliorer le sort de millions de personnes à travers le monde.

On a assisté ces dernières décennies à une aggravation alarmante de l’impact des catastrophes naturelles, qui s’explique notamment par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher : on estime que les pertes économiques qui en découlent atteignent aujourd’hui entre 150 et 200 milliards de dollars chaque année, contre 50 milliards dans les années 80. Mais il existe une autre donnée importante : plus de la moitié des personnes touchées par des catastrophes naturelles vivaient dans des États fragiles ou en situation de conflit.

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Lumières... Caméra… Action ! Quand les programmes de divertissement deviennent éducatifs

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Les campagnes appelant au changement des comportements sont omniprésentes. Elles sont là pour nous rappeler d'aller faire le vaccin contre la grippe, pour nous informer qu’il est interdit de manger et de boire dans les transports en commun et pour nous inciter à éteindre les lumières quand nous quittons une pièce. Elles utilisent un langage et des références qui nous sont familiers et qui nous paraissent acceptables, pour nous orienter, l’air de rien, vers l’adoption d’un meilleur comportement. L’émergence d’un ensemble de nouvelles technologies et de nouveaux moyens d’information de masse offrent une chance de sensibiliser des millions de personnes à des thématiques comme l’hygiène des mains, les pratiques sexuelles sans risque et la violence sexiste, pour n’en citer que quelques-unes. 

Cependant, bon nombre de ces campagnes restent peu convaincantes, ne parlent pas suffisamment au grand public, et sont véhiculées par des médias démodés et  obsolètes comme des panneaux d’affichage et des prospectus. Des études montrent que les interventions via des médias traditionnels échouent souvent à susciter un changement de comportement, en particulier à long terme. 

C’est là qu’entre en scène le concept d’éducation par le divertissement...

Que se passe-t-il si vous donnez 50 000 dollars à un futur entrepreneur du Nigéria ?

David McKenzie's picture
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Le concours YouWiN! a été lancé fin 2011 par le président nigérian et a suscité, dès la première édition, quelque 24 000 candidatures d’entrepreneurs en herbe ou d’entrepreneurs confirmés. Les 6 000 meilleurs dossiers ont bénéficié d’une formation de quatre jours consacrée à la préparation d’un plan d’affaires. Ensuite, un prix de 50 000 dollars en moyenne a été remis à 1 200 lauréats. Parmi eux, 729 avaient été choisis au hasard dans un groupe de 1 841 demi-finalistes, introduisant ainsi une variation expérimentale qui permet d’apprécier les effets de causalité du programme, au lieu d’accorder simplement des dons pour un montant total de 36 millions de dollars. Trois enquêtes annuelles de suivi permettent de vérifier l’évolution des parcours.

À quoi servent ces récompenses ?

Impact sur la probabilité pour un entrepreneur en herbe d’avoir dix employés ou plus

#Music4Dev – La chanteuse Nneka a un conseil pour toutes les femmes : Ne laissez personne vous intimider !

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La chanteuse Nneka s'engage pour les droits de femmes

Depuis que Nneka a sorti son premier album Victim of Truth en 2005, la jeune star nigériane figure parmi les plus ardents défenseurs des droits des femmes et de la lutte contre la corruption en Afrique. Elle enfonce le clou avec son quatrième album, My Fairy Tales, qui évoque cette fois les difficultés auxquelles les Africains de la diaspora sont confrontés. Elle s'est récemment rendue au siège de la Banque mondiale pour faire connaître sa musique et s’exprimer sur les droits des femmes. « Avec ma musique, je veux faire passer des messages sur ces problèmes », explique-t-elle. « J'ai grandi au Nigéria où la liberté des femmes est restreinte à bien des niveaux. J'ai été élevée dans un système où le respect passe par la peur. »

Pour alimenter notre réflexion

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Des sauterelles grillées en amuse-gueule, une soupe d’algue en entrée, et puis un bon burger de viande synthétique grillée... Vous n’avez plus faim ? Pourtant, il va falloir nous habituer à ce genre de menus. Sachant que certaines projections démographiques indiquent que 2,5 milliards d’êtres humains supplémentaires peupleront la planète en 2050, les Nations Unies estiment qu’il nous faudra doubler la production de nourriture tout en réduisant nos déchets, mais aussi explorer de nouvelles options alimentaires.

La Terre n’a jamais produit autant nourriture. Mais alors, pourquoi 842 millions de personnes dans le monde ne mangent-elles pas à leur faim ? 

#Music4Dev, ou comment mettre fin à la pauvreté avec des chansons

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#Music4Dev avec D’Banj


Mettre fin à la pauvreté

Il n'y a pas si longtemps, le concept lui-même semblait inimaginable, voire ridicule. Pourtant, à mesure que 2030 approche, l'objectif consistant à mettre fin à l'extrême pauvreté semble à portée de main. Nous avons appris que, en tant que citoyens du monde, il est de la responsabilité de chacun de faire en sorte que tout le monde ait accès à… eh bien, tout ! Eau potable, assainissement, éducation, égalité des chances, tout !

L'action naît de la connaissance. Si les gens n'ont pas conscience que les choses doivent changer, rien ne changera jamais. C'est dans cet objectif que nous avons mis en place une nouvelle initiative visant à sensibiliser le public aux questions de pauvreté, #Music4Dev (« Musique pour le développement »), qui propose à des artistes du monde entier de faire connaître leur musique en se servant de la Banque mondiale comme d'une scène, littéralement.

En visite en Afrique de l’Ouest, j'ai constaté l'importance de maintenir notre appui aux commerçantes africaines

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Je rentre tout juste d’un séjour en Afrique de l’Ouest qui nous a conduits à franchir en voiture la frontière entre le Bénin et le Nigéria, au poste de Sèmè-Kraké. Nos passeports étant soumis à un long processus de contrôle pour obtenir les précieux tampons, j’ai eu le temps d’observer l’intensité de l’activité à ce poste-frontière, où se pressent en permanence voitures, motos et piétons.

La plupart des femmes circulent à pied en général et sont la cible d’examens des plus rigoureux. Alors que, sur leurs motos, les hommes peuvent forcer le passage en refusant de ralentir, les femmes sont obligées d’emprunter un passage étroit où elles se retrouvent face à des douaniers inquisiteurs, réclamant d’innombrables documents et l’inévitable pot-de-vin — une ponction à laquelle leurs congénères motorisés échappent en accélérant !

Ebola : « Stopper l'épidémie requiert plus de moyens »

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Le Groupe de la Banque mondiale mobilise 200 millions de dollars pour Ebola...



Pour la troisième fois seulement en soixante-six ans d'existence, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une urgence mondiale de santé publique. Cette fois, c'est à cause de l'épidémie d'Ebola, qui sévit dans trois pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Après l'épreuve traumatisante de ces derniers mois, les pouvoirs publics et les populations de ces trois pays cherchent désespérément des signes qui montrent qu'Ebola peut être stoppé dans son élan.

En qualité de médecins ayant une bonne connaissance aussi bien du continent africain que de la lutte contre les maladies infectieuses, nous sommes persuadés que le plan de lutte contre le virus Ebola, orchestré à la fois par les pays et l'OMS, permettra de contenir cette flambée épidémique et, en quelques mois, de l'éteindre.

Gardons également à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'une crise africaine, mais davantage d'une crise humanitaire qui frappe une petite partie de l'Afrique. Cependant, pour y arriver, l'intervention d'urgence doit porter sur quatre volets clés.

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