Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Asie du Sud

Les éléphants lancent un appel à l’aide : y répondrez-vous ?

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Jonathan Pledger/Shutterstock

D’ici la fin de la journée, 96 éléphants d'Afrique auront été tués. Du fait de l’ampleur du braconnage, on estime que la population actuelle d’éléphants d’Afrique ne compte plus que 415 000 individus (UICN, 2016), et la situation se révèle encore plus critique pour les éléphants d’Asie, avec une population estimée à seulement 50 000 individus dans la Liste rouge de l’UICN (a). Voilà un constat on ne peut plus désolant, non seulement parce que les éléphants possèdent une immense valeur intrinsèque, mais aussi parce qu’ils font partie des espèces à la fois emblématiques et essentielles de notre patrimoine naturel. Car s’ils disparaissent, c’est tout l’écosystème qui s’effondrera.

Ce 12 août, à l’occasion de la Journée mondiale des éléphants (a), je fais le bilan de ce que j’ai appris : je me rends compte que, pour parvenir à sauver le plus grand mammifère terrestre, nous devons protéger son habitat naturel, mettre un terme au braconnage et aux trafics associés, soutenir les communautés concernées par les conflits entre l’homme et l’éléphant, et faire cesser la demande d’ivoire.

Une prospérité future se tisse aujourd'hui dans les ateliers de couture du Tamil Nadu

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L’industrie vestimentaire est l’une des plus dynamiques du Tamil Nadu, et Tiruppur, son premier pôle d’activité, compte désormais parmi les grands centres mondiaux de la confection. Cependant, le secteur fait face à de graves difficultés de recrutement. « Rien qu’à Tiruppur, il y a du travail pour 20 000 personnes », explique le président de l’association de l’industrie du vêtement.

Dans les campagnes, pourtant, la main-d’œuvre qualifiée ne manque pas. Nombreuses sont les femmes des régions rurales du Tamil Nadu qui ont longtemps travaillé dans des usines de confection avant de devoir retourner dans leur village une fois mariées et mères de famille.

Alors que des milliers de couturières expérimentées vivent dans les campagnes, il existe bien peu d’entreprises de confection dans ces villages, tout juste quelques petits ateliers qui répondent aux besoins des villageois ou à des commandes saisonnières, par exemple pour fournir les uniformes des écoles locales. Il était donc nécessaire de mettre en relation les industriels et cette main-d’œuvre qualifiée, uniquement séparés par la distance. Notre projet — le Projet d’autonomisation et de réduction de la pauvreté au Tamil Nadu — a précisément formé un grand nombre de femmes rurales aux métiers de la confection, une activité très prisée parmi elles.

 

Un tourisme durable favorise l’économie bleue : investir dans la protection des océans peut rapporter gros !

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Un amateur de snorkeling (plongée avec masque et tuba) observe un récif de corail proche du littoral de Micronésie. © Ami Vitale

L’industrie du tourisme est l’une des plus importantes au monde, elle rapporte des milliards de dollars à l’économie mondiale et on estime qu’elle contribue à la subsistance d’un habitant sur dix de notre planète. Dans bien des pays – en développement ou largement développés – le tourisme est à juste titre considéré comme un moteur de la croissance et un moyen d’améliorer le sort de populations qui, sans les revenus qu’il génère, seraient confrontées à de grandes difficultés économiques.
                                                    
Ce tourisme repose en grande partie sur l’environnement : des sites naturels magnifiques et des paysages marins imposants attirent des millions de visiteurs à la recherche d’espace, d’un nouveau souffle et d’un contact direct avec la nature. Le tourisme côtier et maritime représente une part considérable de ces activités. C’est aussi un élément important de l’économie bleue, une économie durable et en plein essor qui représente plus de 6,5 millions d’emplois, juste derrière la pêche industrielle. Avec un taux de croissance estimé à plus de 3,5 %, le tourisme côtier et maritime devrait représenter 26 % de l’économie bleue en 2030, soit le premier segment en termes de valeur ajoutée. 

En Inde, éradiquer la tuberculose n’est pas qu’une question sanitaire, c’est un enjeu économique

Jorge Coarasa's picture

Le 1er février, le ministre des Finances indien a présenté le budget de l’Union 2017/18 (a), et annoncé l’intention du gouvernement d’éradiquer la tuberculose à l’horizon 2025. Cette initiative est la bienvenue. Si délivrer la population du fardeau que constitue toute maladie est un objectif louable en lui-même, l’argument économique d’une intervention publique est particulièrement convaincant dans le cas particulier de l’élimination de la tuberculose.
 

Moderniser les prévisions météorologiques et la préparation aux catastrophes pour sauver des vies

Lisa Finneran's picture
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© Angela Gentile/Banque mondiale

Est-ce qu’il fait chaud dehors ? Faut-il que je prenne un parapluie ?
 
Pour la plupart d’entre nous, le fait de consulter les prévisions météo va rarement au-delà de ce type de préoccupation. Pour d’autres, l’accès à ces informations est capital, car elles permettent de mieux gérer les effets du changement climatique, de prévenir des pertes économiques et de sauver des vies en cas d’événement météorologique extrême.

Agriculture climato-intelligente : un défi pour le monde

Juergen Voegele's picture
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Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP). Photo: © Dasan Bobo / Banque mondiale


Voici une donnée que vous ne connaissiez peut-être pas : l’agriculture et le changement d’affectation des terres représentent aujourd’hui 25 % des émissions de gaz à effet de serre. C’est une statistique importante au regard de deux défis lancinants que la planète doit relever : comment concrétiser les engagements pris à Paris en décembre dernier, après la signature d’un accord historique sur le changement climatique, et comment nourrir une population mondiale qui ne cesse de croître.

