Suivez les Réunions de printemps du 17 au 23 avril. Posez vos questions à l’avance et recevez un rappel avant chaque événement. Voir le programme

Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
Syndicate content

Afrique

Avoir accès à des toilettes et se laver les mains : des manques dont souffrent davantage les femmes et les filles, en particulier pendant leurs règles

Libbet Loughnan's picture
Le manque d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement est particulièrement préjudiciable aux femmes et aux filles. C’est un problème au moment des règles ou d’un accouchement, sans parler des heures perdues pour les corvées d’eau dans les régions dépourvues d’infrastructures de proximité, qui les obligent à rater l’école et les exposent aux violences et aux agressions sexuelles. Le 6e Objectif de développement durable (ODD) vise à y remédier, en prévoyant « d’ici à 2030, [d’]assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et [de] mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. »

Investir dans la nutrition, un choix judicieux pour le développement

Julia Dayton Eberwein's picture


« 
Si l’allaitement maternel n’existait pas, son inventeur mériterait un double prix Nobel, de médecine et d’économie. » Keith Hansen, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement humain

Ce constat, la plupart de ceux qui œuvrent dans le domaine de la nutrition l’ont fait depuis longtemps. Et à mesure que la dynamique mondiale en faveur de la nutrition se renforce, le nombre de données probantes démontrant la puissance des interventions nutritionnelles pour les individus comme pour la société augmente également.
Nous le savons : il existe des programmes d’intervention qui réduisent sensiblement les retards de croissance chez les enfants et l’anémie chez les femmes, sauvent des vies et offrent un incroyable retour sur investissement, qui peut aller jusqu’à 35 dollars pour un dollar dépensé : programmes de nutrition améliorée destinés aux femmes enceintes, distribution de compléments en fer et acide folique aux femmes en âge de procréer, amélioration des pratiques alimentaires, y compris l’allaitement, meilleure nutrition des enfants, grâce entre autres à des apports en micronutriments, des politiques sociales et des campagnes nationales prônant l’allaitement, et fortification des aliments de base. Les investissements nutritionnels au cours des 1 000 premiers jours de vie, de la conception d’un enfant à son deuxième anniversaire, sont les plus judicieux qui soient pour assurer le développement, car ils posent les jalons d’investissements réussis dans d’autres secteurs mais, en plus, ils donnent aux enfants d’aujourd’hui les atouts pour devenir les moteurs de la croissance de demain.

Sur fond de crises, les partenariats mondiaux résistent à l’épreuve du temps

Axel van Trotsenburg's picture
Cette page en : English
© Banque mondiale

Il y a quelques semaines, l’ONU tirait la sonnette d’alarme en déclarant l’état de famine dans plusieurs zones du Soudan du Sud : la vie de 100 000 personnes est directement menacée par la première famine dans le monde depuis celle de 2011.

Cette annonce s’est accompagné d’autres estimations des plus préoccupantes : 20 millions de personnes sont « au bord de la famine » au Soudan du Sud, au Nigéria, en Somalie et au Yémen. Face à une crise comme celle-ci, qui frappe des populations qui sont déjà parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, les organismes de développement mondiaux et leurs partenaires doivent réagir urgemment afin de répondre aux exigences immédiates mais aussi aux besoins à plus long terme.

Une année dans la vie d'un incubateur

Alexandre Laure's picture
© Cesar Gbedema/Impact Hub Bamako

Le mois dernier, Impact Hub Bamako a célébré son premier anniversaire. Premier du genre au Mali, Impact Hub Bamako fait partie d'un réseau mondial de plus de 15 000 membres implantés dans plus de 80 villes dans le monde, de Bogota à Phnom Penh. Combinant les services d’un laboratoire d'innovation avec des programmes d'incubation et d'accélération et un centre d'entrepreneuriat social, Impact Hub Bamako fournit un écosystème unique de ressources, d'inspiration et de possibilités de collaboration pour les jeunes maliens créatifs travaillant à la réalisation d’un objectif commun.

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

Emanuela Galasso's picture
Cette page en : Español
Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Pourquoi la taxation des envois de fonds des migrants est une mauvaise idée

Dilip Ratha's picture
Cette page en : Español
Familia en Nicaragua © Banco Mundial

En 2016, les envois de fonds des travailleurs émigrés vers les pays en développement ont atteint 440 milliards de dollars, soit plus de trois fois le montant de l’aide publique au développement. Pour de nombreux pays, ces transferts d’argent constituent la principale source de devises. En Inde et au Mexique, ils dépassent les investissements directs étrangers. En Égypte, ils dépassent les recettes du canal de Suez. Et au Pakistan, ils dépassent les réserves internationales du pays.

Le site banquemondiale.org fait peau neuve

Christine Montgomery's picture
Le site banquemondiale.org fait peau neuve

Le site banquemondiale.org prend un coup de jeune ! La nouvelle interface, résolument plus moderne, décloisonne les contenus et fait la part belle aux éléments visuels (images, vidéos, visualisation de données).

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

Oliver Whalley's picture
 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

(R)évolutions médiatiques : les réseaux sociaux s’imposent de plus en plus comme la principale source d’information

Darejani Markozashvili's picture
Avec quels médias vous informez-vous ? La télévision, la presse écrite, la radio ou les réseaux sociaux ? Utilisez-vous des sources d’information traditionnelles ou plutôt nouvelles ? Votre réponse dépendra de nombreux éléments : votre comportement de consommation des médias, votre âge, l’endroit où vous vivez, etc. Elle évoluera aussi au fil du temps. Et si vous continuez de lire, regarder et écouter des médias familiers et éprouvés, il est possible que votre manière d’y avoir accès ait changé. C’est pour éclairer ces mutations que le Reuters Institute for the Study of Journalism commande chaque année le Digital News Report, une enquête internationale sur les modes de consommation de l’information.

L’édition 2016 (a) révèle notamment que 51 % des personnes interrogées à travers le monde (soit plus de 50 000 personnes dans 26 pays) passent chaque semaine par les réseaux sociaux pour s’informer. Comme le montre l’infographie ci-dessous, on voit que la place des réseaux sociaux comme principale source d’information a fortement progressé entre cette année et l’année dernière, en particulier au Brésil, où elle a augmenté de 10 à 18 %, et au Danemark, où elle a doublé pour passer de 6 à 12 %. En Grèce, 27 % des sondés déclarent utiliser les réseaux sociaux comme principale source d’information, contre 21 % la télévision et 3 % seulement la presse écrite.         

                                            
 

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Non, c’est un drone humanitaire comestible !

Magdalena Mis's picture

By Windhorse Aerospace

Des drones « comestibles » pour transporter de la nourriture, de l’eau ou encore des médicaments en cas d’urgence humanitaire : selon ses promoteurs, cette invention pourrait bientôt s’avérer un outil incontournable pour ravitailler les zones isolées touchées par une catastrophe naturelle ou un conflit.

Avec un stock de 50 kilos de nourriture dans ses compartiments, chaque drone pourrait nourrir jusqu’à 50 personnes par jour, pour un coût de 150 livres, promettent-ils.

La carlingue du « Pouncer » — nom donné au prototype — est en bois pour l’instant, mais ses concepteurs envisagent de passer aux matériaux comestibles dans sa prochaine version.

Pages