Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
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Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
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Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.

Maximiser les financements pour le développement : une stratégie qui fait ses preuves

Hartwig Schafer's picture
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People in Saint-Louis, Senegal. © Ibrahima BA Sané/World Bank
Saint-Louis (Sénégal). © Ibrahima BA Sané/Banque mondiale

Il faudra des investissements massifs pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée à l’horizon 2030. Pour être à la hauteur de ces ambitions et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), les besoins se chiffreraient jusqu’à 4 500 milliards de dollars chaque année. À l’évidence, nous n’y parviendrons pas en nous appuyant uniquement sur les financements publics. Soyons clairs : les pays ne réussiront à atteindre les ODD et à améliorer ainsi les conditions de vie de leur population que s’ils mobilisent davantage de ressources nationales et s’ils attirent plus de financements privés pour compléter et démultiplier les fonds publics et l’aide au développement. C’est ce que l’on appelle « maximiser les financements pour le développement ».

Taxation des richesses : vers de nouvelles règles du jeu

Jim Brumby's picture
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L’ampleur croissante des inégalités de revenu est un problème crucial dans de nombreux pays, comme l’a récemment souligné le FMI dans son Moniteur des finances publiques. Pourtant, la richesse est encore plus inégalement répartie que le revenu, ainsi que le montre le schéma qui suit.
 



Malgré la fameuse proposition (a) de Thomas Piketty — instaurer une taxe généralisée de 2 % sur le patrimoine des plus riches — il n’existe que très peu de taxes visant explicitement la richesse, que ce soit dans les économies développées ou émergentes. D’ailleurs, entre 1985 et 2007, le nombre de pays de l’OCDE taxant la richesse est tombé de douze à quatre. Et dans bien des cas, ces mécanismes étaient et sont toujours assez peu efficaces. Les pays en développement ne prévoient que très rarement une taxe sur le patrimoine et l’Inde a purement et supprimé la taxe existante de son dernier budget national.

Une approche unifiée pour réduire les risques qui pèsent sur la santé humaine, animale et environnementale

Juergen Voegele's picture
 Trevor Samson / Banque mondiale


Les autorités malgaches et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé en novembre dernier que l’épidémie de peste pulmonaire à Madagascar était jugulée. Pour nous comme pour beaucoup d’autres, cette nouvelle a constitué un soulagement considérable...

L’avenir de l’agriculture en Afrique : les nouvelles technologies au cœur d’une disruption positive

Simeon Ehui's picture
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© Dasan Bobo/World Bank
© Dasan Bobo/Banque mondiale

L’agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Ce secteur est d’abord un moteur de la création d’emplois : alors que l’exploitation de la terre et l’élevage contribuent déjà à eux seuls à environ 60 % des emplois en Afrique subsaharienne, la part des emplois dans l’ensemble du système agroalimentaire pourrait être bien plus élevée. En Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, le système alimentaire devrait être le secteur le plus pourvoyeur de nouveaux emplois entre 2010 et 2025. De plus, l’agriculture est un vecteur de croissance durable et solidaire, ainsi que le socle d’un système essentiel pour assurer une alimentation nutritive, sûre et accessible à tous. 

Les débuts prometteurs de la finance islamique au service du développement

Amadou Thierno Diallo's picture
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La semaine dernière, après deux ans d’élaboration, le Groupe de la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé le rapport phare intitulé Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships (a) lors d’une discussion en ligne (a) depuis Washington. Nous avons montré que, grâce à des partenariats, la finance islamique peut contribuer à mobiliser les ressources financières nécessaires pour satisfaire les besoins immenses en infrastructures essentielles.
 
De fait, les partenariats public-privé (PPP) qui font appel à la finance islamique se multiplient au Moyen-Orient, et montent en puissance dans différents pays d’Afrique et d’Asie. Nos deux institutions s’efforcent d’exploiter leurs propres avantages compétitifs, de mettre en œuvre des interventions efficaces et de produire des résultats mesurables, pour recourir davantage à la finance islamique et élargir ses champs d’application.

