Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Afrique

Avalés par les flots : les infrastructures et les emplois sous la menace du changement climatique le long des littoraux

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Pour les habitants du littoral ouest-africain, les bouleversements sont rapides. À certains endroits, l’érosion côtière atteint 10 mètres par an. Des tempêtes de plus en plus fortes et l’élévation du niveau de la mer emportent des habitations, des routes et des bâtiments qui avaient connu plusieurs générations.

Il y a peu, je suis allée en Afrique de l’Ouest afin d’y observer les effets de l’érosion côtière. Pour comprendre le problème, nous nous sommes rendus dans trois pays : partis de Cotonou, la capitale du Bénin, nous avons suivi la côte vers la capitale du Togo, Lomé, puis nous nous sommes arrêtés à Keta, au Ghana, avant de terminer notre périple par Accra, la capitale de ce dernier pays. Ces trois États, parmi les plus touchés, offrent un aperçu de l’érosion de tout le littoral, de la Mauritanie au Nigéria, en passant par le Sénégal.

À plusieurs reprises, nous avons discuté avec des habitants de la région qui nous ont dit « Vous voyez ces bateaux, là-bas ? C’est là qu’était ma maison. » Sans logement ni possibilité de subsistance par la pêche, beaucoup d’entre eux n’ont pas d’autre choix que de partir afin de gagner leur vie ailleurs. Avec pour conséquence des communautés divisées et un tissu social bouleversé. À l’avenir, des millions de personnes pourraient être concernées.

Si l’on met de côté la dimension humaine, pourquoi accorder autant d’importance à l’érosion côtière ? D’abord, parce que ce phénomène a un impact néfaste non négligeable sur le développement social et économique de nos pays clients. Ensuite parce que, même si le changement climatique aggrave l’érosion du littoral, il s’agit d’un processus causé en partie par l’activité humaine. Par conséquent, il est possible de le ralentir et de le gérer plus efficacement, en particulier en adoptant une approche régionale.

Concours photo : à quoi ressemble une ville durable ? La réponse en images des dix finalistes

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L'idée qui nous a amenés à organiser le concours photo #SustainableCities ou « Villes durables » était très simple : il s’agissait de savoir ce que ce concept évoquait chez les habitants du monde entier.

L'objectif est atteint ! Nous avons reçu 90 clichés en provenance de plus de 40 pays, et tous ont une histoire à raconter.

Nous vous invitons à découvrir les trois photos lauréates ainsi qu'un cliché récompensé d'une mention honorable pour son message en faveur de l’action climatique.

Photo lauréate : Yanick Folly (Bénin)

Une nouvelle génération de PDG : être chef d'entreprise quand on est une femme en Afrique de l’Ouest

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Comment se sent-on quand on met sur pied et gère un incubateur en tant que femme ? La réponse, comme partout ailleurs dans le monde pour les femmes qui sont dans le monde du travail, est que c'est compliqué.

Dans de nombreux pays, il est encore rare de voir des femmes dans certains secteurs. Regina Mbodj, PDG du CTIC Dakar, connaît très peu de femmes au Sénégal ayant étudié les TIC : « Quand je suis rentrée à la maison et que j'ai raconté mes études, beaucoup de gens ont répondu : ‘Je pensais que seuls les hommes faisaient cela !’ »

Infrastructures scolaires et catastrophes naturelles – ce que nous savons et ne savons pas

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Crédits photo. : Tracy Ben/ Shutterstock

« Le 12 mai 2008, un séisme d'une magnitude de 8,0 sur l'échelle de Richter, qui s’est soudainement déclenché à 14 heures 28 minutes 04 secondes, a secoué la terre, déplaçant montagnes et rivières et laissant un pays fortement dévasté et divisé… »  Ceci est un extrait du rapport officiel chinois décrivant les conséquences catastrophiques du tremblement de terre qui, en frappant durement le Sichuan, a fait 5.335 morts ou disparus parmi les élèves et étudiants de la province.

Et voilà qu’il y a deux ans, au Népal, le 25 avril 2015, un séisme d’une magnitude de 7,8 a démoli ou irréparablement endommagé quelque 6.700 bâtiments scolaires. Heureusement que le séisme s’est produit un samedi, jour férié au Népal, sinon le bilan de morts et de blessés aurait pu être aussi sévère ou même bien pire qu’au Sichuan. De même, dans d’autres endroits du monde – au Pakistan, au Bangladesh, aux Philippines, à Haïti, en Équateur et, le plus récemment, au Mexique – des établissements scolaires ont été touchés par des catastrophes naturelles.

 Pourquoi les bâtiments scolaires s’effondrent-ils ?

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires africaines discutent de la question de l’égalité hommes-femmes dans le secteur privé

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Lisa Barutel (au centre) et son équipe. Crédit : La Fabrique.

Comme nous l'avons vu dans notre deuxième billet de blog, l'entrepreneuriat joue un rôle essentiel dans la promotion d'une croissance durable. Pourtant, dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, les préjugés de longue date à l'encontre du secteur privé demeurent des obstacles majeurs pour les femmes et les jeunes qui aspirent à devenir entrepreneurs.

