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Asie du Sud

Le Népal a besoin de votre aide

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Le 25 avril 2015, un séisme destructeur frappe le Népal.
Saurav Rana/Banque mondiale.

Maintenant, vous devez tous avoir entendu parler du gigantesque séisme et des nombreuses répliques qui ont ravagé le Népal ces derniers jours. À l’heure où je rédige ces lignes, je sens une nouvelle secousse, 36 heures après le choc initial.
               
Par bonheur, ma famille est saine et sauve. Nous avons eu de la chance. La majorité des habitants de Katmandou se sont installés dans des tentes de fortune plantées dans divers espaces ouverts dans toute la ville : écoles, casernes et terrains inoccupés. Certains de ces campements sont coordonnés par les sauveteurs, tandis que d’autres sont simplement édifiés par les habitants. Par endroits, des crémations ont lieu à 5 mètres seulement de là où les gens dorment. La pluie vient encore compliquer une situation déjà très éprouvante psychologiquement. Et ce n’est que la situation à Katmandou.

L’avis des économistes en chef de la Banque mondiale sur la chute des cours pétroliers et la reprise mondiale

Donna Barne's picture
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Economistas en jefe del Banco Mundial; en el sentido de las agujas del reloj de la parte superior izquierda: Primer Vicepresidente y Primer Economista , Kaushik Basu; Augusto de la Torre (América Latina y el Caribe); Shanta Devarajan (Oriente Medio y Norte de África); Francisco Ferreira (África subsahariana); Sudhir Shetty (Asia oriental y el Pacífico); Hans Timmer (Europa y Asia central); Martin Rama (Asia del Sur).

Si la baisse des prix du baril est une aubaine pour les importateurs de pétrole, qu’en est-il des pays producteurs ? Comment s’en sortent-ils face à ce qui semble annoncer, après dix années de prix soutenus, la fin du « supercycle » des matières premières, synonyme de déclin de recettes ? Et, plus généralement, quel sera l’impact pour l’économie mondiale et, surtout, pour les six régions du monde en développement ?
                                        
Ces questions étaient au centre d’une table ronde réunissant les principaux économistes de la Banque mondiale le 15 avril, à la veille des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI. La discussion, retransmise en ligne et en direct, a été essentiellement consacrée à la difficulté de relancer durablement la croissance mondiale.

2015, une année plus sûre pour les femmes dans les transports publics ?

Priyali Sur's picture
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Une jeune femme de 21 ans, qui vient de s’installer à Gurgaon, prend un taxi collectif pour rentrer chez elle après sa deuxième journée de travail. « Quand le chauffeur a commencé à rouler dans des rues désertes, j’ai compris tout à coup que j’étais dans sa propre voiture, et pas dans un taxi, me raconte-t-elle, deux ans après. Il m’a emmenée dans un endroit où il n’y avait personne, il m’a frappée, menacée et violée. J’aurais dû me méfier. Si seulement il existait des moyens de transport sûrs. » 

 

10 ans après : raviver le souvenir du tsunami du 26 décembre 2004

Chulie De Silva's picture
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Après la dévastation causée par le tsunami, la route côtière a été reconstruite avec le soutien de la Banque mondiale. © Chulie de Silva

« Ce qui est logé au plus profond de ton cœur, la mort ne peut pas te l’arracher ». Cette phrase, écrite par ma mère, Manel Kirtisinghe, dans son journal intime, résume ce qu’elle a ressenti en perdant un être cher pendant le tsunami de 2004. « Le 26 décembre, Prasanna est parti, laissant un vide qui ne se refermera jamais et une douleur silencieuse qui me lance constamment. »
 
Prasanna, c’était mon frère. Cette année, ma mère ne sera pas avec nous pour accomplir les rites religieux en sa mémoire. Elle nous a quittés voici quelques mois. Prasanna, c’était notre rempart. Et sa disparition nous a tellement traumatisés qu’il nous a fallu sept longues années pour reconstruire notre maison chérie et y retourner. Ma mère était heureuse de retrouver l’endroit qu’elle avait découvert en 1944, toute jeune mariée. Mais elle a systématiquement refusé de s’asseoir dans la véranda à l’arrière de la maison ou d’aller marcher sur la plage — un rituel auquel elle sacrifiait deux fois par jour avant le tsunami.

