Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Journée internationale des femmes

L’égalité hommes-femmes passe par la mobilisation du secteur privé

Anabel Gonzalez's picture

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, rappelons que l’égalité entre les sexes n’est pas un concept auquel on penserait une fois par an mais bien un enjeu qui doit nous préoccuper 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

On ne répétera jamais assez pourquoi : une économie ne peut atteindre tout son potentiel si la participation de la moitié de la population continue d’être systématiquement bloquée. Ce principe guide les efforts redoublés du Groupe de la Banque mondiale pour lutter contre les inégalités hommes-femmes.

« Nous aimons nos filles. Mais il nous faut un fils. »

Giorgia DeMarchi's picture

« Nous aimons nos filles. Mais il nous faut un fils. »

Cette affirmation, qui reflète un sentiment partagé par la plupart des Arméniens, est au cœur d’une réflexion grandissante dans le pays autour des inégalités hommes-femmes. L’Arménie est l’un des pays du monde où le taux de masculinité à la naissance est le plus élevé, avec 114 garçons pour 100 filles (contre un taux naturel de 105). Soucieux de trouver une solution politique efficace à cette préférence sexuelle, nous sommes allés à la rencontre des Arméniens pour remonter aux origines de cette situation.

Les femmes en première ligne pour bâtir un avenir plus vert

Mafalda Duarte's picture
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Quand j’ai commencé à travailler dans le domaine du développement il y a une bonne vingtaine d’années de cela, j’avais pour modèle plusieurs grandes figures féminines comme Rachel Carson qui avait ouvert la voie de façon extraordinaire avec son livre Printemps silencieux. Mais aussi Wangari Maathai, fondatrice du Mouvement de la ceinture verte et lauréate du prix Nobel de la paix. Ou encore Jane Goodall, qui a consacré sa vie à plaider pour la préservation de la nature. Et je pourrais en citer bien d’autres, au-delà de ces femmes aujourd’hui célèbres.
 
J’ai vécu l’une de mes premières expériences du monde du développement au Mozambique. C’est là que j’ai pu observer les effets dévastateurs des inondations, non seulement sur le pays et les populations en général, mais sur les femmes et les jeunes filles en particulier.

L’inclusion financière des femmes en 5 graphiques

Nina Vucenik's picture
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Selon la base de données Global Findex, un milliard de femmes (soit plus de 40 % de la population féminine mondiale) n’a pas accès à des services financiers formels.

L’écart avec les hommes dans ce domaine s’élève à 9 % en moyenne dans les pays en développement, mais il atteint des niveaux bien supérieurs dans certaines régions du monde, d’après l’édition 2014 de Global Findex.

Une femme a, respectivement, 20 % et 17 % de chances de moins qu’un homme de posséder un compte bancaire et d’avoir recours à une forme d’emprunt formelle.

Les chiffres de l’inclusion financière des femmes par région

Pourcentage de femmes possédant un compte bancaire par région
Source : Global Findex 2014 (a)


Accès universel aux services financiers d’ici 2020 : Zoom sur les 25 pays prioritaires

Dans le cadre de son initiative pour l’Accès universel aux services financiers, le Groupe de la Banque mondiale se concentre sur 25 pays qui abritent, à eux seuls, 73 % des personnes dans le monde qui ne sont pas bancarisés.

L’objectif d’accès universel aux services financiers d’ici 2020 vise à faire en sorte que tous les adultes, hommes et femmes confondus, puissent détenir un compte bancaire qui leur permet d’accéder à d’autres services financiers (épargne, crédit, assurance) importants pour améliorer leur qualité de vie.

Les quatre graphiques suivants présentent les grandes données Findex de l’inclusion financière des femmes dans les 25 pays de l’initiative pour l’Accès universel aux services financiers.

Les femmes, premières victimes du virus Zika

Jim Yong Kim's picture
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 EPA / Percio Campos
Une femme enceinte devant sa maison dans le bidonville de Beco do Sururu, à Recife, au Brésil.
Crédits: EPA / Percio Campos


Depuis le début de l’année et la flambée épidémique du virus Zika, le monde découvre avec effroi ces clichés de bébés atteints de microcéphalie qui font la une des informations. Ces jeunes victimes incarnent le coût humain de cette épidémie, même si le lien de causalité entre le virus et cette maladie congénitale n’est encore formellement établi.

En cette Journée internationale des femmes, je pense à trois femmes en particulier

Zubedah Nanfuka's picture
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Aujourd’hui 8 mars, c’est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année : « La parité en 2030 : avancer plus vite vers l'égalité des sexes ! ». Les Nations Unies nous incitent à envisager un monde où les jeunes filles et les femmes pourraient jouer un rôle en politique, recevoir une éducation, percevoir des revenus et — un aspect qui me tient particulièrement à cœur — vivre dans une société sans violence ni discrimination.

