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Changement climatique

La solution à la pauvreté passe par les énergies vertes, pas par le charbon

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 Dana Smillie / World Bank

C’est un casse-tête pour tous les acteurs contemporains du développement : comment extraire les plus pauvres de l’extrême pauvreté s’ils n’ont pas accès à des sources d’énergie fiables ? Plus d’un milliard de personnes sont toujours privées d’électricité et ne peuvent, de ce fait, accéder aux multiples opportunités qui en découlent — gérer une entreprise, permettre à leurs enfants d’étudier à la nuit tombée ou encore cuisiner en toute commodité.

Pour mettre fin à la pauvreté, nous devons combattre le changement climatique, qui n’épargne aucun pays ni aucun habitant de cette planète. Les populations les moins à même de s’adapter, c’est-à-dire les plus pauvres et les plus vulnérables, seront les plus durement touchées, car ce phénomène risque d’annihiler des décennies d’avancées.

Comment atteindre le double défi de l’augmentation de la production d’énergie pour les populations qui n’y ont pas encore accès et de la réduction drastique des émissions provenant de sources comme le charbon, à l’origine du dioxyde de carbone — première cause du changement climatique ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question et nous ne pouvons pas demander aux communautés pauvres de se priver d’énergie au prétexte que les pays développés ont abondamment pollué l’atmosphère avec leurs émissions de carbone.
Une palette de politiques et de programmes sous-tendus par les nouvelles technologies et une nouvelle logique pourrait, à condition de bénéficier de la détermination des politiques et d’un appui financier, aider les populations pauvres à obtenir l’énergie dont elles en besoin tout en accélérant la transition globale pour ramener les émissions nettes de carbone à zéro.

Croissance économique et action climatique : l’équation gagnante pour un monde sobre en carbone

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© Shynar Jetpissova/Banque Mondiale


La plupart d’entre nous ont désormais compris qu’en matière de lutte contre le changement climatique, le coût de l’inaction est nettement supérieur à celui de l’action. Mais le défi, à présent, est de fédérer une volonté politique pour faire les choix judicieux qui s’imposent.

Un nouveau rapport (a) de la Commission mondiale sur l’économie et le climat (a), dont je suis membre, montre que l’action climatique a des répercussions bénéfiques sur la réduction globale des émissions mais aussi sur le développement local. De fait, des choix de politique publique judicieux auront des répercussions positives sur l’économie, la santé et le climat, à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement. 

Lutte contre le changement climatique et santé : des opportunités de développement durable

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Mosquito nets in Nigeria. Arne Hoel/World Bank
Photo : Nigéria. Arne Hoel/Banque mondiale

Dans un billet commun, James Close, directeur chargé du changement climatique à la Banque mondiale, Paula Caballero, directrice principale du pôle Environnement et ressources naturelles, et Tim Evans, directeur principal du pôle Santé, nutrition et population, commentent un nouveau rapport publié par le Lancet (a), qui aborde des aspects propres au domaine d’expertise de chacun d'eux, soulignant ainsi l'importance de la collaboration dans la résolution des problèmes de développement. 
 
Dans un nouveau rapport (a) publié aujourd'hui, la Commission du Lancet sur la santé et le changement climatique affirme que la lutte contre le changement climatique pourrait être « l’opportunité » d’accomplir les plus grands progrès en matière de santé publique au cours du 21e siècle.
 
Parmi ses recommandations, elle appelle les États du monde entier à investir dans la recherche, le suivi et la surveillance du changement climatique et de la santé, ainsi qu'à accroître les financements dans des systèmes de santé à l'épreuve du changement climatique.
 
La Banque mondiale approuve pleinement cette démarche.

L’état du développement : pourquoi 2015 est une année charnière si nous voulons mettre fin à la pauvreté

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© Arne Hoel/World Bank


Dans cette tribune, des professionnels discutent de l’état actuel — et à venir — de leur secteur d’activité. Consultez tous les articles en cliquant ici et publiez votre contribution (en indiquant #MyIndustry dans le corps de votre texte).

Le domaine dans lequel je travaille est l’un des plus gratifiants qu’il soit : aider les pays à revenu faible et intermédiaire à se développer pour que les pauvres aient de meilleures chances d’exprimer leur potentiel. Actuellement, nous sommes à un moment critique et je peux affirmer sans exagération que les décisions que nous prendront cette année rejailliront sur chacun d’entre nous, en particulier les plus pauvres.

Pour le G7, il est impératif de réduire les émissions. Place à l’action !

