Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Amérique latine et Caraïbes

Le contenu local dans les industries extractives, un outil de diversification économique et de développement durable

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Lorsque vous demandez à des jeunes des pays en développement ce qu’ils souhaitent pour leur pays, ils répondent souvent « des opportunités ». La prochaine génération veut des emplois et des savoirs ; elle veut être connectée à l’économie mondiale.

Les industries extractives sont en mesure de favoriser ce type d’opportunités en investissant dans la formation et le transfert de technologie au profit des entreprises et des travailleurs locaux. Ces compétences techniques, qui correspondent aux exigences du marché mondial d’aujourd’hui, permettent aux travailleurs d’élargir leurs horizons et d’atténuer le risque de chômage. 

États fragiles : comment le g7+ aide la République centrafricaine à renouer avec l’optimisme

Anne-Lise Klausen's picture
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Des élèves dans une école de la République centrafricaine.
Crédit : © Pierre Holtz, UNICEF.

Il y a quelques semaines, Bienvenu Hervé Kovoungbo était à Nairobi pour une réunion du g7+, une instance regroupant 20 États fragiles. L’occasion pour lui de se remémorer un voyage précédent dans la capitale kenyane, deux ans auparavant.

Ses compatriotes centrafricains étaient alors la proie des affrontements entre milices ennemies. Bienvenu, qui est aujourd’hui à la tête de la coopération multilatérale après avoir dirigé la division du budget d’investissement au sein du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’était rendu à Nairobi pour assister à une réunion du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'État. Il avait lancé un appel aux membres du g7+ et aux donateurs afin qu’ils viennent en aide à son pays. Après cette réunion, il n’avait pu regagner la capitale centrafricaine, Bangui, qu’au bout de deux semaines : tandis qu’il était retenu à Douala, au Cameroun, sa famille avait dû fuir son habitation et rejoindre les milliers de personnes réfugiées dans des camps de fortune situés à la périphérie de la ville.

Rétrospective : nos pages les plus populaires en 2015

Liviane Urquiza's picture
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Chaque année à la Banque mondiale nous publions un grand nombre d'articles, de communiqués de presse, de billets de blog, de vidéos, d'infographies et bien plus encore. Nous accordons beaucoup d'attention aux pages que vous consultez le plus et nous vous proposons aujourd'hui de voir, avec nous, quelles ont été les pages les plus lues en 2015 (classées par nombre de visiteurs uniques).

Vidéos sur YouTube

Les 5 vidéos les plus vues en 2015 révèlent que la question de l’environnement et, plus particulièrement, celle de la pollution urbaine étaient au centre de vos préoccupations cette année. À noter également, un vif intérêt pour notre série musicale #Music4dev qui invite des artistes internationaux à s'exprimer sur la lutte contre la pauvreté. Bonne nouvelle, la série se poursuivra en 2016 !

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Accroître la résilience des paysages forestiers face au changement climatique

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Andrea Borgarello for World Bank/TerrAfrica

Ce qui se joue cette semaine et la semaine prochaine à Paris est un match aux enjeux considérables entre la science et la volonté politique.
 
Les données scientifiques sont relativement claires : l’année 2015 devrait battre des records de chaleur, avec 1° C de plus par rapport aux températures moyennes de l’ère préindustrielle. Les effets du changement climatique se font déjà sentir. De surcroît, El Niño cause des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Et il va faire de plus en plus chaud.
 
L’analyse politique est plus complexe. D’un côté, si les plans nationaux de réduction des émissions pour faire face à l’évolution du climat — les « contributions prévues définies au niveau national » ou INDC selon leur acronyme en anglais — sont mis en œuvre, y compris les mesures qui dépendent des financements disponibles, le réchauffement planétaire avoisinerait 2,7° C selon toute probabilité, ce qui serait catastrophique pour les systèmes économiques, sociaux et naturels dont nous sommes tributaires. À l’évidence, il faut redoubler d’efforts. D’un autre côté, c’est le signe d’avancées salutaires. De fait, presque tous les pays du monde — 184 pays à ce jour selon le site Carbon Brief qui suit les annonces de contributions (a) — ont présenté leurs INDC, un résultat remarquable que beaucoup d’observateurs n’auraient même pas osé imaginer il y a encore quelques années. On constate donc des progrès, mais ils ne sont pas suffisants.
 
Il faut considérer la conférence de Paris comme une étape essentielle, sur un chemin long et difficile, qui permettra d’agir pour le climat en fixant des objectifs toujours plus ambitieux dans de nombreux domaines. 
 
 

Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent

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Mettons fin aux modes de cuisson qui polluent


Vraiment. Il le faut.

C’est une réalité : la pollution domestique imputable à l’utilisation de combustibles solides (bois, charbon de bois, charbon, fumier animal et déchets agricoles) pour la cuisine sur des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels constitue la quatrième cause de décès dans le monde, après les maladies cardiaques, les affections pulmonaires et les infections respiratoires.

Près de 2,9 milliards de personnes, en majorité des femmes, continuent d’utiliser des fourneaux et des combustibles solides polluants, qui produisent des fumées et de la suie. Il y a davantage de personnes qui utilisent ces équipements dangereux qu’il n’y a d’habitants en Inde et en Chine réunies.

Il faut que cela change. Et le changement est en train de se produire d’après ce que j’ai entendu la semaine dernière à Accra, au Ghana, lors du Forum 2015 consacré à ce thème (Clean Cooking Forum 2015 [a]). En écoutant le ministre du Pétrole du Ghana et le vice-ministre pour le Genre et le Développement, j’ai constaté qu’il existait une véritable ambition de procurer des combustibles moins polluants et des fours propres aux ménages qui en ont le plus besoin. Mais il est difficile de transformer une vision en réalité. C’est vrai au Ghana comme dans de nombreuses autres régions du monde.

