Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Pauvreté

Mieux anticiper la reconstruction post-catastrophe

Jo Scheuer's picture
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Foto: Danvicphoto, usuario de Flickr.

Les liens entre pauvreté et catastrophes naturelles sont de plus en plus évidents : selon une étude récente, les chocs météorologiques extrêmes font, à eux seuls, basculer dans la pauvreté 26 millions de personnes chaque année. Les catastrophes naturelles, aggravées par les effets conjugués du changement climatique, de l’urbanisation et de l’accroissement de la population, engendrent des pertes qui dépassent désormais les 500 milliards de dollars par an, et rien ne laisse présager une inversion de cette tendance.

Or, faute de temps et de ressources, les pays en développement n’anticipent pas suffisamment ces phénomènes devenus courants, ce qui nuit à leur relèvement post-catastrophe, compromet leur développement durable et laisse des millions de personnes parmi les plus vulnérables sur le bord du chemin

Trois choses à savoir sur la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Ede Ijjasz-Vasquez's picture
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Le 17 mai est l'occasion de célébrer la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

Pourquoi s’intéresser à cette journée ? Parce que les questions d'orientation sexuelle et d'identité de genre sont importantes pour le développement.

Voici les trois choses à savoir sur le sujet. 
 
Premier enjeu : En finir avec toutes les discriminations.  

Même si l'on assiste depuis une vingtaine d'années à des avancées juridiques et sociales, les personnes LGBTI continuent de faire l'objet de discriminations et de violences généralisées. Dans certains pays, elles risquent même la mort.  

Il est question ici de vos amis, vos frères ou sœurs, vos camarades de classe, vos collègues... 

Le principe, c’est de traiter l’autre comme on aimerait être traité.

Repenser le financement du développement pour répondre à des aspirations croissantes

Jim Yong Kim's picture
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Photo © Dominic Chavez/Banque mondiale.

Nous avons demandé à celles et ceux qui ont participé à la conférence mondiale du Milken Institute de répondre à la question suivante : comment donner du sens à sa vie à l’ère des bouleversements technologiques ?

Il n’y a guère d’endroits au monde où vous ne verrez pas des gens utiliser un téléphone portable ou un ordinateur. À l’heure où l’internet et les médias sociaux connectent tout le monde avec tout le monde, chacun sait exactement comment les autres vivent, dans son pays comme à l’étranger. Et cette connaissance aboutit à une convergence planétaire des aspirations individuelles. Des aspirations qui ne portent pas simplement sur ce que les autres possèdent, mais qui concernent aussi l’accès à des opportunités dont beaucoup sont privés.m

Réseaux sociaux : qu'avez-vous le plus commenté, partagé ou « liké » en 2016

Liviane Urquiza's picture
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Une nouvelle année qui s’achève, et ainsi que le veut la tradition, nous vous proposons de découvrir une rétrospective de l’année 2016 sur nos réseaux sociaux.

Facebook : les 4 publications qui vous ont le plus fait réagir

La page Facebook @Banquemondiale est un puit d'information pour les Internautes et autres Mobinautes qui nous suivent et veulent pouvoir réagir à l'actualité du développement. En voici un exemple : le 17 octobre dernier, journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté, est désormais le rendez-vous annuel de toutes celles et tous ceux qui se mobilisent à travers le monde, aux côtés de la Banque mondiale et de ses partenaires, contre l’extrême pauvreté. À cette occasion, nous vous avons proposé de manifester votre soutien à la lutte contre la pauvreté en créant une nouvelle image destinée à apparaître sur votre compte Facebook. Grâce à une simple photo de profil, plus de 22 000 personnes nous ont ainsi aidé à diffuser un message à la fois réaliste et ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, #CEstPossible !

Pour en savoir plus sur l'état de la lutte contre la pauvreté dans le monde, télécharger le résumé du rapport End Poverty en français (PDF, 22 p.)

 
 


Accès à l'énergie en Afrique : une nouvelle approche pour résoudre un problème de longue date

Masami Kojima's picture
 

« Ce qui pourrait vraiment m’aider à développer mon activité, c’est l’accès à un réseau électrique fiable », me disait récemment David, un petit chef d’entreprise de Lagos, au Nigéria.
« Je suis bien d’accord. Si seulement… », lui répondait un autre.

Et pour cause. La lanterne rouge en la matière est bien l'Afrique : seul un habitant sur trois a accès à l’électricité, soit deux fois moins qu’en Asie du Sud, région du monde qui occupe l’avant-dernière place du classement. Et le tableau est encore plus sombre lorsqu'au-delà de l’accès, on se penche sur la fiabilité des sources d’électricité.

Humaniser les chiffres de la pauvreté en donnant une voix aux pauvres : une expérience pilote au Soudan du Sud

Utz Pape's picture
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Nous humanisons ce qui se passe dans le monde en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains. – Hannah Arendt
 
Nous savons tous qu’il est indispensable de mesurer la pauvreté pour en suivre l’évolution et pour adapter les interventions. Cependant, les chiffres ne rendent pas compte des souffrances des populations pauvres, ni des difficultés qu’elles rencontrent pour joindre les deux bouts. Prenons le cas du Soudan du Sud. Ce pays traverse une période très troublée et est le théâtre depuis 2015 de plusieurs crises. Le fragile accord de paix n’ayant pas été respecté, les affrontements entre groupes armés ont repris et, dans le même temps, les cours internationaux du pétrole se sont effondrés, privant le Soudan du Sud de sa principale source de devises. Le pays est aujourd’hui aux prises avec une profonde crise budgétaire et économique, qui a entraîné une très forte inflation, comme l’indique notre tableau de bord des prix en temps réel (a). Au Soudan du Sud, les moyens de subsistance sont de plus en plus compromis et, à 66 %, le taux de pauvreté a atteint un nouveau record.
 
