Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Asie de l’Est et Pacifique

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

Liviane Urquiza's picture
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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

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Genre et égalité des sexes dans les écoles thaïlandaises : sommes-nous ce que l’on nous a appris ?

Pamornrat Tansanguanwong's picture
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Alors que j’attendais un enseignant avec lequel j’avais rendez-vous pour une interview dans une école du fin fond de la Thaïlande, le spectacle des élèves en train de déjeuner m’a rappelé mes années d’écolière. Je me suis mise à discuter avec les enfants et je leur ai demandé ce qu’ils voulaient faire plus tard. « Docteur », a répondu un garçon. « Moi, quand je serai grande, je veux être infirmière », a dit une fille. Leurs réponses m’ont amenée à me demander à quel âge nos systèmes de valeurs masculin/féminin prenaient forme.
 
La famille et l’école sont les institutions clés au sein desquelles les jeunes enfants assimilent les normes sociales. L’école, en particulier, est le cadre dans lequel les enfants socialisent et découvrent les valeurs et relations sociales, et notamment celles qui sont associées aux sexes.
 
Si l’on croit savoir que l’école joue un rôle capital dans la formation de ces valeurs, il n’y a guère eu d’études empiriques consacrées à ce sujet en Thaïlande.

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

Anita Marangoly George's picture
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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale

Keith Hansen's picture
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Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale
Photo: Dominic Chavez/Banque mondiale


​Attardons-nous d’abord sur quelques chiffres : ce matin, pendant que vous preniez votre petit déjeuner, environ 15 000 personnes sont venues grossir la population urbaine mondiale. Elles seront 180 000 d’ici la fin de la journée et 1,3 million à la fin de la semaine. Alors que la planète ne manque pas de place, ce rythme d’urbanisation effréné revient à concentrer l’humanité toute entière dans un pays comme la France.

C’est dans les villes que vit la majorité de la population mondiale, que la croissance démographique sera de plus en plus importante et que la plupart des pauvres se trouveront bientôt.

Je suis un immigré.

Jim Yong Kim's picture
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Avec l'aimable autorisation de Jim Yong Kim

 
Je suis arrivé aux États-Unis en 1964 en provenance d’un pays en développement extrêmement pauvre, la Corée, dont le potentiel de croissance économique était jugé alors quasi inexistant par la plupart des experts — y compris ceux de la Banque mondiale.
 
Ma famille s’est installée à Dallas puis dans l’Iowa. À notre arrivée, je n’avais que cinq ans et, au début, mon frère, ma sœur et moi-même ne parlions pas anglais. La plupart de nos voisins et camarades de classe n’avaient jamais vu d’Asiatiques auparavant. Dans tous les sens du terme, j’avais le sentiment d’être un étranger résident. Au fil du temps, ma patrie d’adoption a toutefois pris conscience, de bien des façons, des avantages de la diversité et du multiculturalisme et les a peu à peu appréciés. Ma famille s’est alors sentie beaucoup mieux accueillie et intégrée dans la société américaine.

L’action climatique n’impose pas de sacrifier l’économie

Rachel Kyte's picture
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Récolte de riz dans un village Thai à Mai Chau, province de Hoa Binh, nord du Vietnam

Il y a plus de deux décennies, les pays du monde se sont entendus sur la nécessité de faire face au changement climatique.
 
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992. Elle a donné naissance à divers forums de négociation destinés à éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, qui est essentiellement imputable nos sociétés et à la pollution qu’elles génèrent.
 
Certes, des progrès ont été accomplis depuis, mais il reste encore tant à faire. La sécheresse, les inondations et les cyclones qui semblent déjà faire partie du quotidien ne sont en réalité que des signaux d’alerte sur ce qui nous attend. Si l’on veut empêcher que la situation ne devienne encore plus grave, il faut réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui exige d’agir sans délai et avec la plus grande vigueur.
 
Les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), qui sont le fruit d’un incroyable processus de consultation au niveau planétaire, montrent le chemin à suivre pour promouvoir une croissance stable qui mettra fin à la pauvreté et dont chacun bénéficiera, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, dans un monde transformé par le changement climatique.

Que se passe-t-il si vous donnez 50 000 dollars à un futur entrepreneur du Nigéria ?

David McKenzie's picture
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Le concours YouWiN! a été lancé fin 2011 par le président nigérian et a suscité, dès la première édition, quelque 24 000 candidatures d’entrepreneurs en herbe ou d’entrepreneurs confirmés. Les 6 000 meilleurs dossiers ont bénéficié d’une formation de quatre jours consacrée à la préparation d’un plan d’affaires. Ensuite, un prix de 50 000 dollars en moyenne a été remis à 1 200 lauréats. Parmi eux, 729 avaient été choisis au hasard dans un groupe de 1 841 demi-finalistes, introduisant ainsi une variation expérimentale qui permet d’apprécier les effets de causalité du programme, au lieu d’accorder simplement des dons pour un montant total de 36 millions de dollars. Trois enquêtes annuelles de suivi permettent de vérifier l’évolution des parcours.

