Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Moyen-Orient et Afrique du Nord

Doter les jeunes du monde entier des compétences du 21e siècle

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Regroupement de jeunes (c) Banque mondiale

La Journée mondiale des compétences des jeunes est l’occasion de s’intéresser aux millions de jeunes gens victimes des failles d’un système qui, loin de leur faire acquérir les qualifications recherchées par les employeur actuels, engendre un « déficit de compétences ».

Les jeunes sont censés avoir assimilé dans leur adolescence ces facteurs fondamentaux décisifs (a) que sont les compétences essentielles pour la vie et l’emploi. Or, pour bon nombre d’entre eux, ces acquis ne leur permettent pas de réussir dans le monde du travail actuel — un drame quand on sait que lorsque les jeunes sont mis sur la touche, c’est toute l’économie qui en pâtit. Régulièrement, les employeurs déplorent le manque d’adéquation des profils, qui agit comme un frein à leur productivité.

La crise des réfugiés exige une réponse humanitaire et de long terme

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Denham et sa famille vivent sous cette tente dans un camp de réfugiés depuis quatre ans. © Dominic Chavez/Banque mondiale


Les plus grands périls ne s’arrêtent pas aux frontières. La crise actuelle des réfugiés le démontre clairement, par son ampleur inédite et ses retentissements sur des individus et des régions très éloignés des lieux touchés par la guerre civile, la fragilité et le conflit. Le référendum qui vient de consacrer le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne témoigne, pour partie, de la portée déstabilisante des déplacements forcés.

Une émission de téléréalité arabe qui met à l’épreuve notre humanité et notre empathie

Bassam Sebti's picture
C’est le ramadan et, sur les chaînes de télévision arabes, l’heure est aux séries, feuilletons, émissions de cuisine et autres jeux grand public. Parmi cette offre foisonnante de programmes, il y en a un dont tout le monde parle. C’est Al Sadma (« le choc »), version arabe de What Would You Do (« que feriez-vous ? »), une émission américaine de téléréalité en caméra cachée.

Mais, contrairement à d’autres émissions du même type, Al Sadma en appelle au sens moral et scrute notre humanité. Diffusée aux alentours de l'iftar, le repas quotidien traditionnel de rupture du jeûne, cette émission de divertissement capte les réactions des gens en présence de situations alarmantes. Ces mises en scène sont filmées en Égypte, au Liban, en Iraq, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis...

L’exode de 65 millions de personnes à cause des conflits : un défi pour les acteurs du développement

Xavier Devictor's picture
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Le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) consacré aux tendances mondiales des déplacements forcés en 2015 (a) a fait l’actualité cette semaine. Année après année, le nombre de personnes déplacées de force ne cesse d’augmenter, atteignant aujourd’hui, d’après les estimations, 65 millions à travers le monde. 

65 millions. C’est un peu plus que le nombre d’habitants du Royaume-Uni. Et c’est à l’évidence un problème de développement, car les personnes déplacées font partie des populations pauvres les plus vulnérables. Leur présence transforme aussi l’environnement dans lequel les pays d’accueil et leurs habitants s’efforcent de lutter contre la pauvreté.  
 
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Des réfugiés syriens dans le village de Zouq Bhanin (Liban).
Ces statistiques dissimulent une souffrance humaine immense. L’histoire de chaque réfugié est bouleversante. Et lorsqu’elle est multipliée par 65 millions, cela devient une tragédie mondiale.  

Mais qui sont précisément ces 65 millions de personnes ? Ce total masque de fortes disparités entre au moins trois catégories distinctes.

Quelque 20 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile sont sous mandat du HCR. Ils ont franchi une frontière internationale pour échapper à la violence et à la persécution. Souvent livrés à eux-mêmes, ils ont peu de droits et leur avenir est incertain. La plupart sont les victimes d’une poignée de conflits qui ne datent pas d’hier : Syrie, Afghanistan, Somalie, Soudan, Soudan du Sud...

On dénombre par ailleurs 5 millions de réfugiés palestiniens. Ils répondent à une définition spécifique, et ils conserveront probablement ce statut tant que la question palestinienne ne sera pas résolue, même s’ils obtiennent la nationalité d’un pays tiers. Leur nombre augmentera avec la croissance démographique.

6 choses à savoir sur le nouveau Cadre de passation des marchés de la Banque mondiale

Ravi Kumar's picture
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 Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale
Une classe au Liban. Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale

Des élèves qui commencent l’année sans manuel. Des dispensaires dans des villages qui ne disposent même pas des médicaments de base. C’est, bien des fois, la conséquence d’un système de commande publique défaillant.

