Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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électricité

L’accès à l’énergie, une question de justice sociale

Jim Yong Kim's picture
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Dignity-DTRT, a garment factory in Accra, Ghana, employs 1,500 workers, 75% of them low-income women. © Dominic Chavez/World Bank.
Dignity-DTRT, l'usine de confection à Accra, au Ghana, emploie 1.500 travailleurs, dont 75% sont des femmes à faible revenu.
© Dominic Chavez/Banque mondiale. Plus de photos du Ghana.

ACCRA, Ghana – Vous entendrez souvent les Ghanéens évoquer le dum-sor (« marche-arrêt »), une expression qui désigne les fréquents délestages électriques liés au rationnement de l’énergie. C’est un problème commun à de nombreux pays de la région et, plus généralement, aux pays en développement. Les seules coupures d’électricité coûteraient à l’Afrique subsaharienne 2,1 % de son PIB.
 
Si le manque de fiabilité de l’approvisionnement électrique constitue l’un des défis économiques les plus importants pour le Ghana, dans les faits, l’accès de la population à l’énergie s’est amélioré. Actuellement, environ 75 % du territoire sont raccordés au réseau national, soit un chiffre bien supérieur à la moyenne régionale : en Afrique subsaharienne, seul un habitant sur trois a accès à l’électricité.

Il faut mettre fin à la fracture énergétique

Anita Marangoly George's picture
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L’énergie est fondamentale pour la croissance économique et la viabilité de l’environnement à long terme. Le 7e Objectif de développement durable (ODD), qui vise à « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », vient confirmer que l’accès à l’énergie détermine les avancées dans tous les aspects du développement. Or, dans le monde, 1,1 milliard de personnes vivent encore sans électricité, et 2,9 milliards ne disposent toujours pas de combustibles modernes pour cuisiner et se chauffer (a).

Mais il ne suffit pas d’avoir conscience du problème : il faut aussi mettre en œuvre des partenariats, des outils de suivi et des financements adéquats pour avancer. L’ODD relatif à l’énergie permet d’assembler tous ces éléments.

En Inde, l’énergie solaire peut révolutionner la santé des nouveau-nés et le travail des petits agriculteurs

Amit Jain's picture
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Le mois dernier, j’ai rencontré une obstétricienne en Inde. Au détour de notre conversation, je le lui ai demandé combien de nouveau-nés elle avait mis au monde.

Elle m’a répondu : « Après dix mille, j’ai arrêté de compter ! »

Alors que je m’enquérais de ce qui l’angoissait dans son travail, elle a eu cette réponse : « Je prie pour qu’il y ait de l’électricité, pour pouvoir stériliser l’eau et faire fonctionner les équipements pendant l’accouchement. »

Cette obstétricienne est également en charge d’une partie d’un projet sanitaire mené par la Banque mondiale au Nagaland, un État reculé du nord-est de l’Inde. Elle défend avec ardeur l’expansion et la promotion du solaire dans le secteur des soins de santé primaire, convaincue, comme beaucoup de ses collègues, qu’un plus grand recours à cette énergie peut tout changer en permettant d’accroître radicalement le niveau et la fiabilité des prestations de santé dans le pays.

Pour remédier aux inégalités, il faut commencer tôt

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Alors que le thème des inégalités (a) semble être aujourd’hui l’objet de tous les débats, je me réjouis, pour ma part, de voir cette question au premier plan des discussions sur le développement.

Nous pouvons envisager les inégalités sous des aspects multiples et souvent corrélés. L’inégalité des résultats est en l’une des formes les plus manifestes : il s’agit de ces différences que l’on observe dans les résultats scolaires, la réussite professionnelle ou encore les revenus et qui, en soi, ne sont pas forcément mauvaises. Voir ses efforts, son talent et ses choix de vie récompensés incite à l’innovation et à l’entrepreneuriat, et contribue à stimuler la croissance.

Cependant, toutes les inégalités ne sont pas « bonnes ». Lorsque celles-ci se perpétuent parce que ceux qui sont nés pauvres n’ont systématiquement pas accès aux mêmes chances que ceux qui sont nés riches, il en découle une profonde inégalité structurelle qui nuit à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la cohésion sociale. Or ces graves inégalités connaissent une ampleur que nous déplorons. Lorsque nous étudions ce qui se produit aujourd’hui dans de nombreux pays, nous observons des écarts de revenus considérables, persistants, voire croissants, entre les riches et les pauvres. Et nous constatons que ceux qui naissent pauvres ou défavorisés ont tendance à le rester, sans grande possibilité de s’extraire de leur condition.

Comment expliquer ce phénomène ? Et comment y remédier ? Il convient de prendre du recul sur cette question et de nous interroger sur l’origine des inégalités. C’est là que le concept d’égalité des chances entre en jeu, une notion qui renvoie grosso modo à la possibilité pour un enfant d’accéder aux services de base qui lui permettront d’exprimer son potentiel indépendamment des circonstances de sa naissance (sexe, région géographique, origine ethnique et milieu familial). Trop souvent, l’accès à des services aussi élémentaires que l’électricité, l’eau potable, l’assainissement, la santé et l’éducation est beaucoup plus limité chez les enfants nés dans une conjoncture qui les désavantage. Les enfants issus de milieux défavorisés sont placés, dès leur venue au monde, sur une trajectoire où les inégalités au berceau bornent leurs chances et leur potentiel et conditionnent leur vie future.

Optimiste pour la Guinée

Phil Hay's picture

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À la Baie des Anges, port de pêche sur l'Atlantique situé à proximité de Conakry, la réalité des difficultés de développement de la Guinée est implacable. Des logements de fortune, enveloppés de bâches bleues, que des pierres ou de vieux pneus retiennent au sol. Des familles qui luttent contre la menace constante d'une inondation et survivent en vendant le poisson qu'elles fument sur des fours en parpaings. Pour la population pauvre du pays, les temps meilleurs se font attendre...

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