Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Genre et parité hommes-femmes

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

Patti Kristjanson's picture
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Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

Pour l'IDA, la Journée des femmes, c’est tous les jours

Akihiko Nishio's picture
Basira Basiratkha, principale du lycée expérimental féminin de Hérat, en Afghanistan. Son école a bénéficié d'un programme soutenu par l'IDA. © Graham Crouch / Banque mondiale

À la Banque mondiale, nous savons qu’aucun pays, aucune communauté ni aucune économie ne peut exprimer tout son potentiel et relever les défis du XXIe siècle sans garantir la participation pleine et entière des femmes et des hommes, des filles et des garçons, sur un pied d’égalité. C'est particulièrement vrai dans les pays en développement auxquels vient en aide l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres de la planète.

Ces dernières années, les pays qui bénéficient de l’aide de l’IDA ont fait des progrès encourageants pour combler les écarts entre les femmes et les hommes, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation. L'espérance de vie des femmes y est supérieure, en moyenne, à celle des hommes (66 ans contre 62 ans). Les filles ont rattrapé voire dépassé les garçons en ce qui concerne la scolarisation et l'achèvement du cycle primaire, ainsi que le passage à l'enseignement secondaire.

Les femmes et la conservation de la nature : un scénario « win-WiNN »

Claudia Sobrevila's picture
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Purnima Devi Barman and the "Hargila Army" receiving an award for their work to protect the Greater Adjutant stork. Photo: © Courtesy of Purnima Devi Barman. 
Purnima Devi Barman et « l’armée du Hargila » récompensées pour leur travail en faveur de la protection du marabout argala. Photo : © Avec la permission de Purnima Devi Barman.

Les projets de conservation que nous soutenons se caractérisent souvent par l’absence de réseaux permettant aux femmes de partager leurs idées et d’apprendre les unes des autres.

D’où le souhait de constituer un réseau intégralement féminin pour aider celles qui s’engagent dans la protection de la nature et leur donner des moyens d’agir, qui débouchera sur l’idée du WiNN, le Réseau des femmes pour la nature (a), fondé en 2013 par deux d’entre nous et douze autres femmes.

Géré par des volontaires, le réseau WiNN s’adresse aux femmes souhaitant contribuer à la conservation de la nature. Plateforme d’interaction et de partage d’expériences, il a pour objectif de renforcer l’impact des mesures de préservation et d’ouvrir la voie à la prochaine génération de chefs de file.

Faciliter l’accès des femmes et des filles aux carrières scientifiques

Eliana Rubiano-Matulevich's picture

 

L’éducation joue un rôle déterminant pour permettre aux jeunes de réaliser leur potentiel, ce qui exige d’améliorer l’accès à l'éducation à la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. À cet égard, l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) est fondamental, non seulement pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de demain, mais aussi pour former des chercheurs et des innovateurs qui contribueront à résoudre des problèmes a priori insolubles.
 
La sous-représentation des femmes et des filles dans les filières scientifiques est souvent soulignée, mais les données sur l’accès à l’éducation et sur sa qualité montrent que la situation est plus nuancée qu’il n’y paraît.

Enquête au Népal et au Sénégal : que deviennent les femmes quand les hommes quittent les exploitations agricoles ?

Anuja Kar's picture
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Kofi Annan en était convaincu : « aucun instrument de développement n’est plus efficace que l’autonomisation des femmes ». Et cela s’applique incontestablement à l’agriculture : il ne peut y avoir de croissance agricole durable et de transformation rurale équitable sans des femmes autonomes et responsables. En juin 2018, nous avons publié un rapport dans lequel nous analysons l’exode rural des hommes et ses conséquences sur le quotidien et les moyens de subsistance des femmes qui, elles, restent pour exploiter les terres. Premier d’une nouvelle collection de rapports sur la question, cet opus exploite des données d’enquête originales afin de réunir des éléments solides concernant l’impact de cette émigration rurale sur les femmes.

Pourquoi est-ce si important ? À l’échelle planétaire, les migrations soulèvent des enjeux de développement importants et sont, dans de nombreux pays, étroitement associées à l’agriculture. Selon les éléments disponibles, ce sont avant tout les hommes qui abandonnent le monde rural — un phénomène susceptible de peser fortement sur la situation socioéconomique dans les zones rurales et, notamment, sur la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes. À partir de données d’enquêtes comparables conduites au Népal et au Sénégal entre août et novembre 2017, le rapport étudie l’impact du départ des hommes des zones rurales, essentiellement agricoles, sur le travail et l’autonomisation des femmes dans le secteur de l’agriculture et au sein des ménages.
 

Promouvoir une recherche innovante pour lutter contre les violences sexistes

Diana J. Arango's picture
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Les violences de genre sont un fléau qui frappe une femme sur trois dans le monde. Infanticides, mutilations sexuelles, coups et blessures, viols, agressions sexuelles, harcèlements et menaces, traite et prostitution forcée : la liste est longue des violences sexuelles et sexistes auxquelles sont exposées les filles et les femmes, dans leur foyer, dans la rue, à l’école, au travail, dans les transports, les champs ou les camps de réfugiés, en temps de paix comme en période de conflit ou de crise.

