Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Changement climatique

La Conférence de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté fête ses 20 ans

Klaus Deininger's picture
Photo: Nok Lek/Shutterstock.com

Lorsqu’en 1999 quelques passionnés décident de se retrouver chaque année pour promouvoir que le développement des politiques et interventions foncières n’est plus simplement basé sur la seule idéologie mais sur des analyses de données solides, peu de gens aurait parié sur la pérennité d’une telle initiative.

Vingt ans plus tard, cette modeste réunion est devenue une conférence mondiale qui rassemble chaque année plus de 1 500 personnes. Hauts responsables, autres représentants du gouvernement, universitaires, représentants de la société civile, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers - se retrouvent pour discuter des derniers résultats de la recherche, des avancées des politiques et des bonnes pratiques en matière de gouvernance foncière, dans le monde entier.

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

Patti Kristjanson's picture
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Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

La lutte contre le changement climatique dans les pays les plus pauvres

Axel van Trotsenburg's picture
Paysage rural au Burundi. © Sarah Farhat/Banque mondiale

Comment aider les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? Le défi est de taille.

Conscient qu’il est urgent d’intensifier les interventions, le Groupe de la Banque mondiale vient d'annoncer des cibles nouvelles et ambitieuses pour l'action climatique que nous menons avec les pays en développement. Nous venons non seulement de réaliser avec deux ans d’avance l’objectif de financements alloués à l’action climatique que nous nous étions fixé pour 2020, mais nous prévoyons également de multiplier par deux le volume de financements pour le climat, afin de les porter à 200 milliards de dollars sur les cinq ans allant de 2021 à 2025.

Grâce à l’appui solide de ses bailleurs de fonds partenaires, l’IDA contribue à l’intégration des questions climatiques dans la réforme des politiques et la planification du développement, de sorte que les pays parviennent à réduire leurs émissions de carbone, à renforcer leur résilience et à s’adapter aux enjeux du changement climatique. Sur le terrain, les projets de l’IDA aident les populations à adopter des pratiques climato-intelligentes dans l’agriculture et l’occupation des sols.

Obligations vertes : une révolution pleine de promesses

Heike Reichelt's picture
© ThickStock.com/Getty Images


Au cours des dix dernières années, les marchés financiers ont connu une évolution majeure. Auparavant, les investisseurs ignoraient la plupart du temps la destination finale des fonds qu’ils plaçaient, et d’ailleurs ils ne s’en préoccupaient guère. Mais sur les marchés actuels, la finalité de l’investissement est un élément de plus en plus déterminant. Il s’agit là d’une véritable révolution des marchés obligataires, et cette révolution a été impulsée par les obligations vertes.

Longtemps dominé par des organismes comme la Banque mondiale — une organisation internationale détenue par 189 pays et ayant pour mission fondamentale de mettre fin à l’extrême pauvreté et de favoriser une prospérité partagée — le marché des obligations vertes rassemble aujourd’hui un large éventail d’émetteurs : entreprises du secteur privé, banques, États, collectivités locales ou compagnies publiques. Le concept simple des obligations labellisées vertes a donné lieu à la création d’autres instruments d’emprunt du même type, comme les obligations sociales et les obligations bleues.
Le mois dernier, les Seychelles, archipel de 115 îles célèbre pour ses plages et ses récifs coralliens, ont émis leur toute première obligation bleue pour financer des programmes de pêche et de protection marine durables. Les Seychelles ont levé 15 millions de dollars auprès de trois investisseurs (Calvert Impact Capital, Nuveen et Prudential), et les autorités rendront compte de la manière dont les fonds sont utilisés ainsi que des résultats obtenus.

En première ligne face au changement climatique, les Caraïbes nous disent pourquoi et comment il faut investir dans la résilience

Kristalina Georgieva's picture
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Un homme se promène dans une rue de Roseau sur l’île caribéenne de la Dominique après le passage de l’ouragan Maria. © CEDRICK ISHAM CALVADOS/AFP/Getty Images

Quand l’ouragan Maria a frappé la Dominique en 2017, les dommages se sont chiffrés à 226 % du PIB ! C’est donc à juste titre que les pays des Caraïbes recherchent des solutions d’adaptation au changement climatique.

Des pays comme la Jamaïque, la Grenade, Sainte-Lucie, la Dominique et Saint-Vincent-et-les Grenadines investissent dans l’adaptation et recherchent activement des instruments financiers susceptibles de leur fournir une assurance et de transférer les risques liés aux phénomènes météorologiques extrêmes. Selon leur expérience, trois domaines d’action pourraient réduire l’impact des catastrophes naturelles liées au changement climatique...