« Le soutien familial, en particulier, demeure essentiel pour les choix de carrière des femmes, et le secteur privé ne jouit pas toujours d'une bonne réputation auprès des parents. Il est très difficile pour eux [les parents] de comprendre pourquoi nous voulons faire cela au lieu d'obtenir un emploi stable au sein du gouvernement », explique Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Ma mère est entrepreneure, mais elle a fait ça à côté de son travail principal et de ses obligations familiales en France, donc pour elle ce n'est pas une carrière en tant que telle. »

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d'affaires africaines discutent incubation, développement et mentalité entrepreneuriale

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Comme nous l'avons vu dans notre premier billet de blog, nos six PDG sont très optimistes sur les incubateurs et leur soutien potentiel au développement économique de leur pays. On ne va pas loin dans le secteur privé sans être réaliste, cependant, et elles ont mis en garde contre le fait de voir l'entrepreneuriat comme un remède universel aux problèmes de chômage et de déficit de compétences des jeunes en Afrique de l'Ouest.

Binta Ndiaye, responsable de MakeSense Afrique.
Crédit : MakeSense Afrique.

« Nous devons examiner notre propre contexte et développer notre propre modèle d'entreprenariat », déclare Binta Ndiaye, PDG de MakeSense Afrique. « Je vois nos universités enseigner des modèles d'affaires obsolètes d’inspiration européenne et ce n'est tout simplement pas convenable, apprendre et reproduire la même chose ne fait rien pour l'innovation. Je dis : ‘Donnez aux jeunes les outils dont ils ont besoin pour entreprendre leur propre projet et voyez où ça les mène !’ »

Fatoumata Guirassy, PDG du premier incubateur d'entreprises guinéen Saboutech, est également optimiste quant à l'incubation d'entreprises et au rôle clé qu'elle peut jouer : « La Guinée se réveille de la crise d'Ebola et 60% de nos jeunes sont encore au chômage. Le secteur privé a beaucoup de potentiel pour combler ce manque et construire une classe moyenne viable ; je pense vraiment que ce sera un élément central du développement de la Guinée. »

Cependant, Lisa Barutel, fondatrice et PDG de La Fabrique, met en garde contre le risque de trop attendre de l'entreprenariat : elle souligne que l'entreprenariat n'est pas la panacée qui résoudra tous les défis du développement de l'Afrique de l'Ouest. Comme le dit Fatoumata : « L'entrepreneuriat n'est pas la solution, c'est une solution qui doit faire partie d'une stratégie plus large. »

La durabilité a été citée par presque toutes. Fatoumata précise que les incubateurs ne sont pas un cas à part et ne sont pas automatiquement viables : « Cela dépend de la façon dont nous nous positionnons ; nous devons être capables de connecter les différents organismes d'appui et de travailler ensemble sur le terrain pour construire un écosystème viable qui soutiendra les entrepreneurs. » Mariem Kane, fondatrice et présidente de l'incubateur Hadina RIMTIC en Mauritanie, souligne que l'assistance technique et le renforcement de l'appui financier aux incubateurs doivent être des éléments essentiels de l’équation : « Nous devons établir un réseau plus solide de partenaires et de mécènes parmi les investisseurs et les hommes d'affaires si nous voulons accroître notre impact. »

Une mosaïque à composer ensemble : partageons un message d’espoir contre la pauvreté #EndPovertyMosaic

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Le 17 octobre marque le 25ème anniversaire de la journée mondiale contre la pauvreté. Aidez-nous à créer un œuvre collective qui symbolisera l'espoir et la cohésion afin d'inciter les dirigeants à rester engagés et à intensifier les efforts partout dans le monde. 

Partagez votre selfie avec le hashtag #EndPovertyMosaic pour sensibiliser les Internautes et convaincre les décideurs que l'on peut et que l'on doit mettre fin à l'extrême pauvreté d'ici 2030.

Une nouvelle génération de PDG : Six femmes d’affaires discutent du monde de l'entreprenariat et des start-ups en Afrique de l'Ouest

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Dans toute l'Afrique de l'Ouest, il est très difficile de trouver un lieu de travail aussi innovant et diversifié que les incubateurs d'entreprises. Reconnues pour leur personnel jeune, énergique et souvent paritaire, ces organisations sont une indication encourageante de ce que réservent les décennies à venir, alors que la région présente au monde une main-d'œuvre plus jeune, plus ouverte et de plus en plus féminine.

En Afrique de l'Ouest francophone – où il n'y avait encore aucun incubateur début 2011, six jeunes femmes dirigent actuellement d'importants incubateurs, dont certains bénéficient du soutien du Groupe de la Banque mondiale.  

Ayant des formations en informatique, en ingénierie, en finance, en logistique, en gestion de projets et en entrepreneuriat social, ces femmes ont des profils tout aussi variés et impressionnants que les start-ups qu'elles accompagnent. Compte tenu de l'engagement du Groupe de la Banque mondiale à promouvoir l'égalité des sexes, tel qu'énoncé dans la Stratégie Genre, notre équipe leur a parlé pour en apprendre davantage sur leur travail et leur expérience de leadership.
 
Regina Mbodj, PDG du CTIC Dakar. Crédit : CTIC Dakar

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

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Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

De véritables écosystèmes : Comment les réseaux peuvent stimuler les incubateurs africains

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Des entrepreneurs dynamiques soutenus par l’incubateur Nord-Sud Bond’Innov. Crédit : Bond’Innov

À travers l'Afrique francophone, des incubateurs émergent rapidement pour accompagner une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs. Malgré leur énorme potentiel, les incubateurs ne sont que l'un des nombreux acteurs d'un vrai écosystème entrepreneurial. C'est pourquoi il est de plus en plus important que les incubateurs - en plus d'allouer les ressources, les services et le financement nécessaires à des start-ups prometteuses - fournissent aux incubés une plateforme pour partager et transférer des connaissances à travers l'écosystème, non seulement avec leurs pairs, mais aussi avec les investisseurs, les centres de recherche, les experts de l'industrie, sur lesquels leurs entreprises finiront par dépendre.

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