Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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tarification carbone

4 mois après la COP21 à Paris, c’est l’heure d'agir et de faire les comptes

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Le président Jim Yong Kim discute avec Ségolène Royal et Mark Carney © Dominic Chavez/Banque mondiale

La communauté internationale doit agir rapidement pour tenir les promesses de l’accord sur le climat obtenu à Paris voici quatre mois et accélérer les mesures en faveur d’une croissance sobre en carbone, a souligné Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, en ouverture des Réunions de printemps.

En décembre dernier, plus de 190 pays se sont engagés à prendre leur part pour stopper le réchauffement climatique, d’où cet accord historique pour maintenir la hausse des températures en deçà de la barre des 2 °C par rapport à l’ère industrielle, l’objectif consistant à limiter ce réchauffement à 1,5 °C.

L’ambition de la conférence de Paris : ouvrir la voie à une croissance économique propre

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© Fabien Minh / Connect4Climate / Banque mondiale


​La conférence de Paris sur le climat nous offre une occasion unique pour notre génération de faire passer clairement le message suivant : nous pouvons promouvoir la prospérité et la croissance économique sans que les émissions de carbone polluent la Terre et nous devons agir de toute urgence face à l’instabilité et au réchauffement de la planète.

Je suis convaincu que les responsables politiques du monde entier se montreront à la hauteur de ce défi à Paris. Quant à nous, au sein du Groupe Banque mondiale, nous aiderons les pays et les entreprises que nous comptons parmi nos clients à effectuer leur transition vers un développement économique à la fois résilient et à faible intensité de carbone.

Vers la tarification du carbone

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Iron and Steel giant ISKOR's Vanderbijl Park refinery. © John Hogg/World Bank


Dans seulement six semaines, les dirigeants de la planète se réuniront à Paris afin de négocier un nouvel accord mondial autour des changements climatiques. À ce jour, 150 pays ont présenté un programme détaillé concernant la manière dont ils entendent orienter leur économie sur une trajectoire plus viable et moins émettrice de CO2. Ces différents programmes constituent la première génération des investissements qu'il conviendra d'entreprendre afin de bâtir un avenir compétitif, exempt des niveaux inquiétants d'émissions de dioxyde de carbone qui alimentent actuellement le réchauffement climatique.

La transition vers un avenir plus écologique exigera à la fois l'action des gouvernements et la mise en œuvre de mécanismes d'incitation adaptés auprès du secteur privé. Aspect central de la démarche, il s'agira d'élaborer une solide politique publique consistant à faire payer la pollution au CO2. À travers la fixation de tarifs plus élevés dans le domaine des combustibles fossiles, de l'électricité et des activités industrielles, l'incitation pèsera en faveur de l'utilisation de combustibles moins polluants, d'une économie des énergies, et de la promotion d'un passage à des investissements plus écologiques. La mise en œuvre de mesures de type prélèvements et taxes sur le carbone, programmes d'échange de quotas d'émission, et autres mécanismes tarifaires, de même que la suppression de subventions inefficaces, pourront conférer aux entreprises et aux ménages la certitude et la prévisibilité nécessaires pour entreprendre des investissements à long terme dans un développement soucieux du climat.

Que faire pour accélérer le passage aux énergies renouvelables ?

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Ceux d'entre nous qui travaillent sur le changement climatique ont été témoins d'un certain nombre d'annonces encourageantes dans la perspective de la COP 21, événement au cours duquel la communauté internationale se réunira à Paris pour trouver un accord sur l'action collective à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2020. Les deux plus gros pays émetteurs ont annoncé leur intention d'agir : la Chine s'est pour la première fois engagée à plafonner ses émissions de GES d'ici 2030 (à l’aide notamment de systèmes d'échange de droits d’émission), et les États-Unis ont déclaré vouloir diminuer d'ici 2025 leurs émissions de 26 à 28 % par rapport à leurs niveaux de 2005. Le rapport de la Banque mondiale sur la situation actuelle et les tendances en matière de tarification du carbone (a) a montré que près de 40 pays et 23 villes et autres entités infranationales ont d'ores et déjà donné un prix aux émissions de carbone, ce qui revient à internaliser explicitement les coûts des dommages à l'environnement que celles-ci causent. Cela signifie qu'environ 7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit 12 % des émissions de GES mondiales, sont déjà couvertes par un mécanisme de tarification du carbone. Et les pays continuent de présenter, en amont de la COP 21, leurs contributions nationales (a), c’est-à-dire les efforts qu’ils envisagent de consentir pour réduire les émissions de GES.
 

L’action climatique n’impose pas de sacrifier l’économie

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Récolte de riz dans un village Thai à Mai Chau, province de Hoa Binh, nord du Vietnam

Il y a plus de deux décennies, les pays du monde se sont entendus sur la nécessité de faire face au changement climatique.
 
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992. Elle a donné naissance à divers forums de négociation destinés à éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, qui est essentiellement imputable nos sociétés et à la pollution qu’elles génèrent.
 
