Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Asie du Sud

Exposition Déracinés à la Banque mondiale : des artistes livrent leur regard et leur vécu sur les migrations forcées

Juliana J Biondo's picture
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Installation shot of Unpacked, a mixed media sculpture by Mohammad Hafez and Ahmed Badr. © Bassam Sebti/World Bank
Installation de la série Unpacked, de Mohammad Hafez et Ahmed Badr. © Bassam Sebti/Banque mondiale

Face à la crise migratoire en cours, le Groupe de la Banque mondiale s’attache à intensifier son soutien (a) aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants de leurs pays d’accueil. Dans ce contexte, le Programme artistique de la Banque mondiale a organisé une exposition intitulée Déracinés : résilience chez les populations réfugiées et déplacées et les populations d’accueil, afin de proposer un autre regard sur la situation. La manifestation a mis à l’honneur l’expression créative d’artistes concernés par cette crise ou eux-mêmes anciens réfugiés.

Artist Marina Jaber from Iraq. © Bassam Sebti/World Bank
L'artiste Marina Jaber d'Iraq. 

Bangladesh, Pakistan, Colombie, Liban, Iraq, Syrie, Jordanie, République centrafricaine, Burundi ou encore Guinée : l’exposition Déracinés a présenté les œuvres visuelles (a) d’une trentaine d’artistes originaires d’un grand nombre de pays et donné lieu à des performances musicales (a). Autant de productions artistiques qui interrogent le transitoire et ses conséquences sur des destins individuels et collectifs. 

La construction d’un abri évoquant les baraquements d’un camp de réfugiés comme celui d’Azraq, en Jordanie, a été l’un des points d’orgue de l’exposition. Différents artistes ont été invités à recouvrir de leurs peintures chacune des parois du préfabriqué : Suhaib Attar (a), un artiste originaire de Jordanie et fils de réfugiés palestiniens ; Marina Jaber, originaire d’Iraq, un pays qui compte des millions de personnes déplacées ; Diala Brisly, refugiée syrienne, et Didier Kassai, originaire de la République centrafricaine, autre pays où la violence et la guerre ont obligé des milliers d’habitants à quitter leur foyer. 

Atténuation des risques et transferts de fonds : démythifier la notion de « transaction sous-jacente »

Marco Nicoli's picture
Succursale de la Société Générale Mauritanie à Nouakchott, en Mauritanie. © Arne Hoel

Ce samedi 16 juin marque la Journée internationale des envois de fonds familiaux, qui vise à reconnaître « l’importance des contributions financières des travailleurs migrants pour le bien-être de leur famille et pour le développement durable dans leur pays d’origine ».​ C’est pourquoi nous avons choisi cette date pour évoquer une tendance qui touche de front les prestataires de services auxquels les migrants font appel pour transférer de l’argent dans leur pays d’origine. 

Depuis quelques années en effet, les services internationaux de transferts de fonds succombent au phénomène d’atténuation du risque (ou de-risking en anglais). Aux yeux des banques, les règles et mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme rendent aujourd’hui trop risquées les opérations avec des organismes de transfert de fonds, tant du point de vue du droit et de leur réputation. La rentabilité de ces opérations est insuffisante pour justifier tous les efforts que les banques consentent afin de gérer ces risques accrus.

Pour une éducation qui intègre les enfants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Un garçon trisomique joue avec son smartphone. Photo : Thitiwat Samitinantana / Shutterstock.

En 2015, la communauté internationale a adopté l’Objectif de développement durable (ODD) n° 4 qui vise à « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ». Au-delà de l’engagement qu’il constitue, cet objectif est fondamental pour le bien-être de nos sociétés et de nos économies, pour la qualité de vie de tout un chacun.

Aujourd’hui dans le monde, 65 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés et près de la moitié d’entre eux sont handicapés. En outre, même s’ils commencent l’école, ces derniers ont bien moins de chance d’achever leur scolarité que d’autres enfants. Et, selon certaines estimations, moins de 5 % des enfants porteurs d’un handicap obtiendront un diplôme. Nous vivons donc dans un monde où seuls 3 % des adultes handicapés savent lire et écrire. La situation est encore plus affligeante pour les femmes, avec un pourcentage qui tombe à 1 % seulement.

