Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Changement climatique

La Malaisie lance la première obligation verte islamique

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Les obligations vertes islamiques constituent un grand pas en avant pour le financement de projets
d’infrastructure respectueux de l’environnement, par exemple des centrales solaires en Malaisie.

Photo : Aisyaqilumar/bigsto

Ce sont les pays en développement qui devraient souffrir le plus des effets du changement climatique. La hausse des températures, l’évolution des régimes pluviométriques, l’élévation du niveau des mers et l’augmentation de la fréquence des catastrophes liées à des événements climatiques font peser des menaces sur l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Les récents progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté, la faim et les maladies, ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance, risquent d’être réduits à néant dans ces pays.
 
Les obligations vertes émises par la Banque mondiale aident à sensibiliser les investisseurs et la communauté financière aux mesures que peuvent prendre les pays en développement pour faire face au changement climatique. Forts de notre expérience et de notre position de leader en la matière, nous conseillons les pays qui cherchent à mettre en place un marché pour ces titres.
 
L’année dernière, le Groupe de la Banque mondiale, par le biais de son Centre pour le partage des connaissances et la recherche (a) à Kuala Lumpur, a rejoint un groupe de travail technique constitué avec la Bank Negara Malaysia et la Commission des valeurs mobilières de la Malaisie pour soutenir le Programme de financement vert du pays. Nous apportons notre expérience et notre expertise à ce programme qui est destiné à encourager les investissements dans des projets écologiques ou durables en créant un marché pour la finance verte islamique, dans un premier temps en Malaisie, puis dans l’ensemble des pays formant l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Cinq secteurs essentiels pour innover et accroître les investissements climato-intelligents

Alzbeta Klein's picture
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Les investisseurs le savent bien : si elles veulent être performantes, les entreprises des pays émergents ne peuvent plus faire fi des risques liés au changement climatique. Augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques, nouveaux cadres de réglementation, évolution des préférences des consommateurs : le changement climatique modifie en profondeur (a) l’activité économique. Les entreprises et les investisseurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités pour se constituer des portefeuilles climato-résilients.

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

Entrepreneuriat vert : une cartographie du paysage marocain

Rosa Lin's picture
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup en moins de 3 minutes.
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup
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Une équipe du groupe de la Banque mondiale a entrepris d’identifier les caractéristiques de l’entrepreneuriat vert au Maroc. Le diagnostic entrepris nous révèle aujourd’hui qui sont ces entrepreneurs et dans quel environnement ils interviennent.

Les entrepreneurs verts marocains se heurtent cependant à un certain nombre d’obstacles. Ils déplorent ainsi l’absence de soutien aux entreprises qui ont atteint un stade plus avancé, tout comme celle d’un vivier de mentors expérimentés susceptibles de les guider dans leur projet. Si le nombre de start-up qui se consacrent aux technologies propres est en essor, l'écosystème s’avère cloisonné et souffre d’un manque de communication entre les acteurs clés. Ajoutons que l’entrepreneuriat vert pâtit aussi de l’extrême prudence des investisseurs, de l’absence de liens financiers entre entreprises ainsi que d’idées erronées sur la politique d’aide au secteur.

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
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Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

À qui profite l’économie du partage en Europe ?

Hernan Winkler's picture
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Photo: SkyPics Studio/Shutterstock

L’économie collaborative reste un domaine peu documenté mais une étude récente fait état de l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires réalisé par Uber, Airbnb et autres plateformes de partage. Jugez plutôt : les revenus générés par l’ensemble de ces acteurs au sein de l’Union européenne (UE) sont passés de 1 milliard d’euros en 2013 à 3,6 milliards en 2015 (a). Et, si ce secteur ne représente aujourd’hui que 0,2 % du PIB de l’UE, les dernières estimations indiquent une progression rapide et soutenue.
 
Cette information est loin d’être anodine. L’économie du partage peut, en effet, permettre de gagner en efficacité et d’améliorer la qualité de vie de nombreux Européens, mais elle est aussi susceptible de provoquer des déséquilibres majeurs.  

