Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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gaz à effet de serre (GES)

Bâtiment et lutte contre le changement climatique

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Ciudad de Calcuta, India © IFC
Ville de Calcuta, Inde © IFC

L’accord historique sur le changement climatique, signé à Paris, montre que, si l’on veut parvenir aux objectifs mondiaux d’atténuation des effets du changement climatique, il faut impérativement transformer le secteur du bâtiment. Celui-ci est en effet responsable de 32 % de la consommation totale d’énergie et de 19 % des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur privé a pris des engagements ambitieux dans ce domaine, et doit maintenant trouver des solutions concrètes pour que le secteur du bâtiment réduise ses émissions de carbone.

Point positif : le niveau d’ambition est très élevé. J’ai participé à la toute première Journée du bâtiment (a) lors de la COP21, et vu le secteur public et le secteur privé prendre des engagements ambitieux. Plus de 90 pays ont inclus le bâtiment dans leurs « contributions prévues déterminées au niveau national », tandis que l’on recense plus de 1 300 engagements (a) au niveau des entreprises et des organisations industrielles et professionnelles.

Mettre fin aux gaz torchés pour parer au changement climatique

Anita Marangoly George's picture
Mettre fin aux gaz torchés peut procurer de l’énergie à des millions de personnes


Six mois. Quarante-cinq entités participantes. Nous sommes désormais en bonne voie pour créer une norme de fait mondiale et ambitieuse dans le secteur du pétrole et du gaz.

Que faire pour accélérer le passage aux énergies renouvelables ?

Charles Cormier's picture
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Ceux d'entre nous qui travaillent sur le changement climatique ont été témoins d'un certain nombre d'annonces encourageantes dans la perspective de la COP 21, événement au cours duquel la communauté internationale se réunira à Paris pour trouver un accord sur l'action collective à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2020. Les deux plus gros pays émetteurs ont annoncé leur intention d'agir : la Chine s'est pour la première fois engagée à plafonner ses émissions de GES d'ici 2030 (à l’aide notamment de systèmes d'échange de droits d’émission), et les États-Unis ont déclaré vouloir diminuer d'ici 2025 leurs émissions de 26 à 28 % par rapport à leurs niveaux de 2005. Le rapport de la Banque mondiale sur la situation actuelle et les tendances en matière de tarification du carbone (a) a montré que près de 40 pays et 23 villes et autres entités infranationales ont d'ores et déjà donné un prix aux émissions de carbone, ce qui revient à internaliser explicitement les coûts des dommages à l'environnement que celles-ci causent. Cela signifie qu'environ 7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit 12 % des émissions de GES mondiales, sont déjà couvertes par un mécanisme de tarification du carbone. Et les pays continuent de présenter, en amont de la COP 21, leurs contributions nationales (a), c’est-à-dire les efforts qu’ils envisagent de consentir pour réduire les émissions de GES.
 

Les collectivités locales ouvrent la voie à une solution mondiale contre le changement climatique

Thomas Kerr's picture
Éoliennes en Californie. Bryan Siders/Creative Commons


La province de l'Ontario, au Canada, a annoncé le mois dernier qu'elle s'associerait à la Californie et au Québec au sein d'un système de plafonnement et d'échange destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Saluée par les observateurs du marché du carbone, cette décision montre comment les administrations locales peuvent éviter les longues batailles politiques que doivent souvent mener les gouvernements nationaux au moment de soumettre leurs objectifs à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

En cette période où les États sont en mal d'ambition, est-ce que cette forme d'action locale pourrait être l'amorce d'un mouvement beaucoup plus étendu ?

Agir contre le changement climatique – pour nos enfants

Jim Yong Kim's picture
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Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, vous vous êtes sans doute demandé à quoi ressemblerait leur monde d’ici 20 à 30 ans : sera-t-il plus agréable ou bien le changement climatique aura-t-il totalement changé la donne ?

C'est une chose à laquelle je pense souvent depuis que je suis devenu président du Groupe de la Banque mondiale, en juillet 2012. Quelques mois à peine après mon arrivée, j’ai eu connaissance des conclusions du prochain rapport sur le changement climatique (a) et ce que j’ai découvert m’a choqué. J’ai su alors que la lutte contre le changement climatique serait l’une de mes priorités à la tête d’une institution de développement dont le double objectif consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et à promouvoir une prospérité partagée. Si nous ne prenons pas le contrôle de l’évolution du climat maintenant, nous échouerons à éradiquer la pauvreté.

La semaine dernière, j’ai donné une conférence sur le changement climatique (a) à l’université de Georgetown, à Washington, devant un parterre de jeunes gens certainement conscients de l’impact de ce phénomène sur leurs vies. Les experts du climat prévoient que si nous ne faisons rien pour maîtriser les émissions de carbone, la planète pourrait se réchauffer de 4 °C d’ici les années 2080. Au cours de la dernière période glaciaire, la température moyenne était inférieure de 4,5 à 7 °C à la température actuelle – sachant que l’évolution a été progressive, s’étalant sur des millénaires. La hausse que redoutent les scientifiques sera de la même ampleur, mais sur un laps de temps nettement plus court. La vie sur Terre risque de changer du tout au tout.
 

Bulle du carbone et actifs échoués

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La burbuja de carbono y los activos inmovilizados

Parce qu’ils renferment une quantité extraordinaire d’énergie dans un volume restreint, les combustibles fossiles ont porté le développement humain à des niveaux dont on n’avait pas idée avant la révolution industrielle, des engrais de synthèse aux vols spatiaux. Seule ombre au tableau, ils produisent aussi des polluants atmosphériques et des gaz à effet de serre (GES) nocifs pour la santé.

Les émissions de GES atteignent aujourd’hui un niveau jamais vu depuis au moins 800 000 ans (a), et qui ne cesse d’augmenter, entraînant un dérèglement du climat qui pourrait bien ruiner des décennies d’avancées sur le plan du développement : bouleversement des moyens de subsistance, insécurité alimentaire grandissante, disparition des écosystèmes marins et côtiers, destruction des infrastructures ou encore menaces sur la sécurité mondiale… voici quelques-unes des catastrophes que nous prédisent les derniers rapports scientifiques (a).

Faute de moyens techniques permettant d’éliminer définitivement les GES et de ramener leur concentration atmosphérique dans des bornes sûres, la limitation des émissions supplémentaires est la seule solution réaliste. D’après les scientifiques, pour éviter les effets les plus dévastateurs du changement climatique, nous devrions contenir nos émissions de GES dans les prochaines décennies à un niveau égal à environ 20 % des réserves totales prouvées de combustibles fossiles.