Évolution des structures démographiques et changement climatique : deux facteurs majeurs des futures tendances migratoires

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Selon les Perspectives de la population mondiale publiées par les Nations Unies, la planète devrait compter plus de 8,4 milliards d'êtres humains d'ici 2030 (UN, 2013). Parallèlement à cette croissance soutenue, les structures démographiques vont évoluer et les différentes composantes de ce changement vont-elles-mêmes connaître des mutations. Le changement climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer et le bouleversement des températures et des régimes de précipitations, aura en outre des effets sur les futurs couloirs de migration et le nombre de migrants (Nicholls, 2011). Ces deux phénomènes vont devenir des facteurs majeurs des futures tendances migratoires.

Concernant l'évolution des structures démographiques, des études montrent d'ores et déjà que le vieillissement de la population est en train de devenir un problème socio-économique majeur, notamment dans les pays de l'Union européenne et en Asie de l'Est. Une étude récente réalisée par l'OCDE (2008) montre que la part des 65 ans ou plus devrait doubler d'ici 2050.

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Pourquoi la stagnation des économies en développement m’inquiète

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© Igor Stevanovic/Shutterstock


​Un rapport phare du Groupe de la Banque mondiale sorti cette semaine constate l’atonie de la croissance dans les pays en développement : pour la troisième année consécutive, celle-ci ne devrait pas franchir la barre des 5 %. Ce taux est bien trop faible pour créer les types d’emplois nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des habitants les plus pauvres du monde.

Si cette tendance se confirme, les pays en développement vont perdre une occasion historique de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération, avec des conséquences désastreuses sur le long terme. Ces dernières années, des millions d’individus dans le monde ont réussi à s’extraire de la pauvreté grâce, en grande partie, à la croissance économique soutenue des pays en développement.

Les 3 angles morts de l’égalité des sexes : le travail, l’éducation et la violence faite aux femmes

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Une femme au Népal
La Journée internationale de la femme est l’occasion de rappeler les avancées manifestes obtenues en quelques décennies sur le front de l’égalité des sexes. Dans bien des pays, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être scolarisées et les femmes vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Malgré ces progrès réguliers, prenons garde à ne pas tomber dans l’écueil de l’autosatisfaction. Ce triomphalisme serait prématuré et dangereux.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est au contraire de raviver le sentiment d’urgence et d’avoir une vision plus claire des obstacles qui subsistent pour améliorer la condition féminine. Car, de fait, des inégalités moins visibles mais tout aussi scandaleuses persistent entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Ces angles morts qu’il nous faut éclairer urgemment concernent trois aspects : l’éducation, le monde du travail et la sécurité des femmes.

Angle mort n°1 : L’éducation des filles

Nous avons fait d’immenses progrès en matière d’accès universel à l’éducation, mais il est une réalité qui nous échappe : celle des filles pauvres, qui sont les plus vulnérables et sont laissées pour compte.

Si, en Inde ou au Pakistan par exemple, les filles des familles aisées peuvent aller à l’école comme les garçons de leur âge, parmi les 20 % d’enfants les plus pauvres, les filles font en moyenne cinq ans d’études de moins que les garçons. Au Niger, seule une fille sur deux va à l’école primaire, seulement une sur 10 va au collège, et seulement une sur 50 va au lycée. Cette situation est révoltante.

Un an après le viol de New Delhi

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Pendant quelques années encore, le 16 décembre 2012 évoquera ce jour fatidique où six hommes ont sauvagement violé une jeune étudiante de 23 ans à bord d’un bus à New Delhi. La jeune femme succombera à ses blessures 13 jours plus tard. Ce fait divers tragique a secoué toute la nation et suscité une vague de protestations sans précédent dans la capitale comme dans l’ensemble du pays, plaçant l’Inde à la une de l’actualité internationale. Car il a rappelé à chacun d’entre nous que la violence à l’encontre des femmes est l’une des premières causes de mortalité féminine dans le monde.

Un an après ce qui est devenu le « viol de New Delhi », l’heure est au bilan : quatre des agresseurs de la jeune femme ont été condamnés à mort en septembre, mais les violences contre les femmes ont-elles disparu ? Les protestations et les appels au changement ont-elles eu un effet tangible dans le pays ?

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