À quoi servent ces récompenses ?

Impact sur la probabilité pour un entrepreneur en herbe d’avoir dix employés ou plus

Viet Nam : deux mères racontent le long chemin qu'elles et leurs enfants sourds ont dû parcourir

Huong Lan Vu's picture
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Mis en œuvre de 2011 à 2015 à Hanoï, Thai Nguyen, Quang Binh et Ho Chi Minh Ville, au Viet Nam, le Projet intergénérationnel d’éducation des enfants sourds (IDEO) a permis de préparer 255 enfants sourds de moins de six ans à une scolarité formelle, grâce à l’apprentissage de la langue des signes. Faisant appel à une approche novatrice, le projet constitue des « équipes de soutien familial » composée d’un tuteur également malentendant, d’un interprète en langue des signes et d’un enseignant entendant, dans le but d’enseigner la langue des signes aux enfants chez eux, avec leur famille. Découvrons l’histoire de ces deux mères, qui nous racontent ce qu’elles ont dû faire pour aider leur enfant sourd à s’exprimer par signes. 
Phuong Ha, Khoi Nguyen et sa petite sœur racontent une histoire en langue des signes lors
d’une manifestation organisée par la communauté des sourds de Hanoï. Photo : IDEO

La solution à la pauvreté passe par les énergies vertes, pas par le charbon

Rachel Kyte's picture
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 Dana Smillie / World Bank

C’est un casse-tête pour tous les acteurs contemporains du développement : comment extraire les plus pauvres de l’extrême pauvreté s’ils n’ont pas accès à des sources d’énergie fiables ? Plus d’un milliard de personnes sont toujours privées d’électricité et ne peuvent, de ce fait, accéder aux multiples opportunités qui en découlent — gérer une entreprise, permettre à leurs enfants d’étudier à la nuit tombée ou encore cuisiner en toute commodité.

Pour mettre fin à la pauvreté, nous devons combattre le changement climatique, qui n’épargne aucun pays ni aucun habitant de cette planète. Les populations les moins à même de s’adapter, c’est-à-dire les plus pauvres et les plus vulnérables, seront les plus durement touchées, car ce phénomène risque d’annihiler des décennies d’avancées.

Comment atteindre le double défi de l’augmentation de la production d’énergie pour les populations qui n’y ont pas encore accès et de la réduction drastique des émissions provenant de sources comme le charbon, à l’origine du dioxyde de carbone — première cause du changement climatique ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question et nous ne pouvons pas demander aux communautés pauvres de se priver d’énergie au prétexte que les pays développés ont abondamment pollué l’atmosphère avec leurs émissions de carbone.
Une palette de politiques et de programmes sous-tendus par les nouvelles technologies et une nouvelle logique pourrait, à condition de bénéficier de la détermination des politiques et d’un appui financier, aider les populations pauvres à obtenir l’énergie dont elles en besoin tout en accélérant la transition globale pour ramener les émissions nettes de carbone à zéro.

L’avis des économistes en chef de la Banque mondiale sur la chute des cours pétroliers et la reprise mondiale

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Economistas en jefe del Banco Mundial; en el sentido de las agujas del reloj de la parte superior izquierda: Primer Vicepresidente y Primer Economista , Kaushik Basu; Augusto de la Torre (América Latina y el Caribe); Shanta Devarajan (Oriente Medio y Norte de África); Francisco Ferreira (África subsahariana); Sudhir Shetty (Asia oriental y el Pacífico); Hans Timmer (Europa y Asia central); Martin Rama (Asia del Sur).

Si la baisse des prix du baril est une aubaine pour les importateurs de pétrole, qu’en est-il des pays producteurs ? Comment s’en sortent-ils face à ce qui semble annoncer, après dix années de prix soutenus, la fin du « supercycle » des matières premières, synonyme de déclin de recettes ? Et, plus généralement, quel sera l’impact pour l’économie mondiale et, surtout, pour les six régions du monde en développement ?
                                        
Ces questions étaient au centre d’une table ronde réunissant les principaux économistes de la Banque mondiale le 15 avril, à la veille des Réunions de printemps du Groupe Banque mondiale et du FMI. La discussion, retransmise en ligne et en direct, a été essentiellement consacrée à la difficulté de relancer durablement la croissance mondiale.

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