Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Moyen-Orient et Afrique du Nord

Agir ensemble pour relever les défis du développement du 21e siècle

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Avec l'IDA, la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée


J’ai eu la chance d’assister récemment à la réalisation en direct d’une fresque retraçant l’histoire de l’IDA. Cette œuvre d’art vient donner vie aux nombreuses transformations que le monde a connues depuis la création, en 1960, du fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres : de la Révolution verte qui a sauvé l’Asie du Sud d’une famine généralisée dans les années 70 au protocole de Montréal pour protéger la couche d’ozone, en passant par la reconstruction des maisons et des écoles après le séisme qui a dévasté Haïti en 2010.

Violences contre les femmes et VIH au Brésil : deux épidémies qui se recoupent

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Au Brésil (a), une femme est victime de violences toutes les 15 secondes (a) et 23 % des Brésiliennes (p) subiront des violences au cours de leur vie. Si les conséquences de ces violences sur les victimes sont considérables et nombreuses, leurs effets sur la santé des femmes sont loin d’avoir fait l’objet d’une attention soutenue dans ce pays. Une question, en particulier, mérite d’être approfondie : les femmes victimes de violences au Brésil sont-elles plus exposées au VIH ?
 
En Amérique latine et aux Caraïbes, le Brésil détient un triste record, avec 730 000 personnes séropositives (a). Il fait également partie du groupe des 15 pays qui abritent à eux seuls 75 % du nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si, à l’échelle nationale, l’épidémie est considérée comme stable, son incidence est en hausse dans certaines régions et parmi certaines catégories de femmes (a).
 
Le VIH est particulièrement répandu dans le Sud-Est et le Sud (p), qui regroupent respectivement 56 % et 20 % de tous les séropositifs (a) du pays. Or ces deux régions se distinguent également par des taux de violences contre les femmes particulièrement élevés. Au Brésil, violences sexuelles et VIH sont de toute évidence liés (a), puisque 98 % des femmes vivant avec le VIH ont subi des violences sexuelles dans leur vie et 79 % ont signalé des violences avant d’être diagnostiquées séropositives.
 
Malgré tout, rares sont les recherches menées au Brésil sur le lien entre violences contre les femmes et VIH. D’où une collaboration entre chercheurs de l’université de Californie (San Diego), de l’université de Campinas (São Paulo) et l’université du Rio Grande do Sul (Porto Alegre), qui a permis d’étudier de manière très originale les recoupements entre ces deux épidémies.
 
Les chercheurs se sont intéressés aux villes affichant les plus forts taux de violences faites aux femmes et la plus forte prévalence du VIH, à savoir São Paulo dans le Sud-est et Porto Alegre dans le Sud. Leur but ? Décrire les facteurs contextuels des violences et analyser leurs liens avec l’infection par le VIH.
 
Pour cela, les chercheurs ont fusionné deux études démographiques utilisant les mêmes méthodes d’échantillonnage réalisées dans les deux villes et retenu 3 326 femmes âgées de 18 à 49 ans fréquentant des dispensaires publics : 2 000 pour São Paulo et 1 326 pour Porto Alegre. Les enquêtes menées auprès des femmes ont dégagé de nombreux éléments sur les violences et les facteurs d’ordre social et environnemental entravant l’accès à des services de prévention sanitaire.
 

Toutes les activités de la Banque mondiale dans le secteur de l’éducation sur une seule carte

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La Banque mondiale produit chaque année une mine d’informations utiles sur l’état de l’éducation dans le monde. Ces informations relèvent d’une grande variété de contenus : documents d’évaluation de projet, évaluations d’impact, fiches de résultats, données générales sur les pays, etc. Mais elles sont souvent trop vastes et disséminées pour qu’on puisse les exploiter. C’est la raison pour laquelle la Banque a créé un outil baptisé en anglais Smarter Education Systems (a), qui permet d’accéder facilement à ces données, de les rendre plus lisibles et d’effectuer des recherches. Cet outil montre comment l’institution aide les pays à atteindre les objectifs de l’apprentissage pour tous par le biais de ses financements (prêts, dons et autres) mais aussi par la production de connaissances (travaux de recherche, publications, etc.).

Quelles sont les destinations favorites des talents internationaux ?

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Une nouvelle étude de la Banque mondiale estime que 28 millions de migrants très qualifiés résidaient en 2010 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit une hausse de pratiquement 130 % depuis 1990. À eux seuls, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie attirent près de 70 % de ces flux.
 