La révolution de l’intelligence artificielle au service de la résilience des habitations

Sarah Elizabeth Antos's picture
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Les algorithmes d’apprentissage automatique excellent à traiter des questions fermées qui supposent des réponses par oui ou non. Ils pourront par exemple balayer une quantité massive de données et nous dire si l’utilisation d’une carte de crédit semble frauduleuse ou si telle photo contient un chat. Mais ce n’est pas tout : ils peuvent aussi répondre à des questions complexes et subtiles.

Aujourd’hui, les algorithmes d’intelligence artificielle peuvent détecter plus de 100 types (a) de tumeurs cancéreuses avec une fiabilité supérieure à celle d’un œil humain expérimenté (a). De quoi nous donner des idées : et si l’apprentissage automatique pouvait nous aider à mieux localiser les populations et à en savoir plus sur leur habitat ? Dans les villes à l’expansion galopante et exposées aux catastrophes naturelles, pourrions-nous savoir si le mur d’une maison risque de s’effondrer durant un tremblement de terre ou un toit de s’envoler en cas d’ouragan ?

La planète se réchauffe : il est grand temps de repenser le soutien à l’agriculture

Martien van Nieuwkoop's picture
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Photo : Flore de Preneuf/Banque mondiale

Que ce soit avec les anciens almanachs ou grâce à des systèmes satellitaires de pointe, les agriculteurs ont toujours cherché à obtenir des prévisions météorologiques pour atténuer les risques climatiques et les aider à décider quand planter et récolter. Début octobre, lors de sa 48e session, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dévoilé des informations qui donnent à réfléchir : le Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR1.5) (a) conclut en effet que les conséquences du changement climatique sont déjà bien réelles et qu’elles seront encore plus graves qu’initialement prévu avec un réchauffement de 2 °C.

Construire mieux avant la prochaine catastrophe pour sauver des vies et soutenir l’économie

Sameh Wahba's picture
Nos efforts pour « reconstruire en mieux » visent à réduire de 60 % les pertes annuelles dues à des catastrophes. Nous sommes fiers de constater que notre stratégie mondiale de gestion du risque de catastrophe contribue depuis des années à protéger et améliorer les conditions de vie et à apporter une tranquillité d’esprit aux personnes qui en ont le plus besoin, dans des pays aussi différents que la Dominique, l’Indonésie ou l’Inde.

Cependant, l’ampleur du défi mondial que constitue la résilience de l’habitat est si grande qu’il nous faut innover encore et encore. Et nous pouvons y parvenir, d’une part grâce à des codes de la construction appropriés, à des règlements urbanistiques et à la construction de nouveaux logements sûrs et, d’autre part et avant tout, en améliorant le parc de logements existant avant le prochain séisme ou le prochain ouragan.

Assemblées annuelles 2018 : suivez le guide !

Bassam Sebti's picture
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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale sont chaque année un rendez-vous incontournable. Du 8 au 14 octobre 2018, retrouvez-nous pour un riche programme d'événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Cap sur Bali, en Indonésie, où se déroule cette nouvelle édition des Assemblées annuelles.
 
Le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. Les Assemblées feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. 

Préparez votre programme dès maintenant !

Le FEM, nouveau chef de file de la promotion de la ville durable

Global Environment Facility GEF's picture
Le FEM est prêt à donner une impulsion majeure à ces partenariats dans le monde entier. Photo : Shutterstock.com

Cet automne, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiera son rapport spécial sur les enjeux d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Cette publication tant attendue fournira pour la première fois au monde entier un état des lieux scientifique sur le rythme et l’ampleur de la réduction des émissions nécessaires pour empêcher un emballement du changement climatique. Le rapport du GIEC exposera les transformations systémiques qui sont indispensables pour éviter les conséquences de notre incapacité à limiter la pollution atmosphérique : élévation du niveau des mers, phénomènes météorologiques extrêmes, chocs sur les ressources alimentaires et en eau, recul des niveaux de vie...

Les villes font partie des systèmes qui doivent être transformés.

Les zones urbaines produisent actuellement 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) qui sont à l’origine des dérèglements climatiques, mais leur potentiel de réduction des émissions est immense. En outre, nombre des mesures susceptibles d’être déployées dans les villes pourraient générer des effets positifs considérables, allant de la création d’emplois à l’amélioration de la qualité de l’air.

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