Des solutions pour les jeunes, par les jeunes

Noreyana Fernando's picture
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 Nafise Motlaq / World Bank.
Les statistiques relatives à la jeunesse sont alarmantes. Elles appellent des solutions qui, de l’avis des personnalités du monde entier rassemblées à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale, doivent s’inspirer des jeunes eux-mêmes. (Photo : Nafise Motlaq / Banque mondiale)

Les « ponts en plastique » : une solution économique et efficace pour lutter contre les risques climatiques

Oliver Whalley's picture
 Anthony Doudt/Flickr

Les ponts constituent un élément essentiel de tout réseau de transport. Lorsqu’ils surplombent un cours d’eau, ils sont pleinement exposés aux effets des inondations et autres glissements de terrain ; en cas de catastrophe naturelle, ces infrastructures sont souvent les premières touchées. En règle générale, leur réparation demande des semaines, voire des mois de travail. Au-delà de ces dégâts matériels onéreux, les perturbations engendrées sur le plan de la mobilité affectent plus largement la productivité économique et la capacité de la population à accéder à des services essentiels. Avec le changement climatique, les pluies se feront plus intenses et plus fréquentes dans certaines régions, et les ponts seront soumis à des risques croissants : la hausse des précipitations fera grossir les cours d’eau, qui occasionneront davantage de dégâts sur les ponts, en particulier ceux conçus pour résister à des tempêtes de moindre intensité.
 

Sahel : une nouvelle génération d'entrepreneurs favorise un développement plus durable et inclusif

Alexandre Laure's picture
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Pour la première fois au Sahel, les entrepreneurs, du Sénégal au Tchad, se sont retrouvés à Niamey au Niger pour le forum SahelInnov, afin de présenter leurs entreprises et d’échanger leurs idées. Du bétail aux drones, tous les secteurs étaient représentés, alors qu’une nouvelle génération d'entrepreneurs et de start-ups émergent avec des solutions audacieuses et innovantes pour relever les défis auxquels sont confrontés leurs pays et leurs communautés. De plus en plus, le soutien aux PME et entrepreneurs apparait comme une voie stratégique pour favoriser la croissance économique, et a un impact majeur sur le développement suscitant un intérêt croissant des gouvernements du Sahel. 
 CIPMEN
Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie, Son Excellence Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger, et Almoktar Allahoury, directeur général du CIPMEN. Crédit : CIPMEN

Stockage de l’énergie: vers des solutions propres dans les pays émergents?

Alzbeta Klein's picture
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 IFC 
Le stockage est essentiel pour l’intégration
des énergies renouvelables dans les réseaux
électriques. Photo: IFC 

Depuis plus d’un siècle, on construit des réseaux électriques en pensant que l’électricité doit être produite, transportée, distribuée et utilisée en temps réel, parce que son stockage n’est pas économiquement rentable. Mais tout cela est en train de changer.

Le stockage à grande échelle dans des accumulateurs est en passe de devenir commercialement viable. C’est une bonne nouvelle d’abord pour le milliard de personnes dans le monde qui n’a toujours pas accès à l’électricité, mais aussi pour les énergies propres, car le stockage de l’énergie peut contribuer significativement à leur expansion.
 
Alors que la production d’énergie propre se généralise dans le monde, la variabilité et la fluctuation de cet approvisionnement intermittent commencent à avoir une incidence sur les systèmes électriques pour lesquels le stockage est un élément critique. Le stockage peut lisser les pics et les creux qui caractérisent le solaire ou l’éolien, et décaler la distribution d’électricité entre le moment de la production et celui du pic de consommation. Il n’existe pas de niveau d’approvisionnement en énergie renouvelable clairement défini pour éviter la discontinuité de la fourniture, mais, généralement, les exploitants de réseaux se mettent à investir dans des dispositifs de stockage lorsque 10 % de leur production provient du solaire ou de l’éolien.

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