Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Avec l’aquaculture, nous pouvons réinventer notre système alimentaire et débrider le capital humain

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Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones
Une femme trie les algues qu’elle a récoltées sur l’île de Rote, en Indonésie. © Robert Jones


Et si nous pouvions réinventer le système alimentaire mondial et faire en sorte que les produits locaux, plus durables, nourrissants et diversifiés deviennent la norme et non plus l’exception ?  

Cette idée peut sembler irréaliste, mais, avec 9 milliards d’êtres humains sur la Terre en 2050 et un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance à cause de la malnutrition en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, c’est désormais une nécessité. Aujourd’hui, une personne sur trois ne mange pas à sa faim et le gaspillage alimentaire bat des records dans le monde.​

Selon les experts, pour que chacun ait de quoi se nourrir à l’horizon 2050, il faudra doper la production alimentaire mondiale (et réduire le gaspillage).​ D’après certaines estimations, si nous ne renonçons pas à des pratiques agricoles intenables et à des subventions mal ciblées, nos sols ne seront plus productifs au-delà des 60 prochaines années. En outre, les terres arables et l’eau douce ne sont pas elles non plus disponibles en quantité illimitée. 

Un tableau alarmant qui incite à se tourner vers d’autres sources d’aliments, et notamment vers la production alimentaire en milieu aquatique, qui, elle, est en pleine expansion : en Asie du Sud et Afrique subsaharienne, les deux régions les plus pauvres de la planète, l’aquaculture (soit, pour l'essentiel, l'élevage de poissons) progresse au rythme de 10 % par an depuis dix ans.

Nous participons à la révolution alimentaire. Venez nous rejoindre !

Nataliey Bitature's picture
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Musana Carts, un fabricant de chariots fonctionnant à l’énergie solaire, cherche à améliorer les conditions de vie des vendeurs ambulants dans les pays en développement.


En Afrique, les villes sont en plein essor : le taux de croissance urbaine est de 3,5 % par an depuis une vingtaine d’années, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2050. Avec une telle expansion, la restauration de rue, ou plus communément la street food, va devenir l’un des éléments incontournables de l’alimentation en Afrique. Et le secteur formel ne pourra tout simplement pas à répondre à lui seul à la demande.
 
Même si les vendeurs de nourriture ambulants opèrent en toute illégalité et sont régulièrement chassés des marchés, la vente de rue est loin d’être un phénomène nouveau. Les ménages pauvres consacrent jusqu’à 40 % de leurs revenus à l’achat de ce type de nourriture.

Combien coûtent les retards de croissance ? Et quels sont les résultats des programmes qui luttent contre ce fléau ?

Emanuela Galasso's picture
Dans l’enquête sur la démographie et la santé qui nous intéresse, c’est l’enfant n° 115181 : 38 mois, appelons-la María. Son grand frère est l’enfant n° 115201 : 51 mois, appelons-le Alejandro. Alors qu’ils ont 13 mois d’écart, María et Alejandro mesurent tous les deux 92 centimètres. María est un peu petite pour son âge, elle se situe dans le 18e percentile de la population de référence des enfants bien nourris. Si elle était dans la moyenne, elle mesurerait 96 centimètres. Alejandro en revanche est vraiment très petit : il devrait mesurer 10 centimètres de plus, c’est-à-dire la taille moyenne pour son âge. D’ailleurs, il est si petit pour son âge qu’il ne se situe même pas dans le 1er percentile. Techniquement, Alejandro est en « retard de croissance », avec un « indice poids/âge en Z-scores » de ‑2,64, ce qui signifie que celui-ci se situe à plus de deux écarts type en dessous de la médiane de la population de référence.

Est-ce un oiseau ? Un avion ? Non, c’est un drone humanitaire comestible !

Magdalena Mis's picture

By Windhorse Aerospace

Des drones « comestibles » pour transporter de la nourriture, de l’eau ou encore des médicaments en cas d’urgence humanitaire : selon ses promoteurs, cette invention pourrait bientôt s’avérer un outil incontournable pour ravitailler les zones isolées touchées par une catastrophe naturelle ou un conflit.

Avec un stock de 50 kilos de nourriture dans ses compartiments, chaque drone pourrait nourrir jusqu’à 50 personnes par jour, pour un coût de 150 livres, promettent-ils.

La carlingue du « Pouncer » — nom donné au prototype — est en bois pour l’instant, mais ses concepteurs envisagent de passer aux matériaux comestibles dans sa prochaine version.

Pourquoi faut-il prendre en compte les villes pour penser le système alimentaire mondial ?

Francisco Obreque's picture
Une femme indigène aymara avec son enfant. La Paz, Bolivie. Photo par Andy Shuai Liu / Banque mondiale

J’étais avec la délégation de la Banque mondiale à la Conférence Habitat III à Quito la semaine dernière, réfléchissant à l’avenir des villes, je devais participer à un panel sur la sécurité alimentaire. Une fois sur place, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’histoire de Wara, une femme indigène aymara, membre d'une fratrie de huit enfants au sein d'une famille rurale pauvre de l’altiplano bolivien. La pauvreté l’a forcée à partir vers la ville quand elle était jeune.

Wara vit à La Paz et a trois enfants qui sont déjà adolescents. Comme dans la majorité des familles aymaras, c’est son mari qui gère l’argent, bien que ce soit elle qui gère l’alimentation de la famille. Chaque samedi, son mari lui donne quelques sous afin qu'elle achète de quoi manger pour la semaine. Elle se lève tôt pour aller à l’un des quatre grands marchés de La Paz pour acheter des aliments de base tels que des pommes de terre, des légumes frais, du riz, du sucre, de l’huile, etc.