Changez votre photo de profil sur Facebook pour sensibiliser le monde à la lutte contre la pauvreté

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Le 17 octobre est la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Le thème de cette année, De l'humiliation et l'exclusion à la participation : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes, met en lumière le 1er des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD1), qui est aussi l'un des deux principaux objectifs de la Banque mondiale.
 
Mettre fin à la pauvreté exige un engagement continu, jour après jour. C’est à cela que nous dédions notre travail en aidant les nations à investir à la fois dans les citoyens et les infrastructures. Mettre fin à l’extrême pauvreté #CEstPossible. Montrez votre soutien en participant à notre campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Partagez des messages positifs pour que tout le monde prenne conscience que la fin de l’extrême pauvreté est à notre portée – à condition de réunir nos efforts et d’agir ensemble.
 
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Jim Yong Kim : « Nous devons rendre la croissance plus équitable »

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Financement, innovation et créativité : dans un discours prononcé à la veille des Assemblées annuelles, Jim Yong Kim a insisté sur la nécessité de relancer la dynamique qui permettra de faire face aux nombreux défis auxquels le monde est confronté et sur le rôle essentiel qui incombe au Groupe de la Banque mondiale.

Certes, l’extrême pauvreté recule rapidement et les revenus des 40 % les plus pauvres de la population s’améliorent, mais « les progrès sont encore trop lents », et les inégalités trop fortes, a souligné le président Jim Yong Kim.
« Nous devons rendre la croissance plus équitable », a-t-il déclaré dans son allocution à la Brookings Institution, l’un des plus principaux think tanks de Washington.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale cité par le président Kim, les inégalités de revenu ont globalement baissé entre les nations et au sein de la population, mais leur niveau est tel qu’elles « entravent encore la croissance et engendrent de l’instabilité ».

Le monde doit faire face aujourd’hui à une croissance basse, aux mutations technologiques et au changement climatique. À l’horizon 2030, a rappelé Jim Yong Kim, « près de la moitié des populations extrêmement pauvres vivront dans des pays fragiles et touchés par des conflits », tandis que « dans les pays émergents et à faible revenu, on estime que le déficit annuel de financement des infrastructures s’élève à 1 500 milliards de dollars ».

« Force est de constater que nos activités n’ont pas atteint une envergure suffisante pour avoir l’impact nécessaire sur la croissance des pays en développement », a reconnu le président du Groupe de la Banque mondiale. Et d’ajouter : « Nous nous trouvons dans une période peu ordinaire. Nous ne pouvons donc pas nous contenter de mesures ordinaires ».

Assemblées annuelles 2016 : suivez-nous en direct

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C’est à partir du 3 octobre que les ministres de 189 pays commenceront à se réunir à Washington pour les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI. Cette année, nous diffuserons en direct sur le web 22 événements, dont plus d’une dizaine en plusieurs langues. De nombreux thèmes seront abordés, de la nécessité d’instaurer une coopération mondiale face aux risques d’aujourd’hui et de demain à la promotion du commerce international et de la croissance économique.

Dès lundi, suivez-nous sur Banque mondiale Live : le président Jim Yong Kim livrera sa vision pour parvenir à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Mardi, la directrice générale d’Oxfam International Winnie Byanyima sera aux côtés des experts de la Banque mondiale pour éclairer les conclusions d’un tout nouveau rapport phare consacré à la pauvreté et aux inégalités. Autre temps fort de cette semaine de manifestations, la conversation, mercredi, entre le président Kim et le nouvel économiste en chef de la Banque mondiale, Paul Romer, autour des enjeux du développement dans le monde. Jeudi, tous les projecteurs seront tournés vers un sommet consacré à la petite enfance, au cours duquel plusieurs ministres et chefs d’État seront aux côtés du président Kim pour s’engager à réduire la malnutrition chronique chez les enfants. Enfin, vendredi, la reine Máxima des Pays-Bas et plusieurs autres personnalités de premier plan se pencheront sur les avancées de l’inclusion financière et la nécessité de les préserver alors que les banques sont aujourd’hui tentées de mettre fin à des relations jugées trop risquées. Voici un aperçu du programme qui vous attend.

Comment permettre aux populations déracinées d’accéder à l’énergie ?

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 Département d’État des États-Unis
Vue aérienne du camp de réfugiés d’Al Zaatari, en Jordanie. Photo : Département d’État des États-Unis

« Tu laisseras tout ce que tu aimes le plus chèrement ; et c’est la flèche que l’arc de l’exil décoche pour commencer », écrivait Dante dans La Divine Comédie.
 

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
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À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

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