J’ai beaucoup réfléchi à cela récemment, en particulier à l’approche de la conférence sur le climat (COP21), qui réunira à Paris les dirigeants de tous les pays du monde afin de trouver un accord mondial sur l’atténuation du changement climatique. Pour y parvenir, il faut impérativement adopter des sources d’énergie propres. À cette fin, l’Objectif de développement durable relatif à l’énergie, l’ODD n° 7, qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », doit également permettre d’apporter à 2,9 milliards de personnes des solutions pour cuire leurs aliments sans polluer.

Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale

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Les villes, nouvel horizon pour la protection sociale
Photo: Dominic Chavez/Banque mondiale


​Attardons-nous d’abord sur quelques chiffres : ce matin, pendant que vous preniez votre petit déjeuner, environ 15 000 personnes sont venues grossir la population urbaine mondiale. Elles seront 180 000 d’ici la fin de la journée et 1,3 million à la fin de la semaine. Alors que la planète ne manque pas de place, ce rythme d’urbanisation effréné revient à concentrer l’humanité toute entière dans un pays comme la France.

C’est dans les villes que vit la majorité de la population mondiale, que la croissance démographique sera de plus en plus importante et que la plupart des pauvres se trouveront bientôt.

Madagascar : développer les ressources cognitives des plus pauvres

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​Photo : Laura B. Rawlings / Banque mondiale

Il est 8 heures. Le soleil d’hiver commence à apparaître au-dessus de la masse grise et verte des arbres surplombant le village de Tritriva, dans les montagnes du centre de Madagascar. La cour d’une église en pierre accueille déjà des femmes, dont beaucoup tiennent des enfants encore endormis dans leurs bras. Ces femmes se sont rassemblées là pour recevoir une allocation versée par l’État tous les deux mois.

Ces femmes sont pauvres et toutes vivent avec moins de 2 dollars par jour. L’argent qu’elles reçoivent de l’État représente environ un tiers du revenu dont elles disposent pour les deux mois qui séparent chaque versement : il les aidera à subvenir aux besoins de leur famille pendant tout l’hiver.
 
Instauré par les autorités de Madagascar, avec l’appui de la Banque mondiale, ce dispositif fait partie d’un nouveau programme mis en œuvre par le Fonds d'Intervention pour le Développement (FID) pour lutter contre la pauvreté dans les zones rurales du pays et pour créer des passerelles durables qui mèneront au développement humain.

Libérer l’investissement privé dans les énergies renouvelables

Korina Lopez's picture
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Angus McCrone, Jin-Yong Cai, and Rune Bjerke discuss renewable energy. © Franz Mahr/World Bank


​Plus de 700 millions de personnes dans le monde vivent dans l'extrême pauvreté. Ce chiffre vous semble effrayant ? Il y a pire : 1,1 milliard de personnes, c'est-à-dire plus de trois fois la population des États-Unis, vivent sans électricité.

Il va donc sans dire que mettre fin à la pauvreté énergétique constitue une étape essentielle pour mettre fin à la pauvreté elle-même. Et les dirigeants de la planète sont d'accord : un objectif de développement durable consacré spécifiquement à l'énergie a ainsi été adopté le mois dernier. Ce choix met en avant le rôle essentiel que jouent les sources renouvelables pour atteindre les objectifs de l'initiative Énergie durable pour tous d'ici 2030. Qu'est-ce qui pourrait donner un coup de fouet dans cette course contre la montre ? Les financements privés.

Les femmes, les jeunes et les impôts au centre du débat sur les inégalités à Lima

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Paraisopolis, São Paulo, Brésil. © Tuca Vieira

Peut-on mettre fin à l’extrême pauvreté dans un monde aux inégalités extrêmes ? Cette question a suscité un débat animé le 7 octobre, à l’approche des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se déroulent cette année à Lima (Pérou). Au menu : la corruption, la fiscalité, les discriminations contre les femmes et la nécessité d’harmoniser les règles du jeu pour les plus jeunes.

L’expérience de l’Amérique latine a occupé une place de choix dans cet événement retransmis en direct sur le web en anglais et en espagnol. Intitulé « Inégalités, opportunités et prospérité » (a) et animé par la journaliste de CNN Español Patricia Janiot (a), le débat a réuni le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, la Secrétaire générale ibéro-américaine Rebeca Grynspan (a) et le président d’Oxfam International Juan Alberto Fuentes Knight

L’Amérique latine doit protéger les avancées sociales et les emplois des effets du ralentissement économique

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Le ralentissement économique en Amérique latine et aux Caraïbes met les travailleurs à rude épreuve et comprime les salaires, privant d’emploi un certain nombre d’actifs. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport (a) rendu public lors d’un événement intitulé Emplois, salaires et ralentissement en Amérique latine et diffusé en direct sur le web, à la veille des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI au Pérou.

« Beaucoup de femmes sont entrées sur le marché du travail pendant la période de prospérité. Aujourd’hui, à l’heure où l’économie s’essouffle, des travailleurs en sortent, surtout des hommes et des jeunes peu instruits. Si c’est pour aller à l’université, c’est une bonne nouvelle, mais s’ils rentrent vivre chez leurs parents sans rien faire, ce n’est pas le cas », déclare Augusto de la Torre(a), économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes(a).

De plus, cette « sortie des jeunes du marché du travail pénalisera davantage les familles pauvres que les familles aisées, et les inégalités pourraient se creuser », poursuit-il.
 

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