Certes, des progrès ont été accomplis depuis, mais il reste encore tant à faire. La sécheresse, les inondations et les cyclones qui semblent déjà faire partie du quotidien ne sont en réalité que des signaux d’alerte sur ce qui nous attend. Si l’on veut empêcher que la situation ne devienne encore plus grave, il faut réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui exige d’agir sans délai et avec la plus grande vigueur.
 
Les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), qui sont le fruit d’un incroyable processus de consultation au niveau planétaire, montrent le chemin à suivre pour promouvoir une croissance stable qui mettra fin à la pauvreté et dont chacun bénéficiera, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, dans un monde transformé par le changement climatique.

La solution à la pauvreté passe par les énergies vertes, pas par le charbon

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 Dana Smillie / World Bank

C’est un casse-tête pour tous les acteurs contemporains du développement : comment extraire les plus pauvres de l’extrême pauvreté s’ils n’ont pas accès à des sources d’énergie fiables ? Plus d’un milliard de personnes sont toujours privées d’électricité et ne peuvent, de ce fait, accéder aux multiples opportunités qui en découlent — gérer une entreprise, permettre à leurs enfants d’étudier à la nuit tombée ou encore cuisiner en toute commodité.

Pour mettre fin à la pauvreté, nous devons combattre le changement climatique, qui n’épargne aucun pays ni aucun habitant de cette planète. Les populations les moins à même de s’adapter, c’est-à-dire les plus pauvres et les plus vulnérables, seront les plus durement touchées, car ce phénomène risque d’annihiler des décennies d’avancées.

Comment atteindre le double défi de l’augmentation de la production d’énergie pour les populations qui n’y ont pas encore accès et de la réduction drastique des émissions provenant de sources comme le charbon, à l’origine du dioxyde de carbone — première cause du changement climatique ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question et nous ne pouvons pas demander aux communautés pauvres de se priver d’énergie au prétexte que les pays développés ont abondamment pollué l’atmosphère avec leurs émissions de carbone.
Une palette de politiques et de programmes sous-tendus par les nouvelles technologies et une nouvelle logique pourrait, à condition de bénéficier de la détermination des politiques et d’un appui financier, aider les populations pauvres à obtenir l’énergie dont elles en besoin tout en accélérant la transition globale pour ramener les émissions nettes de carbone à zéro.

Croissance économique et action climatique : l’équation gagnante pour un monde sobre en carbone

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© Shynar Jetpissova/Banque Mondiale


La plupart d’entre nous ont désormais compris qu’en matière de lutte contre le changement climatique, le coût de l’inaction est nettement supérieur à celui de l’action. Mais le défi, à présent, est de fédérer une volonté politique pour faire les choix judicieux qui s’imposent.

Un nouveau rapport (a) de la Commission mondiale sur l’économie et le climat (a), dont je suis membre, montre que l’action climatique a des répercussions bénéfiques sur la réduction globale des émissions mais aussi sur le développement local. De fait, des choix de politique publique judicieux auront des répercussions positives sur l’économie, la santé et le climat, à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement. 

Pour le G7, il est impératif de réduire les émissions. Place à l’action !

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G7 meeting in Germany. Bundesregierung/Gottschalk

Le week-end dernier, les dirigeants des pays membres du G7 se sont engagés (a) à prendre une série de mesures, admettant ainsi, pour la première fois, que l’économie allait connaître une profonde transformation.
 
Ensemble, ils ont reconnu la nécessité de décarboner l’économie mondiale, entérinant dans la coopération économique ce que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a souligné l’année dernière dans son cinquième rapport d’évaluation. S’ils ont appelé à définir des objectifs ambitieux lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris — ce qui n’a, en soi, rien de nouveau —, ils ont surtout admis qu’il fallait, individuellement et collectivement, viser la fourchette haute des objectifs, c’est-à-dire mettre en œuvre, au minimum, une « transformation du secteur énergétique d’ici 2050. »

Pourquoi soutenir la tarification du carbone ? La réponse de Gérard Mestrallet, PDG d’ENGIE

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En visite au siège du Groupe de la Banque mondiale, Gérard Mestrallet, s’est exprimé sur le soutien de son entreprise aux mesures de tarification du carbone et la mobilisation des grands énergéticiens européens en faveur de la revitalisation du système communautaire d’échange de quotas d’émission.

J’ai réuni les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques européennes et nous avons mis sur pied un groupe qui s’est activement employé à proposer des solutions pour sauver un système énergétique européen en panne.

Tous les industriels partagent la même motivation : nous avons besoin de visibilité et de prédictibilité. 

Les collectivités locales ouvrent la voie à une solution mondiale contre le changement climatique

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Éoliennes en Californie. Bryan Siders/Creative Commons


La province de l'Ontario, au Canada, a annoncé le mois dernier qu'elle s'associerait à la Californie et au Québec au sein d'un système de plafonnement et d'échange destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Saluée par les observateurs du marché du carbone, cette décision montre comment les administrations locales peuvent éviter les longues batailles politiques que doivent souvent mener les gouvernements nationaux au moment de soumettre leurs objectifs à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

En cette période où les États sont en mal d'ambition, est-ce que cette forme d'action locale pourrait être l'amorce d'un mouvement beaucoup plus étendu ?

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