Pour relayer cette vision, nous lançons un appel aux femmes du monde entier par le biais d’une mini-campagne Instagram intitulée #EllesNousInspirent.

 
Zubedah (la autora) con Beatrice en Gulu, Uganda.
 

5 femmes du monde arabe qui bravent les préjugés et font avancer leur pays

Bassam Sebti's picture
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Selon un vieux proverbe arabe, la femme n’appartient qu’à son foyer et à son mari. Pas question d’être éduquée, de travailler ou d’avoir une opinion. Si cette croyance est encore d’actualité dans certaines parties du monde arabe, des femmes et des hommes ne s’y retrouvent pas. Elles et ils sont modernes, instruit(e)s et déterminé(e)s, et, à leurs yeux, ce dicton est anachronique.

La population féminine représente 49,7 % des 345,5 millions d’habitants que compte la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. En Occident, certains pensent que ces femmes sont confinées dans leur tente, au beau milieu du désert, et probablement battues par leur mari… Ce stéréotype, beaucoup de femmes arabes le battent en brèche en en prouvant la fausseté (a).

Certes, il existe encore de nombreux obstacles à la résorption des inégalités entre hommes et femmes dans le monde arabe, mais de multiples progrès ont été réalisés dans l’éducation, la vie politique, l’entrepreneuriat, le travail et la santé. Les femmes arabes d’aujourd’hui sont chefs d’entreprise, dirigeantes (a), militantes (a), surdiplômées, prix Nobel (a), etc. Elles redéfinissent les contours de leur société et préparent la voie à des lendemains meilleurs pour l’égalité homme-femme et l’émancipation des filles.

Voici cinq témoignages parmi tant d’autres de ces femmes du monde arabe qui font bouger les lignes et luttent contre les inégalités entre les sexes :

Pourquoi il faut parvenir à l’égalité entre les sexes – #Get2equal

Sri Mulyani Indrawati's picture
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Les femmes deviennent une grande force de changement (a). Les pays qui ont investi dans l’instruction des filles et levé les obstacles juridiques qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel en constatent aujourd’hui les bienfaits.

Prenons le cas de l’Amérique latine. Depuis quelques années, plus de 70 millions de femmes y ont rejoint le marché du travail. Les deux tiers de la hausse de leur taux d’activité sur les deux dernières décennies s’expliquent par l’amélioration de leur niveau d’instruction (a) et par le fait que les femmes se marient moins jeunes et ont moins d’enfants. De 2000 à 2010, leur revenu a ainsi contribué à environ 30 % du recul de l’extrême pauvreté dans cette région.

Les femmes touchent souvent des salaires inférieurs à ceux des hommes,
et assurent la plupart des activités domestiques non rémunérées.
© Mariana Ceratti/Banque mondiale

Si l’on veut en effet que les pays sortent de la pauvreté, il faut parvenir à l’égalité entre les sexes et repousser les frontières de l’égalité des chances. Mais, pour cela, il est nécessaire de remédier à trois grands problèmes.

Premièrement, il y a toujours trop de violence envers les femmes. On estime que, dans le monde, plus de 700 millions de femmes subissent la violence de leur époux ou de leur conjoint. La violence domestique a aussi des répercussions importantes sur les familles, la société et l’économie.

Les 3 angles morts de l’égalité des sexes : le travail, l’éducation et la violence faite aux femmes

Jim Yong Kim's picture
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Une femme au Népal
La Journée internationale de la femme est l’occasion de rappeler les avancées manifestes obtenues en quelques décennies sur le front de l’égalité des sexes. Dans bien des pays, les filles sont aussi nombreuses que les garçons à être scolarisées et les femmes vivent plus longtemps et en meilleure santé.

Malgré ces progrès réguliers, prenons garde à ne pas tomber dans l’écueil de l’autosatisfaction. Ce triomphalisme serait prématuré et dangereux.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est au contraire de raviver le sentiment d’urgence et d’avoir une vision plus claire des obstacles qui subsistent pour améliorer la condition féminine. Car, de fait, des inégalités moins visibles mais tout aussi scandaleuses persistent entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Ces angles morts qu’il nous faut éclairer urgemment concernent trois aspects : l’éducation, le monde du travail et la sécurité des femmes.

Angle mort n°1 : L’éducation des filles

Nous avons fait d’immenses progrès en matière d’accès universel à l’éducation, mais il est une réalité qui nous échappe : celle des filles pauvres, qui sont les plus vulnérables et sont laissées pour compte.

Si, en Inde ou au Pakistan par exemple, les filles des familles aisées peuvent aller à l’école comme les garçons de leur âge, parmi les 20 % d’enfants les plus pauvres, les filles font en moyenne cinq ans d’études de moins que les garçons. Au Niger, seule une fille sur deux va à l’école primaire, seulement une sur 10 va au collège, et seulement une sur 50 va au lycée. Cette situation est révoltante.

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