La marginalisation des enfants handicapés est aggravée par le fait que le handicap est globalement perçu comme un désavantage, et l'idée que, pour ces élèves, l'école est un moyen de socialisation et non d'apprentissage. Le fait de refuser aux enfants handicapés le droit à l'éducation renforce donc les idées reçues quant à la faiblesse de leurs capacités, ce qui ne fait qu’accroître leurs difficultés.

Le défi mondial de l’identification : qui sont les 1 milliard de personnes sans titre d’identité ?

Vyjayanti T Desai's picture
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© Daniel Silva Yoshisato


D’après l’édition 2018 de la série de données #ID4D du Groupe de la Banque mondiale, un milliard d’individus dans le monde ne peuvent pas justifier de leur identité.

Concrètement, cela signifie qu’ils auront du mal à accéder à des services essentiels — en particulier aux services financiers voire à un téléphone portable — et à trouver un emploi ou créer une entreprise dans l’économie formelle. Les pays doivent impérativement être en mesure de vérifier, de manière fiable, l’identité de leurs habitants pour pouvoir offrir des services publics efficaces, renforcer leur capacité à engranger des recettes et promouvoir la croissance du secteur privé.

Afin de mieux comprendre qui sont ces « sans papiers » et quelles sont les difficultés qu'ils rencontrent, l’équipe ID4D s’est associée pour la première fois au projet Global Findex.

En quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents ? #InheritPossibility

Venkat Gopalakrishnan's picture
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Participez à notre campagne sur l'évolution de la situation économique d'une génération à une autre. Racontez-nous : en quoi votre vie est-elle différente de celle de vos parents quand ils avaient votre âge ? Et comment voyez-vous la vie de vos enfants et les possibilités qui leur seront offertes par rapport à celles dont vous avez hérité ? Dans quelle catégorie socio-économique vous situez-vous ? Cette position diffère-t-elle de celle de vos parents ?

Yunus possède un magasin de tissus à Blantyre, au Malawi. La boutique est dans la famille depuis trois générations. Pour Yunus, les affaires marchent bien, mais les services essentiels, comme l’électricité et l’eau, sont plus chers qu’à l’époque de son grand-père et de son père. Il reste néanmoins optimiste.

Marija Bosheva étudie l’agriculture à l’établissement d’enseignement technique et professionnel Gjorce Petrov à Kavadarci, une ville de 38 000 habitants dans le sud de la Macédoine. Comme de nombreux élèves de son âge, elle suit des cours d’histoire, de mathématiques, de biologie et de chimie. Mais, contrairement à la plupart, elle apprend également l’œnologie...

Racontez-nous votre expérience. Envoyez-nous votre témoignage en utilisant le hashtag #InheritPossibility ou en commentant ce message sur Facebook.

Les systèmes hors-réseau fournissent de l’électricité à des millions de personnes

Riccardo Puliti's picture
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Imaginez une île, au large du Bangladesh, si isolée qu’un raccordement au réseau d’électricité n’est pas envisageable, ni maintenant ni probablement dans un avenir proche. C’était le cas à Manpura il y a encore quelques années.

Aujourd’hui, Manpura se développe, grâce à l’énergie solaire. Les marchés fourmillent d’activité, les habitants disposent de l’électricité pour faire fonctionner leurs téléviseurs, leurs ventilateurs et même leurs réfrigérateurs, et les rues sont éclairées la nuit. Dans les zones rurales du Bangladesh, les systèmes solaires domestiques ont permis de fournir de l’électricité à plus de 20 millions de personnes.

L’électricité solaire hors-réseau a tout simplement changé la vie des populations .

Quand la protection sociale adaptative permet d’affronter les crises et de renforcer la résilience

Michal Rutkowski's picture
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Dans un monde fait de risques grandissants, les systèmes de protection sociale aident les individus et les familles à affronter les chocs : guerre civile, catastrophe naturelle, déplacement forcé, etc. © Farhana Asnap/Banque mondiale

Dans notre monde actuel, les situations de crise sont devenues la norme. En 30 ans, les catastrophes naturelles ont tué plus de 2,5 millions de personnes et entraîné des pertes chiffrées à pratiquement 4 000 milliards de dollars. Rien que pour l’an dernier, la facture a frôlé un montant record de 330 milliards de dollars. Le changement climatique, la pression démographique et d’autres évolutions touchant notre planète peuvent aussi aggraver la fragilité. Aujourd’hui, 80 % de tous les besoins humanitaires découlent d’un conflit tandis que la part des plus démunis vivant dans une zone en conflit devrait franchir la barre des 60 % à l’horizon 2030.