Ces questions qui me taraudent

Jim Yong Kim's picture
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Des villageois visitent l’école Anando à Kashadaha (Bangladesh). © Dominic Chavez/Banque mondiale


Pour la première fois depuis la crise financière, l’économie mondiale a de bonnes chances de tourner à plein régime ou presque en 2018, comme nous l’avons indiqué dans notre dernière édition des Perspectives économiques mondiales

Le retour de la croissance mondiale est une bonne nouvelle pour le combat que nous menons contre la pauvreté et en faveur d’une prospérité partagée dans le monde entier. Reste que je nourris des inquiétudes lancinantes face à un certain nombre de processus à l’œuvre.

En premier lieu, on assiste à travers le monde à une montée des aspirations individuelles. Il faut se réjouir de cet essor des aspirations. Conjuguées aux opportunités, elles peuvent insuffler du dynamisme et donner lieu à une croissance économique durable et solidaire. Mais je crains, comme semblent l’indiquer les travaux de recherche, que les attentes frustrées de leurs populations n’entraînent les pays sur la voie de la fragilité, des conflits, de l’extrémisme et de la migration.

2018, l’année de tous les enjeux pour le Pacte avec l’Afrique du G20

Jan Walliser's picture
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Expansion of the Azito Thermal Power Plant, in Côte d'Ivoire, will improve access to electricity for Ivoirians and help sustain the country's economic growth. © Cedric Favero/IFC
L’extension de la centrale thermique d’Azito, en Côte d'Ivoire, permettra d’améliorer l’accès des habitants à l’électricité et de soutenir la croissance économique du pays. © Cedric Favero/IFC


Note de la rédaction : Le billet ci-dessous apporte un éclairage sur le chapitre 6 du rapport Foresight Africa 2018 (a). Cette nouvelle publication met en lumière six axes d’action prioritaires pour l’Afrique qui sont autant d’opportunités pour le continent de surmonter ses difficultés et de stimuler une croissance sans exclus. Le chapitre 6 porte sur la modification de la nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Il est disponible ici (a).

En 2017, sous la présidence de l’Allemagne, le G20 a lancé un nouveau projet destiné à soutenir le développement des pays africains : le « Pacte avec l’Afrique » . Cette initiative réunit, autour des pays africains qui le souhaitent, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement et d’autres partenaires multilatéraux et bilatéraux. Elle a pour objet de développer et appuyer des politiques et des actions indispensables pour attirer des investissements privés. Les dix pays qui ont pris part à cette initiative ont exposé leurs aspirations et leurs programmes de réforme dans un document adopté par les ministres des Finances du G20 en mars 2017. 

Les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne en cinq graphiques : une reprise fragile

Gerard Kambou's picture
L’Afrique subsaharienne va bénéficier de la reprise de l’économie mondiale. Les projections montrent une hausse de l’activité économique dans l’ensemble de la région, à la faveur du raffermissement des cours des produits de base et du renforcement progressif de la demande intérieure. Cependant, en l’absence de réformes, le taux de croissance potentielle devrait rester faible compte tenu des tendances de la démographie et de l’investissement, ce qui aura pour effet de peser sur les revenus par habitant et de réduire les perspectives de réduction de la pauvreté. Ces prévisions pourraient en outre être revues à la baisse en raison d’un certain nombre de risques : une baisse persistante des prix des produits de base, un durcissement soudain des conditions de financement à l’échelle mondiale ou encore, au niveau régional, une aggravation des incertitudes politiques et des tensions sur le front de la sécurité. Une reprise mondiale plus forte qu’anticipé pourrait en revanche doper les exportations, les investissements et la croissance dans la région.

Les perspectives de croissance de l’Afrique subsaharienne s’améliorent 
 
La croissance en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer cette année pour atteindre 3,2 %, contre un taux de 2,4 % en 2017 et de 1,3 % en 2016, et continuer de se consolider progressivement. Tandis que les trois principales économies de la région, à savoir l’Angola, le Nigéria et l’Afrique du Sud, auront du mal à stimuler leur croissance, les autres pays africains devraient enregistrer des performances plus robustes.   
 
Source : Banque mondiale
Remarque : Les parties grisées correspondent à des prévisions.

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