Pauvreté et exclusion chez les populations autochtones : état des lieux et tendances de fond dans le monde

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Crédit photographique : Tran Thi Hoa, Banque mondiale
Selon les estimations des Nations Unies (a), les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes dans le monde, réparties dans plus de 90 pays. Ils constituent 5 % de la population mondiale, mais 15 % du nombre d’individus qui vivent dans l’extrême pauvreté dans le monde, et un tiers des pauvres en milieu rural. Ils habitent, possèdent et occupent un quart de la surface terrestre, mais ces 25 % abritent 80 % de la biodiversité mondiale. Les peuples autochtones vivent cependant autant en milieu urbain qu’en milieu rural : selon un rapport récent de la Banque mondiale intitulé Indigenous Latin America in the Twenty-First Century (a), près de la moitié des populations autochtones d’Amérique latine vivent aujourd’hui dans des zones urbaines. Mais, où qu’ils vivent, ces habitants sont soumis à des difficultés qui leur sont spécifiques : dans leur pays, ils figurent systématiquement dans les catégories sociales les plus pauvres et les plus marginalisées.
 
Où vivent ces 370 millions d’« autochtones », qui sont-ils et pourquoi sont-ils à ce point surreprésentés parmi les pauvres ?
 
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Amérique latine n’abrite en réalité qu’environ 8 % des populations autochtones du monde, tandis qu’elles sont plus de 75 % à vivre en Chine, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, selon la première étude de la Banque mondiale consacrée à la pauvreté des peuples autochtones dans le monde en développement (Indigenous Peoples, Poverty, and Development [a]).

La jeune Afghane qui rappe contre les mariages forcés

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Sonita Alizadeh - Music4dev - Banque mondiale

La jeune rappeuse afghane, Sonita Alizadeh, dénonce les mariages forcés que les parents imposent à leurs filles dès le plus jeune âge. Elle est bien placée pour en parler : elle avait 10 ans quand sa mère a voulu la vendre en mariage pour la première fois. L’argent devait servir à payer le mariage de son frère. Il y aura une deuxième tentative, six ans plus tard, mais Sonita Alizadeh se battra bec et ongles pour échapper à un mariage forcé

Contrairement à beaucoup de jeunes filles dans son pays, elle a osé défier sa mère et une tradition qui perdure depuis des générations.  « Mes parents ont compris que j’avais le pouvoir d’agir et ils ont cessé de penser que je devais me marier », a confié Sonita. « À présent, ils me soutiennent et m’encouragent dans mes choix. »

La bonne gouvernance est à la base de la lutte contre la pauvreté et la corruption

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Une femme du district de Nyabithu, au Rwanda, interpelle Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations à la Banque mondiale. Photo © Simone D. McCourtie / Banque mondiale.

Pour la première fois, la pauvreté extrême est passée sous la barre des 10 %. Jamais le monde n’aura affiché autant d’ambitions pour le développement qu’aujourd’hui. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable et la signature de l’accord de Paris sur le climat, fin 2015, la communauté internationale recherche les solutions les plus efficaces pour concrétiser ces objectifs. Dans cette série de cinq billets, je reviendrai sur les mesures prises par le Groupe de la Banque mondiale en la matière et les initiatives qu’il envisage de lancer autour de certains axes clés pour mettre fin à la pauvreté d’ici 2030 : la bonne gouvernance, l’égalité hommes-femmes, le conflit et la fragilité, la création d’emplois ainsi que la prévention du changement climatique et l’adaptation à ses effets.


Voici 20 ans, la Banque mondiale inscrivait la lutte contre la corruption au cœur de ses actions pour réduire la pauvreté, la faim et la maladie. Décision pionnière à l’époque, elle n’a rien perdu de son actualité. En plus de décourager les investisseurs privés et de freiner la croissance économique, la corruption détourne les ressources des pauvres au profit des riches, entretient la culture du bakchich et fausse les dépenses publiques.

L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains

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Botswana. The Global Wildlife Program

Le 3 mars, nous célébrerons la Journée mondiale de la vie sauvage. Cette manifestation, adoptée en 2013 par l’Assemblée générale des Nations Unies, a pour but de sensibiliser le monde entier à l’enjeu que constitue la protection de la faune et de la flore. Le thème de cette année, « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains », souligne la nécessité de comprendre les conséquences de la disparition des espèces animales et végétales sur la santé des écosystèmes et sur la survie de l’humanité.

Nous assistons actuellement à la sixième extinction animale et végétale de masse (a). Selon les estimations des experts, le taux actuel de disparition des espèces est entre 1 000 et 10 000 fois supérieur à ce qu’il aurait été sans activité humaine. L’indice Planète vivante (a) enregistre un déclin de 52 % des espèces entre 1970 et 2010. Nos ponctions sur la nature sont de plus en plus grandes et elles produisent deux menaces absolument catastrophiques pour la biodiversité, à savoir la destruction des habitats naturels et le trafic d’espèces sauvages. La première met en péril 85 % des espèces tandis que le braconnage et le commerce illicite constitue le danger le plus immédiat pour les populations d’espèces sauvages de la planète.

Le trafic d’espèces sauvages est une crise mondiale qui revêt de nombreux aspects. Le problème est particulièrement grave en Afrique, où le braconnage est en train de précipiter plusieurs espèces emblématiques au bord de l’extinction. La chasse illégale a ainsi en grande partie contribué à la disparition du rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, officiellement déclaré éteint en 2011 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon le programme de suivi de l'abattage illicite d'éléphants (ou « MIKE » selon son acronyme en anglais) conduit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), entre 22 000 et 25 000 éléphants ont été abattus chaque année en Afrique au cours des cinq dernières années.

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