Quand l’éducation par le divertissement change notre conception du développement

Arianna Legovini's picture
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Améliorer le bien-être de tous ne se résume pas à proposer des services. Cela suppose aussi que chacun s’investisse activement au développement, en exigeant des services et des produits utiles au quotidien et en adoptant des réflexes propres à améliorer son existence. La prévention en matière de santé en est une bonne illustration.

En 2009, dans le cadre de notre atelier sur l’évaluation des résultats obtenus dans la lutte contre le sida organisé en Afrique du Sud, dans la ville du Cap, j’ai suivi l’intervention de Nancy Padian. Cette chercheuse en médecine au Women’s Global Health Imperative (a) a passé au crible les conclusions d’essais randomisés contrôlés testant l’efficacité des campagnes de prévention du VIH.

L’étude (a) présentée expliquait qu’une trentaine de ces campagnes avaient échoué à modifier le comportement sexuel et à faire baisser l’incidence du VIH.
Ce travail nous a donné à réfléchir : il faisait ressortir l’inefficacité de campagnes de communication qui ne parvenaient ni à changer les comportements ni à enrayer l’épidémie du VIH.
Un examen plus approfondi a mis en évidence une communication privée de trames narratives inspirantes et reposant sur des supports désuets et sans intérêt (panneaux d’affichage, dépliants, etc.).

Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous pouvions faire autrement.

Doing Business suscite des critiques erronées

Shanta Devarajan's picture
J’accepte volontiers les critiques et les commentaires à propos du rapport Doing Business — et, au demeurant, au sujet de tout autre produit de données ou de recherche de la Banque mondiale. Les récents billets de Justin Sandefur et Divyanshi Wadhwa sur les travaux de Doing Business consacrés au Chili et à l’Inde ne me paraissent toutefois ni instructifs ni utiles. En 2013, les auteurs d’une évaluation externe de Doing Business avaient recommandé, entre autres, d’élargir la gamme d’indicateurs pour mieux faire apparaître les obstacles entravant l’activité des entrepreneurs et accroître l’exhaustivité de Doing Business comme outil de comparaison au profit de la réglementation des entreprises. En conséquence, des indicateurs portant sur les différences entre les sexes, la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et le « commerce transfrontalier » ont été soit ajoutés à la série d’indicateurs existants, soit sensiblement remaniés. Ces modifications ont été adoptées à l’issue de vastes consultations avec des universitaires et des représentants des autorités nationale ainsi qu’avec des membres du personnel, de la direction et du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. En raison de ces importants changements de méthodologie, nous avons déconseillé de comparer les classements au cours de l’année de la révision : un tel exercice serait revenu à comparer des pommes et des oranges. En outre, il aurait été impossible de comparer la même batterie d’indicateurs sur une période de deux ans, car les données nécessaires n’existaient tout simplement pas. Avant 2015, par exemple, la série d’indicateurs de Doing Business portant sur le commerce transfrontalier évaluait entre autres la quantité de pièces justificatives nécessaires pour satisfaire aux contrôles douaniers. Ce type d’information n’étant plus inclus dans la série d’indicateurs, les données correspondantes ne sont plus recueillies.

Les débuts prometteurs de la finance islamique au service du développement

Amadou Thierno Diallo's picture
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La semaine dernière, après deux ans d’élaboration, le Groupe de la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé le rapport phare intitulé Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships (a) lors d’une discussion en ligne (a) depuis Washington. Nous avons montré que, grâce à des partenariats, la finance islamique peut contribuer à mobiliser les ressources financières nécessaires pour satisfaire les besoins immenses en infrastructures essentielles.
 
De fait, les partenariats public-privé (PPP) qui font appel à la finance islamique se multiplient au Moyen-Orient, et montent en puissance dans différents pays d’Afrique et d’Asie. Nos deux institutions s’efforcent d’exploiter leurs propres avantages compétitifs, de mettre en œuvre des interventions efficaces et de produire des résultats mesurables, pour recourir davantage à la finance islamique et élargir ses champs d’application.

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