Au marché, Wara ne trouve pas toujours tout ce dont elle a besoin. Des facteurs climatiques et logistiques compliquent souvent la livraison des aliments en ville. Lorsque cela se produit, les biens périssables arrivent dans de mauvaises conditions et de nombreux produits sont simplement jetés.

La réalité virtuelle, un outil de sensibilisation aux défis du développement

Bassam Sebti's picture
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La réalité virtuelle devient un outil de sensibilisation pour la Banque mondiale


Grâce à un film de réalité virtuelle produit par la Banque mondiale pour montrer la détresse des réfugiés et des communautés d’accueil, j’ai pu « pénétrer » dans l’abri de fortune d'une famille syrienne, à Beyrouth (Liban).
 
Nombreux sont ceux qui estiment que la réalité virtuelle risque de nous faire oublier le monde réel, celui dans lequel nous vivons — mais je ne suis pas de cet avis. Elle nous permet au contraire de toucher du doigt la condition humaine. Elle nous offre des solutions inédites pour comprendre et communiquer les uns avec les autres. Ce faisant, elle nous donne la possibilité de tendre la main à ceux qui en ont besoin !
 
Et c’est bien évidemment pour ces raisons que des organisations de développement comme la Banque mondiale produisent désormais des vidéos de réalité virtuelle au format 360°. Leur intérêt ? Une capacité étonnante à susciter la sympathie du spectateur.

Revivez les Réunions de printemps 2015 : les e-Conférences sur Banque mondiale Live

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Alors que nous sommes au cœur d’une année charnière pour le développement, des milliers de représentants gouvernementaux, journalistes, membres de la société civile, chercheurs et dirigeants d’entreprise se sont retrouvés la semaine dernière à Washington à l’occasion des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Ce grand rassemblement est l’un des derniers qui précédent l’établissement final des priorités et des objectifs qui guideront le programme de développement international pour les quinze prochaines années, de même que les moyens de financement pour y parvenir. De fait, le seul point à l’ordre du jour du Comité du développement qui s’est réuni le 18 avril concernait le financement du développement après 2015.

En marge des réunions officielles, 15 événements ont été diffusés en direct et en français sur la plateforme web Banque mondiale Live.

L’avenir de l’alimentation : que peuvent concocter les chefs pour la planète ?

Donna Barne's picture
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Le chef David Chang, à gauche, avec le Président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim lors de la discussion sur l’avenir de l’alimentation
​© Simone D. McCourtie/Banque mondiale

Comment garantir à chacun une alimentation nutritive partout dans le monde ? C’est autour de cette question qu’ont été réunis un chef cuisinier célèbre, le président du Groupe de la Banque mondiale, une productrice de champignons et un défenseur de la « gastronomie sociale », lors d’un événement organisé avant la tenue des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI. La discussion, consacrée à l’avenir de l’alimentation, avait pour objectif d’explorer toutes les pistes qui pourraient permettre d’éradiquer la faim dans le monde et de répondre aux défis alimentaires de demain.

À l’heure actuelle, près de 800 millions de personnes se couchent chaque soir avec le ventre vide. Sachant qu’en 2050, il faudra nourrir 9 milliards d’êtres humains, il est indispensable d’accroître la productivité agricole, a souligné Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Mais, d’emblée, une question saute aux yeux : comment quelqu’un comme David Chang (a), fondateur de la chaîne de restaurants Momofuku, peut-il contribuer au débat ?

Pour un système alimentaire capable de nourrir chacun d’entre nous, partout, tous les jours

Juergen Voegele's picture
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Que vous soyez producteur ou consommateur de denrées alimentaires et quel que soit l’endroit où vous vivez, vous êtes certainement d’accord avec moi : l’humanité a besoin d’un système alimentaire en mesure de nourrir chaque individu, tous les jours, partout dans le monde.

D’autant qu’un tel système est porteur d’emplois et de revenus supérieurs pour les petits exploitants et les habitants des zones rurales, qui constituent 78 % des pauvres de la planète. Car l’on sait qu’une croissance enracinée dans l’activité agricole est 2 à 4 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance émanant d’autres secteurs. Un système alimentaire efficace permet aussi d’améliorer la nutrition, de préserver les ressources naturelles et même de faire partie des solutions pour endiguer le changement climatique.

Donner des moyens d'agir aux nouvelles générations

Paula Caballero's picture
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Vue aérienne de la forêt amazonienne près de Manaus, Brésil. Photo by CIAT via CIFOR Flickr
Lorsque je pense à la vitesse à laquelle les ressources s'épuisent, les sols s'érodent et les ressources halieutiques diminuent, ou encore à l'impact du changement climatique sur pratiquement tous les écosystèmes, j’y vois une détérioration lente mais inexorable du monde physique tel que nous le connaissons. ​Cette réalité nous apparaît comme la nouvelle normalité : un phénomène lent qui nous endort, nous conduit à la passivité. Nous acceptons de voir notre monde perdre sa richesse et sa diversité.

Au cours de ma vie, j'ai vu des eaux qui grouillaient de poissons multicolores se dépeupler comme de grands aquariums vides. J'ai vu les rues de Bogota, ma ville natale, perdre des milliers d'arbres en l'espace de quelques années.

​Il y a là largement de quoi être démoralisé. Mais l'espoir est aussi permis, comme nous le rappelle le Congrès mondial des parcs naturels qui réunit cette semaine des spécialistes des zones protégées, des écologistes et des décideurs du monde entier à Sydney, en Australie.

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