Les administrations, qu’elles soient locales ou nationales, doivent être dotées d’un système de passation des marchés performant pour pouvoir fonctionner correctement et fournir les services publics dont elles ont la charge.
 

Le rôle crucial de l’éducation dans le développement économique

Harry A. Patrinos's picture
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Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale
Une écolière lit un texte devant sa classe. Photo: © Steve Harris / Banque mondiale

« Donnez à un homme un poisson, et il aura à manger pour une journée ; apprenez à un homme à pêcher, et il aura à manger toute sa vie. » - Cette maxime est attribuée à Lao Tseu, un sage de la Chine ancienne qui serait l’auteur d’un texte majeur, le Tao Te King. Il est considéré comme le fondateur du taoïsme et vénéré en tant que dieu par les taoïstes, mais aussi dans d’autres religions chinoises traditionnelles.

Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a jamais eu autant d’enfants à l’école qu’aujourd’hui. En 1950, la durée moyenne de la scolarité était de deux ans en Afrique ; elle est désormais supérieure à cinq ans. En Asie de l’Est/Pacifique, elle est passée de deux à sept ans entre 1950 et 2010, soit une hausse de plus de 200 % ! À l’échelle de la planète (a), elle devrait atteindre 10 ans d’ici 2050. En un siècle et demi, les chiffres de l’accès à l’éducation dans le monde auront donc plus que quintuplé.

Une bonne hygiène de vie pour des sociétés et des économies en pleine forme

Bassam Sebti's picture
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Dans le salon, les grands-parents, fumeurs invétérés, laissent les volutes de cigarette envelopper leur petit-fils de 18 mois. Dans la cuisine, c’est une fillette de trois ans qui ouvre le réfrigérateur pour prendre une cannette de Pepsi. Dans la salle à manger, on nourrit un nouveau-né de sept mois d’un gâteau au chocolat bien crémeux et sucré. Dans la cour, des enfants jouent au papa et à la maman en dévorant un nombre incalculable de barres au chocolat, de gâteaux et de chips, arrosés de soda.

Je n’en crois pas mes yeux. Moi qui suis parent, j’observe ces comportements comme si j’assistais à une mort lente : je vois la maladie se glisser à l’intérieur de ces enfants et les hanter pour le restant de leur vie.

Cette scène est banale, mais il a fallu que je quitte l’Iraq et que je devienne parent pour que j’ouvre les yeux.

PPP : Un nouveau MOOC en français offre des études de cas et des perspectives régionales sur les partenariats public-privé

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MOOC sur les partenariats public-privé



Lorsque j’étais directeur pays de la Banque mondiale au Bénin, nous avions reçu une requête du gouvernement béninois pour l’assister dans la rédaction d’une loi sur les partenariats public-privé (PPP). Nous avons entrepris ce travail après que le secteur privé – international et local – ait promis de participer à un vaste programme d’infrastructures dont le Bénin avait grand besoin. Il fallait bien évidemment profiter de cette opportunité, et essayer de soumettre le projet de loi au vote des députés de l’Assemblée Nationale avant les élections législatives et l’élection présidentielle qui approchaient à grands pas. Dans la perspective de l’adoption d’une loi PPP, une compréhension solide des PPP peut faire une grande différence en améliorant la qualité du texte et la rapidité du processus d’adoption.

Beaucoup de ressources en anglais sont disponibles sur les PPP, ce qui n’est pas le cas pour le français ou d’autres langues. Pour les pays francophones d’Afrique plus particulièrement, où les PPP ont un potentiel important, ces ressources sont nécessaires pour comprendre la notion de PPP et savoir quand utiliser ou non les PPP pour la mise en place des infrastructures pour les services publics.

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

L’impact des prix pétroliers se fait ressentir au-delà des frontières

Donna Barne's picture
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Puits de pétrole en Russie © Gennadiy Kolodkin/Banque mondiale

Deux rapports publiés récemment par la Banque mondiale — l’un concernant les produits de base et l’autre les envois de fonds —laissent entrevoir une dynamique actuellement à l’œuvre dans le monde : la chute des cours pétroliers, de 100 dollars le baril en juin 2014 à 27 dollars ces derniers mois, s’est accompagnée d’une baisse des fonds envoyés vers leur pays d’origine par les migrants travaillant dans les pays producteurs de pétrole. Cette baisse explique en grande partie pourquoi les transferts d’argent vers les pays en développement ont décliné en 2015 pour tomber à leur taux de croissance le plus bas depuis la crise financière de 2008-2009.

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