Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Pauvreté

La Conférence de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté fête ses 20 ans

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Photo: Nok Lek/Shutterstock.com

Lorsqu’en 1999 quelques passionnés décident de se retrouver chaque année pour promouvoir que le développement des politiques et interventions foncières n’est plus simplement basé sur la seule idéologie mais sur des analyses de données solides, peu de gens aurait parié sur la pérennité d’une telle initiative.

Vingt ans plus tard, cette modeste réunion est devenue une conférence mondiale qui rassemble chaque année plus de 1 500 personnes. Hauts responsables, autres représentants du gouvernement, universitaires, représentants de la société civile, du secteur privé, et des partenaires techniques et financiers - se retrouvent pour discuter des derniers résultats de la recherche, des avancées des politiques et des bonnes pratiques en matière de gouvernance foncière, dans le monde entier.

Arbres et forêts jouent un rôle essentiel pour le climat et la lutte contre la pauvreté. Les femmes aussi.

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Liberian woman's forest product market stand. © Gerardo Segura/World Bank
© Gerardo Segura/Banque mondiale

Selon les estimations du Global Forest Watch (a), la planète a perdu environ 337 millions d'hectares de couverture forestière tropicale, soit une superficie de la taille de l’Inde, entre 2001 et 2017.

Il semble donc que nous soyons en train de perdre la bataille, si ce n’est la guerre, contre la déforestation tropicale. Mais pas seulement. Car si la déforestation tropicale était un pays, elle se classerait au troisième rang des plus gros émetteurs de carbone (a). Le monde se prive ainsi d’une arme puissante dans la lutte contre le changement climatique et, au-delà, contre la pauvreté. La question centrale est donc de savoir ce que les investisseurs, les pouvoirs publics et les autres acteurs du secteur forestier peuvent faire pour inverser ces tendances alarmantes.

Le défi de l’emploi est plus redoutable que jamais dans les pays les plus pauvres

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Des chercheurs à l'Institut de recherche Crops (CSIR-CRI) au Ghana. © Dasan Bobo/Banque mondiale

Au cours des dix prochaines années, près de 600 millions de personnes seront à la recherche d’un emploi, principalement dans les pays les plus pauvres du monde. À elle seule, l’Asie du Sud devra créer plus de 13 millions d’emplois chaque année pour faire face au rythme de sa croissance démographique. En Afrique subsaharienne, 15 millions d’emplois devront être créés tous les ans, soit une gageure encore plus colossale alors même que la région est moins peuplée.
 
Et le défi de l’emploi est d’autant plus complexe qu’il se pose déjà avec acuité aujourd’hui. Dans les pays les plus pauvres, bien des travailleurs sont cantonnés dans des emplois informels, faiblement rémunérés et peu productifs, le plus souvent en dehors de toute activité officielle et soumise à l’impôt. Dans le contexte d’une urbanisation rapide, les villes attirent un grand nombre de migrants internes en quête d’un travail, mais qui ne réussissent pas à trouver un emploi rémunéré de qualité, car ils ne possèdent pas les compétences recherchées sur le marché. Par conséquent, beaucoup restent au bord du chemin et leurs chances de contribuer à la croissance de leur pays sont limitées.

Pour 800 millions de personnes dans le monde, le handicap est un enjeu essentiel du développement

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 Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Des hommes et des femmes à l’entrée d’une école qui accueille
des personnes handicapées en Roumanie. 
Crédit photo : Flore de Préneuf/Banque mondiale/CC BY-NC-ND
Lors du récent Forum économique mondial (a) de Davos, la question des inégalités dans le monde est souvent revenue dans les débats. Comment, se sont demandés les délégués, pouvons-nous combler l’écart abyssal qui sépare les 1 % les plus riches de la population mondiale et tous ceux qui sont en bas de l’échelle ?

L’indice du capital humain fait déjà bouger les lignes

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Des élèves de l'école primaire Zanaki à Dar es Salaam, Tanzanie. © Sarah Farhat/Banque mondiale


En octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé son tout premier indice du capital humain, un nouvel outil qui mesure la contribution de la santé et de l’éducation à la productivité de la prochaine génération d’un pays.

Cet indice cherche à répondre à la question suivante : « Quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ? ». À l’échelle mondiale, 56 % des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.

Deux mois se sont écoulés depuis, et voici en quelques lignes les premiers progrès accomplis.

Les critères monétaires couvrent-ils tous les aspects de la pauvreté ?

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La pauvreté est un concept complexe. Selon une opinion très répandue, la pauvreté ne peut pas être uniquement appréhendée à l’aune de sa dimension monétaire. De fait, pour lutter efficacement contre la pauvreté, il est indispensable de pouvoir la mesurer dans tous ses aspects. Dans l’édition 2018 du Rapport sur la pauvreté et la prospérité partagée qui vient de paraître, la Banque mondiale tente pour la première fois de proposer une mesure multidimensionnelle de la pauvreté à l’échelle mondiale. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’autres initiatives, dont notamment l’élaboration de l’indice de la pauvreté multidimensionnelle, fruit de la collaboration du Programme des Nations Unies pour le développement avec l’université d’Oxford.

Les travaux de la Banque mondiale s’inspirent de ces méthodes, mais diffèrent de la plupart d’entre elles sur un aspect important : parmi les multiples dimensions de pauvreté prises en compte, ils intègrent la pauvreté monétaire, caractérisée par un niveau de consommation inférieur à 1,90 dollar par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2011). De toute évidence, si la mesure de la pauvreté monétaire ne permet pas d’appréhender toutes les formes de privations, elle rend compte de la capacité d’un ménage à satisfaire ses besoins essentiels dans l’alimentation, le logement ou l’habillement en acquérant ces services et biens courants (ou en les autoproduisant). 

Nous devons redoubler d’efforts pour mettre fin à la pauvreté dans toutes ses dimensions

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© Dominic Chavez/Banque mondiale
© Dominic Chavez/Banque mondiale

Chaque année, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté est l’occasion pour le Groupe de la Banque mondiale de mettre en lumière les progrès accomplis vers l’atteinte de son double objectif : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée parmi les 40 % les plus pauvres dans le monde entier. Mais, plus important encore, cette journée nous invite aussi à faire le point sur le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Accélérer le progrès vers un capital humain renforcé et une meilleure inclusion financière

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© Banque mondiale
© Banque mondiale

La semaine dernière, plus de 11 000 délégués des pays membres du Groupe de la Banque mondiale (issus des secteurs public et privé) se sont retrouvés à l’occasion de nos Assemblées annuelles en Indonésie ce mois-ci pour réfléchir à la manière d’accélérer les progrès vers la réalisation de notre double objectif : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée au profit des 40 % les plus pauvres dans le monde.  

La Planète des Apps - Rendre les petites exploitations compétitives

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Photo: Shutterstock

Les applications mobiles (ou « apps ») ont tout révolutionné dans nos vies : la façon de se rendre au travail, de garder le contact avec des amis lointains ou même de faire des rencontres (bien que le consensus ne soit pas encore établi sur cette dernier point). Les apps peuvent-elles être le salut des exploitations agricoles de moins de deux hectares - un groupe qui, de l'avis de beaucoup, risque de connaître le même sort que l'humanité dans le film la Planète des Singes (« Planet of the Apes » en anglais) ?

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