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Services financiers

L’inclusion financière, un marchepied vers la prospérité

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In Pakistan, Salma Riaz, right, shows Saba Bibi how to use her new cell phone to receive payments. © Muzammil Pasha/World Bank

Dans le monde, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès aux services financiers formels. Cette situation concerne 80 % de la population qui vit dans la pauvreté (à savoir avec moins de 2 dollars par jour), et touche de plein fouet les petites entreprises, pas moins de 200 millions d’entre elles estimant qu’il leur manque les financements nécessaires pour prospérer.

La Banque mondiale agit pour faire en sorte que tous ces hommes et femmes « non bancarisés » disposent de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire classique ou de la téléphonie mobile. C’est essentiel pour que les individus puissent gérer leur vie financière.

Pourquoi est-ce si important ? L’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique. Elle permet à un plus grand nombre de femmes de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit ce qu’elles apportent à la société. Et elle aidera l’État à accroître l’efficience des services publics grâce à la rationalisation des transferts et à la baisse des coûts administratifs.

Quels genres d'institutions fournissent des services financiers aux clients pauvres ?

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On compte plus de 230 millions de migrants à l'échelle mondiale. Quels que soient leur âge et leur situation familiale, ils ont quitté leur foyer pour aller chercher du travail ailleurs, généralement à l'étranger, pour aider la famille qu'ils ont laissée derrière eux.

Aussi maigre leur salaire soit-il, ils envoient régulièrement de l'argent dans leur pays d'origine. Bien souvent, ces envois de fonds constituent une part significative du revenu de leur famille, et les bénéficiaires de ces transferts sont plus de 450 millions.

Les envois de fonds internationaux peuvent constituer une source inestimable de réserves de change pour des pays dont l'économie est au point mort, que ce soit du fait d'un conflit ou des conséquences d'une catastrophe naturelle, et représenter une part significative de leur PIB. À Haïti, par exemple, les envois de fonds ont joué un rôle essentiel pour aider le pays à se remettre sur pieds après le tremblement de terre qui l'a dévasté en 2010 : ils ont ainsi représenté 21 % du PIB en 2013. De même, les banques centrales de quelques pays touchés par Ebola ont signalé une forte augmentation des envois de fonds, qui sont venus compléter l'aide officielle, après la flambée de l'épidémie.

Inclusion financière : des chiffres chocs révèlent le potentiel des paiements électroniques

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J’ai eu le privilège d’effectuer cette année un certain nombre de déplacements avec la société Gallup Inc. pour mettre à jour la base de données Findex sur l’inclusion financière. L’idée était de tester la version élargie de notre questionnaire. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de divers pays, pour recueillir des informations sur leurs modes d’épargne, d’emprunt, de paiement et de gestion des risques.
 
Comme cette famille d’un bidonville de Calcutta, dont l’abri de fortune accueille trois générations. La paie que touche le père, chauffeur, lui est directement versée sur un compte en banque ouvert par son employeur. Très fier, il nous a expliqué comment, chaque mois, il laisse un peu d’argent sur ce compte, car il est convaincu que c’est un moyen sûr d’épargner pour l’éducation de ses enfants.

Un autre effet durable des smartphones

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Un autre effet durable des smartphones

Les riches ont, depuis bien longtemps, une idée de comment vivent les pauvres à travers le monde. La nouveauté, dans le monde d’aujourd’hui, c’est que les pauvres ont désormais accès à ce qui leur avait été jusqu’à présent très bien dissimulé : la manière dont les riches vivent. Grâce à la télévision du village, à l’internet ou aux appareils portables, dont l’utilisation connaît un essor rapide chez les pauvres, ces derniers ne ratent plus aucun détail sur le mode de vie des riches ou de la classe moyenne.

Côte d’Ivoire: Une belle épopée pour le marché du "mobile money"?

Billet rédigé par Sarah Rotman et Omar Ndaye. Publié initialement sur le blog du CGAP.

© CGAP Photo Contest - Philippe Lissac - Femmes d'affaires

La Côte d’Ivoire a vu son marché des services de mobile money connaitre une remarquable progression ces dernières années. Les derniers résultats enregistrés dans le secteur laissent entrevoir de belles perspectives intéressantes. En effet à la fin du troisième trimestre 2012, ce ne sont pas moins de 2.6 millions de clients aux services de mobile money qui étaient enregistrés sur le territoire ivoirien tous fournisseurs confondus.