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Également disponible en: English

G7 meeting in Germany. Bundesregierung/Gottschalk

Le week-end dernier, les dirigeants des pays membres du G7 se sont engagés (a) à prendre une série de mesures, admettant ainsi, pour la première fois, que l’économie allait connaître une profonde transformation.
 
Ensemble, ils ont reconnu la nécessité de décarboner l’économie mondiale, entérinant dans la coopération économique ce que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a souligné l’année dernière dans son cinquième rapport d’évaluation. S’ils ont appelé à définir des objectifs ambitieux lors des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Paris — ce qui n’a, en soi, rien de nouveau —, ils ont surtout admis qu’il fallait, individuellement et collectivement, viser la fourchette haute des objectifs, c’est-à-dire mettre en œuvre, au minimum, une « transformation du secteur énergétique d’ici 2050. »

Pourquoi soutenir la tarification du carbone ? La réponse de Gérard Mestrallet, PDG d’ENGIE

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En visite au siège du Groupe de la Banque mondiale, Gérard Mestrallet, s’est exprimé sur le soutien de son entreprise aux mesures de tarification du carbone et la mobilisation des grands énergéticiens européens en faveur de la revitalisation du système communautaire d’échange de quotas d’émission.

J’ai réuni les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques européennes et nous avons mis sur pied un groupe qui s’est activement employé à proposer des solutions pour sauver un système énergétique européen en panne.

Tous les industriels partagent la même motivation : nous avons besoin de visibilité et de prédictibilité. 

Les collectivités locales ouvrent la voie à une solution mondiale contre le changement climatique

Thomas Kerr's picture
Éoliennes en Californie. Bryan Siders/Creative Commons


La province de l'Ontario, au Canada, a annoncé le mois dernier qu'elle s'associerait à la Californie et au Québec au sein d'un système de plafonnement et d'échange destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Saluée par les observateurs du marché du carbone, cette décision montre comment les administrations locales peuvent éviter les longues batailles politiques que doivent souvent mener les gouvernements nationaux au moment de soumettre leurs objectifs à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

En cette période où les États sont en mal d'ambition, est-ce que cette forme d'action locale pourrait être l'amorce d'un mouvement beaucoup plus étendu ?

Le rôle des organisations confessionnelles dans la lutte contre l’extrême pauvreté en cinq points clés

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Le Groupe de la Banque mondiale développe un intérêt croissant pour mieux comprendre la place des organisations confessionnelles dans le développement et se mobilise afin de mieux en tirer parti. Cinq éminents dignitaires religieux et spirituels étaient réunis le mois dernier au siège de la Banque mondiale à Washington, dans le cadre d’une table ronde animée. Aux côtés du président Jim Yong Kim, ils ont discuté du rôle essentiel joué par les organisations confessionnelles dans l’optique de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030. Voici cinq pistes de réflexion tirées de leurs échanges que nous espérons faire fructifier, en poursuivant le dialogue entre le Groupe de la Banque mondiale et les responsables religieux.

La foi, instrument de lutte contre l’extrême pauvreté

Pour un système alimentaire capable de nourrir chacun d’entre nous, partout, tous les jours

Juergen Voegele's picture
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Que vous soyez producteur ou consommateur de denrées alimentaires et quel que soit l’endroit où vous vivez, vous êtes certainement d’accord avec moi : l’humanité a besoin d’un système alimentaire en mesure de nourrir chaque individu, tous les jours, partout dans le monde.

D’autant qu’un tel système est porteur d’emplois et de revenus supérieurs pour les petits exploitants et les habitants des zones rurales, qui constituent 78 % des pauvres de la planète. Car l’on sait qu’une croissance enracinée dans l’activité agricole est 2 à 4 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance émanant d’autres secteurs. Un système alimentaire efficace permet aussi d’améliorer la nutrition, de préserver les ressources naturelles et même de faire partie des solutions pour endiguer le changement climatique.

Cinq raisons d'agir maintenant pour mettre fin à la pollution

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Savez-vous que près de 3,7 millions de personnes dans le monde sont mortes de maladies liées à la pollution de l’air en 2012 ? C’est comme si toute la population de Los Angeles venait à disparaître, qui plus est de causes évitables.

Lorsque l'on additionne les décès liés à la pollution extérieure à ceux qui résultent de l'exposition à un air intérieur pollué, à des sols contaminés et à de l'eau insalubre, on arrive à un nombre total de près de 9 millions de décès chaque année dans le monde (a) qui sont imputables à l'ensemble des sources de pollution. Cela représente plus d'un décès sur sept : la pollution tue plus que la malnutrition.
 
Photo via Shutterstock


Ce fait mérite d'être davantage connu, car des solutions existent.

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