Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Promouvoir l’égalité des sexes en Afrique

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Le récent Rapport sur le développement dans le monde consacré à l’égalité des sexes offre plusieurs raisons d’être pessimistes sur l’état des relations hommes-femmes en Afrique. Plus d’un million d’Africaines meurent prématurément chaque année — souvent en raison de complications liées aux accouchements et au VIH/SIDA. Les femmes gagnent moins que les hommes, que ce soit dans l’agriculture, dans les entreprises ou sur le marché du travail en général. En outre, les violences domestiques sont souvent tolérées : ainsi, 61 % des Éthiopiennes estiment normal d’être battues par leur mari quand elles laissent brûler le dîner.

La montée en puissance des programmes de protection sociale en Afrique

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Jusqu’à une date très récente, les filets de protection sociale — ces programmes consistant à venir en aide aux populations pauvres et vulnérables par le biais de transferts monétaires et autres — étaient considérés comme l’apanage des pays riches ou à revenu intermédiaire. Celui qui me venait le plus souvent à l’esprit, lorsque je pensais aux dispositifs équivalents en place dans des pays en développement, c’était le programme brésilien Bolsa Familia, qui est décrit comme le plus vaste et l’un des plus concluants programmes de ce type au monde.

Un point sur l’utilisation des liseuses électroniques en Afrique, par Michael Trucano

Comment introduire des livres et des liseuses électroniques dans les pays à faible revenu, et est-ce une bonne idée ?

Si l’on en juge par le nombre croissant de demandes que nous recevons ici, à la Banque mondiale, à ce sujet, nous ne sommes pas les seuls à nous poser ces questions. Si vous cherchez des pistes pour essayer de répondre à ce type de problématiques, en vous appuyant sur les données recueillies par des pionniers dans ce domaine, vous serez certainement, à un moment ou à un autre, en contact avec l’ONG Worldreader. Cofondée par l’ancien vice-président d’Amazon, Worldreader s’efforce, avec ses partenaires, « de permettre à des enfants et à des familles, dans le monde en développement, d’accéder à des millions de livres ». Jonathan Wareham, enseignant dans le département des Systèmes d’information à l’ESADE Business School de Barcelone, siège au conseil d’administration de la fondation Worldreader en Espagne et collabore avec cette organisation à diverses activités de recherche sur l’utilisation des liseuses et des livres numériques. Il est récemment venu à la Banque mondiale pour exposer les résultats des travaux menés en Afrique par Worldreader.

L’Afrique, on y revient toujours

Justin Yifu Lin's picture

Durant ma première semaine au poste d’économiste en chef de la Banque mondiale, en juin 2008, je me suis rendu dans trois pays d’Afrique : l’Éthiopie, le Rwanda et l’Afrique du Sud. De nombreuses visites dans d’autres pays africains ont suivi, mais je garde un intérêt particulier pour l’Éthiopie. Je viens juste d’y retourner, pour la quatrième fois. Je suis sûr que je m’y rendrai encore lorsque j’aurai quitté la Banque, le 1er juin de cette année, mais il s’agissait là de mon dernier déplacement en Afrique en tant qu’économiste en chef.

Les débutants : une grande source d’énergie en Côte d'Ivoire, par Fabio Hirschhorn

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La mission en Côte d'Ivoire doit se dérouler du 13 au 17 février. Il est temps de préparer mon premier voyage pour la Banque : obtenir les billets d'avion et les réservations d'hôtel, me rendre au service de médecine des voyages de l’infirmerie, demander un laissez-passer des Nations Unies et un visa, lire les recommandations en matière de sécurité, changer de l'argent, etc. Ah, et bien sûr, préparer tous les documents de référence et coordonner l'établissement de calendrier de nos réunions. Simples démarches qui deviennent vite routinières pour ceux qui les ont accomplis à plusieurs reprises, mais qui sont plutôt excitantes pour un débutant.

J'ai atterri en Côte d'Ivoire juste à temps pour la grande finale de la Coupe d’Afrique des nations : la Côte d'Ivoire, équipe favorite, rencontrait la Zambie à l’issue d’un parcours surprenant. L'attention de tous était rivée sur le match, et la ville se préparait à une semaine de festivités. Le football est toutefois un sport capricieux et la Côte d'Ivoire a connu la défaite en finale. Le pays n’en a pas pour autant changé ses plans : lundi 13 a été déclaré fête nationale pour permettre à la population d'accueillir les joueurs, et c'est ce qu’elle a fait. Un léger contretemps, inattendu pour nous, puisque que la plupart des réunions que nous avions prévues pour cette journée ont été annulées. Un début un peu décevant.

Des emplois verts pour l’Afrique

Par Daniel Kammen

Lors d’une réunion du Forum de partenariat des Fonds d’investissement climatiques (FIC), au Cap, j’ai présidé une séance consacrée à la science du changement climatique au cours de laquelle un représentant du ministère de l’Énergie de l’Éthiopie s’est levé pour faire un commentaire éloquent : « Je me réjouis que nous parlions du développement sobre en carbone et des instruments de planification communautaire disponibles, mais, dans les zones rurales d’Afrique de l’Est, tout le monde voit bien que le climat change. À chaque nouvelle saison, ma mère me dit que les pluies et les températures n’étaient pas les mêmes du temps de sa jeunesse ».

Que faudrait-il faire pour transformer le secteur énergétique en Afrique ?

Jamal Saghir's picture

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Que faudrait-il faire pour transformer le secteur énergétique en Afrique ? C’est la question à laquelle nous nous sommes attelés vendredi lors d’une discussion avec les ministres de l’Énergie et des Finances d’Afrique. La discussion s’inscrivait dans un événement organisé à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI. Elle a attiré de nombreux participants et aurait pu durer au delà des deux heures prévues, tant la situation de l’énergie en Afrique tient au cœur de nombre d’entre nous.

Mettre l’agriculture au service de l’emploi

Obiageli Ezekwesili's picture

 

Il y a aujourd’hui en Afrique une mine d’emplois qui attend d’être exploitée. Cette mine, c’est l’agriculture et l’agro-industrie.

 

La situation actuelle de l’agriculture africaine ressemble de manière frappante à ce qu’était le secteur des télécommunications à la fin des années 90. Une décennie plus tard, des politiques judicieuses, conjuguées au renforcement des cadres réglementaires, ont ouvert le secteur à la libre entreprise, attirant quelque 60 milliards de dollars d’investissements privés et donnant lieu au boom que connaît le secteur des TIC aujourd’hui : 450 millions de téléphones portables en Afrique, plus que le Canada, le Mexique et les États-Unis réunis.

Que les vrais leaders de l’Afrique veuillent bien se lever ! Un appel aux innovateurs des TIC sur le continent

Nicole Amarteifio's picture

Vidéo en anglais.

 

En parcourant les propositions venues d’Afrique pour le concours « Développeurs au service du développement », j’ai réalisé que ce n’est pas dans des documents d’orientation bavards et théoriques qu’il fallait chercher les solutions aux défis de développement auquel est confronté mon continent. Mais qu’il existe, au contraire, des solutions bien vivantes et qu’elles se trouvent dans les innovations en provenance du secteur des TIC en Afrique.

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