À lui seul, ce chiffre illustre l’ampleur de la pauvreté dans ce pays, ce qui est bien sûr utile pour des comparaisons et des analyses qui permettront d’élaborer des politiques et des programmes d’action. Mais il ne montre pas le combat quotidien que livre la population pour survivre. C’est pour donner une dimension humaine à un chiffre abstrait que nous avons commencé à recueillir de courts témoignages vidéo (a) de Sud-Soudanais :

Attaquons-nous franchement aux inégalités !

Mario Negre's picture
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La Banque mondiale vient de sortir un nouveau rapport phare (a) destiné à rendre compte des estimations les plus récentes et les plus précises de l’évolution de la pauvreté et de la prospérité partagée dans le monde. Au cours de l’élaboration du premier numéro, un thème s’est imposé à nous avec évidence : celui des inégalités.

En effet, il nous est apparu clairement que les inégalités constituaient un obstacle de plus en plus important à la réalisation du double objectif de la Banque mondiale : mettre un terme à la pauvreté (a) et promouvoir une prospérité partagée (a). Nous avons compris que pour mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, il faut absolument remédier aux inégalités.
 

Djibouti, point de convergence entre déplacements forcés et migrations

Varalakshmi Vemuru's picture
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À la veille de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la gestion des flux massifs de réfugiés et de migrants, je voudrais apporter un témoignage de ce qui se passe sur le terrain. En l’occurrence à Djibouti. Dans le cadre des préparatifs d’un projet de développement (a) visant à faire face aux conséquences des déplacements de population, je me suis rendue dans le camp d’Ali-Addeh. Situé dans la région d’Ali-Sabieh, ce camp accueille depuis plus de 20 ans des réfugiés, somaliens pour la plupart. J’ai ensuite visité la ville d’Obock, destination de nombreux migrants de la Corne de l’Afrique, ainsi que le camp de Markazi où affluent des Yéménites depuis la crise de 2015.

Ce passage par le camp d’Ali-Addeh nous a fait toucher du doigt deux réalités frappantes. Premièrement, les épisodes de sécheresse à répétition ont entraîné une érosion du cheptel détenu par les communautés pastorales d’accueil, qui se retrouvent ainsi dans une situation de vulnérabilité et de dénuement pire que celle des réfugiés du camp. Une femme réfugiée nous a d’ailleurs affirmé, tandis qu’elle ramassait du bois, que ces populations locales avaient besoin d’une aide d’urgence pour assurer leur développement
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM, à Obock (photo : Benjamin Burckhart)
Le centre d’orientation et d’assistance aux migrants de l’OIM,
à Obock (photo : Benjamin Burckhart)

Deuxièmement, et ce constat concerne les populations réfugiées comme les communautés hôtes, nous avons été frappés par l’absence quasi totale des jeunes de 16 à 30 ans des deux sexes. En discutant avec les uns et les autres, nous avons compris que faute de débouchés suffisants sur place, cette jeunesse préfère partir vers la capitale en quête de petits boulots informels et mal payés. Bon nombre d’entre eux viennent s’échouer dans le quartier de Balbala, un bidonville aux portes de Djibouti. Sans moyens et sans véritables compétences, ils sont encore plus vulnérables qu’avant. Certains ont bien entendu poussé jusqu’à Obock pour chercher à s’expatrier au Moyen-Orient et en Europe.

Arrivés dans cette ville, nous avons été confrontés à une autre réalité, tout aussi brutale, mais qui concerne cette fois-ci l’ensemble de la Corne de l’Afrique : en 2015, pratiquement 100 000 personnes venues de différents pays de la région ou ayant transité par des camps de réfugiés ont risqué leur vie dans des conditions particulièrement difficiles, menacées par une déshydratation mortelle, pour atteindre d’Obock. Car cette ville du littoral est considérée comme la porte d’entrée vers le Moyen-Orient, à commencer par le pays le plus proche : le Yémen.

La réalité virtuelle, un outil de sensibilisation aux défis du développement

Bassam Sebti's picture
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La réalité virtuelle devient un outil de sensibilisation pour la Banque mondiale


Grâce à un film de réalité virtuelle produit par la Banque mondiale pour montrer la détresse des réfugiés et des communautés d’accueil, j’ai pu « pénétrer » dans l’abri de fortune d'une famille syrienne, à Beyrouth (Liban).
 
Nombreux sont ceux qui estiment que la réalité virtuelle risque de nous faire oublier le monde réel, celui dans lequel nous vivons — mais je ne suis pas de cet avis. Elle nous permet au contraire de toucher du doigt la condition humaine. Elle nous offre des solutions inédites pour comprendre et communiquer les uns avec les autres. Ce faisant, elle nous donne la possibilité de tendre la main à ceux qui en ont besoin !
 
Et c’est bien évidemment pour ces raisons que des organisations de développement comme la Banque mondiale produisent désormais des vidéos de réalité virtuelle au format 360°. Leur intérêt ? Une capacité étonnante à susciter la sympathie du spectateur.

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