Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Accès à l’eau pour tous : mettons fin à l’exclusion

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Dans de nombreux pays, les femmes doivent marcher plus de six kilomètres pour s’approvisionner en eau. Les statistiques relevées sur la période 2006-2012 montrent qu’au Niger les femmes qui ont la charge d'aller chercher de l'eau doivent marcher pendant une heure en moyenne. À l’échelle mondiale, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 4,5 milliards ne bénéficient pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité.
 
Si impressionnants soient-ils, ces chiffres ne rendent pas pleinement compte de la réalité vécue par les communautés marginalisés ou à faible revenu : selon une étude récente de la Banque mondiale, seulement ]33 % des populations autochtones du Guatemala ont accès à des équipements sanitaires, contre un taux de 77 % dans le reste de la population.
 
Quelles conclusions en tirer pour le secteur de l’eau ? 

Les transports pour tous au cœur de l’autonomisation des femmes et du développement en général

Nato Kurshitashvili's picture


La séparation des femmes et des hommes dans les transports publics apporte-t-elle une réponse au plus vaste problème du harcèlement et des agressions sexuelles ? Ou bien, n’est-ce qu’une façon de contourner la question ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils lutter contre ce fléau sans pour autant pratiquer une ségrégation sexuelle ? L’embauche de femmes dans le secteur des transports se traduit-elle par des solutions mieux conçues pour améliorer leur sécurité et, partant, leur mobilité ? Telles sont quelques-unes des questions auxquels ont tenté de répondre des experts réunis par les spécialistes du transport de la Banque mondiale, à l’occasion d’une rencontre portant sur « les femmes en tant qu’usagers et fournisseurs de services de transport ». Des représentants des deux facettes du problème ont ainsi échangé, dans un contexte où les études montrent qu’alors que la proportion de femmes victimes de harcèlement sexuel dans les transports publics du monde entier atteint des sommets vertigineux, la majorité d’entre elles ne portent pas plainte.

Ne laisser personne pour compte : 1,1 milliard de personnes sans titre d’identité

Vyjayanti T Desai's picture
Photo : Daniel Silva Yoshisato.

On estime que 1,1 milliard de personnes dans le monde ne peuvent pas prouver officiellement leur identité , selon l’édition 2017 de la série de données ID4D (Identification for Development) de la Banque mondiale.

Avoir un titre d’identité est capital

Comment justifier de son identité dans la vie quotidienne ? Imaginez que vous essayiez d’ouvrir votre premier compte bancaire, de faire valoir vos droits à l’assurance maladie ou de vous inscrire à l’université, mais que vous n’ayez pas de titre d’identité : vous constaterez que votre qualité de vie et vos opportunités seront extrêmement limitées… Avoir une pièce d’identité officielle est un élément capital : c’est le sésame pour accéder à de nombreux droits, mais aussi à des services essentiels (santé, éducation, finance…). Selon les toutes dernières estimations du Groupe de la Banque mondiale, ce problème touche environ 1,1 milliard de personnes à l’échelle planétaire. 

En cette Journée internationale des femmes, je pense à trois femmes en particulier

Zubedah Robinson's picture
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Aujourd’hui 8 mars, c’est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année : « La parité en 2030 : avancer plus vite vers l'égalité des sexes ! ». Les Nations Unies nous incitent à envisager un monde où les jeunes filles et les femmes pourraient jouer un rôle en politique, recevoir une éducation, percevoir des revenus et — un aspect qui me tient particulièrement à cœur — vivre dans une société sans violence ni discrimination.

Pour relayer cette vision, nous lançons un appel aux femmes du monde entier par le biais d’une mini-campagne Instagram intitulée #EllesNousInspirent.

 
Zubedah (la autora) con Beatrice en Gulu, Uganda.
 

De la justification morale et économique de l’inclusion

Sri Mulyani Indrawati's picture
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A slum, known as a 'favela,' rises on the outskirts of Salvador de Bahia, Brazil. © Scott Wallace/World Bank


​À l’époque où j’enseignais à l’université d’Indonésie, mon pays était un modèle de développement économique. Avec une croissance alerte, dont le rythme a atteint jusqu’à 9 % dans les années 1990, la pauvreté reculait. Mais la corruption, le clientélisme, le népotisme et la peur prospéraient sous la férule autoritaire du président Suharto. Le Parlement n’avait rien d’un contrepouvoir dans une société opaque bafouant le devoir de responsabilité et où l’économie était aux mains de quelques familles puissantes. La crise financière de 1998 a fait descendre les étudiants dans les rues du pays, donnant ainsi naissance au mouvement « Reformasi ». Je me suis jointe à eux, pour réclamer des changements, et nous avons maintenu la pression jusqu’à la démission de Suharto.
 

C’est la Journée des femmes : pensons finances, accès et égalité !

Sri Mulyani Indrawati's picture


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On m’invite souvent à titre de modèle de réussite féminine et, à ces occasions, on me demande généralement quel est mon sentiment sur une carrière qui m’a vu exercer des fonctions qui sont souvent l’apanage exclusif des hommes. Bien sûr, je suis fière de mes accomplissements et j’ai bien conscience que jamais, tout au long de mon parcours éducatif, je ne me suis entendu dire que certaines choses m’étaient impossibles parce que j’étais une femme. Mais j’ai bien conscience aussi que beaucoup de femmes à travers le monde ont en face d’elles des barrières qui les empêchent d’entrer en politique, de gagner leur vie, de prendre soin de leur famille, d’avoir une entreprise ou même d’ouvrir un compte en banque.

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