La lutte contre les violences faites aux femmes passe par l’information : les États et ceux qui mettent en œuvre les programmes doivent savoir quelles sont les solutions les plus efficaces. Il est indispensable de constituer une base de connaissances plus solide et plus large pour orienter judicieusement les investissements, les politiques et les pratiques de prévention et de riposte.

Investir dans la santé des femmes, des enfants et des adolescents pour lutter contre les inégalités entre les sexes

Kristalina Georgieva's picture
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Aujourd’hui encore, dans presque tous les pays du monde, les femmes sont moins bien traitées que les hommes : leurs salaires sont plus faibles, elles sont moins présentes dans les entreprises, la politique et les cercles de décision, et leurs perspectives de vie sont nettement moins favorables que celles des hommes. 

Cette inégalité est préjudiciable à tous. Le monde serait 20 % plus prospère si les femmes étaient aussi bien payées que les hommes. Et en reculant ne serait-ce que de quelques années les mariages précoces dans les pays en développement, la production économique mondiale augmenterait de plus de 500 milliards de dollars par an d’ici à 2030. 

Cependant, ces pertes économiques ne sont pas le volet le plus grave du problème, car dans les pays pauvres, c’est la vie même des femmes et des jeunes filles qui est menacée.

Aider les femmes à franchir les portes de l’enseignement supérieur en Afghanistan

Muzhgan Aslami's picture
Etudiantes à la faculté de médecine de Kaboul. Photo : Rumi Consultancy/Banque mondiale

Pour une militante des droits des femmes comme moi qui a consacré les six dernières années de sa vie à l’émancipation féminine, l’accès des filles à l’éducation est essentiel.

Quand j’ai rejoint le ministère en qualité de spécialiste des questions de genre en 2016, mon principal objectif était de faire en sorte que les étudiantes ne rencontrent pas les obstacles que j’avais moi-même rencontrés lorsque j’étudiais à l’université de Kaboul.

Aujourd’hui, avec l’appui du Fonds pour la reconstruction de l’Afghanistan, nombre des difficultés dont j’ai été témoin ont disparu grâce au deuxième Plan stratégique national pour l’enseignement supérieur 2015–2019, conduit sous la houlette du HEDP.

Des femmes prennent l’initiative pour réaliser les Objectifs de développement durable

Mahmoud Mohieldin's picture
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Lucy Odiwa, entrepreneure en Tanzanie. © Womenchoice Industries

Où que vos voyages vous mènent dans le monde, vous verrez des femmes en action dans tous les secteurs de l’économie et de la société, que ce soit dans l’agriculture, la santé, le commerce, l’industrie manufacturière ou l’innovation. Par leur présence dans tous les domaines de la vie, les femmes contribuent de manière significative à la mise en œuvre de l’« Agenda 2030 » et en particulier à l’atteinte de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD)​, le programme le plus ambitieux jamais adopté par la communauté internationale.
 
Les femmes représentent 50 % de la population mondiale. Mais elles sont surreprésentées dans les groupes les plus pauvres et vulnérables, tandis qu’elles sont sous-représentées parmi les décideurs et les moteurs du changement. La non-reconnaissance de la contribution des femmes, au travers notamment de leurs entreprises et de leurs activités économiques, limite fortement leur accès aux financements, aux nouveaux marchés et aux savoirs, qui sont autant de facteurs essentiels de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté. 

5 noms qui vous inspireront l'envie d'agir en cette Journée internationale de la jeunesse  

Bassam Sebti's picture
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Les jeunes sont le moteur du changement. Leur donner l’occasion et les moyens d’agir, c’est ouvrir des horizons infinis de nouvelles perspectives. Mais que se passe-t-il lorsque les jeunes de moins de 25 ans – qui représentent 42 % de la population mondiale – ne disposent pas de l’espace sécurisé nécessaire pour s’épanouir ?  
 
Selon les chiffres des Nations Unies, un enfant sur dix dans le monde vit dans des zones de conflit et 24 millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’instabilité politique, les défis du marché du travail et un accès limité à la participation politique et civique ont conduit à un isolement croissant des jeunes dans les sociétés.
 
C’est pourquoi les Nations Unies ont axé la Journée internationale de la jeunesse de cette année sur le thème « Des espaces sécurisés pour les jeunes ». Ce sont des espaces où les jeunes peuvent en toute sécurité s’engager dans des questions de gouvernance, pratiquer des sports ou d’autres activités de loisir, interagir virtuellement avec le reste du monde et trouver refuge, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables.
 
Créer ces espaces sûrs est un défi difficile à relever dans bien des régions du monde. Pourtant, nombreux sont les jeunes hommes et les jeunes femmes qui s’attèlent à la tâche tout ouvrant des perspectives pour eux-mêmes et pour les personnes défavorisées de leurs communautés.
 
C’est ce que font les cinq jeunes que j’ai choisis pour illustrer cette Journée internationale de la jeunesse : ils s’efforcent de créer des espaces sûrs pour encourager des changements positifs, depuis l’élimination des mutilations génitales féminines jusqu’à l’acquisition de compétences numériques, en passant par la promotion de la paix, de l’éducation des filles et de la réduction des écarts de réussite.

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