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Développement du secteur privé

Musiciens, technophiles et Banque mondiale : cherchez le point commun

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Chaque année, au mois de mars, quelque 45 000 personnes envahissent la ville d'Austin, au Texas, pour une combinaison de trois festivals : cinéma, musique et médias numériques. Le South by Southwest (SXSW) attire depuis 1987 artistes et réalisateurs qui viennent y présenter leurs œuvres, auxquels se sont joints plus récemment des spécialistes des technologies et des créateurs de start-up qui viennent y lancer de nouveaux produits et de nouvelles applications, à l’instar de Foursquare et Twitter en 2007. Cette année, on a discuté au SXSW de grands sujets de société tels que la bionique extrême, la place des femmes dans l'univers des technologies ou les dangers de la robotique mais aussi de grands engins comme le barbecue-fumoir de quatre mètres présenté par General Electrics. 
 
SXSW 2015. © Ed Schipul licensed under CC BY 2.0

 

IFC et les entreprises inclusives : tirer les leçons du succès

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 © Bridge International
Dans une école appartenant au réseau Bridge, au Kenya, les enseignants utilisent des tablettes électroniques.

Environ 4,5 milliards d’habitants des pays en développement vivent avec 8 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2005), quand ce n’est pas moins. Ils constituent le « bas de la pyramide économique » (ou BoP, selon l’acronyme anglais) et pèsent, potentiellement, 5 000 milliards de dollars. S’il existe bien des études de cas sur les grandes multinationales qui tentent de pénétrer le marché « BoP », la réussite d’entreprises locales passe souvent inaperçue. C’est pourquoi la Société financière internationale (IFC) a décidé de mettre en avant les succès de celles qui sont parvenues à s’adapter à cette catégorie de consommateurs.

Pourquoi Levi Strauss se joint à une course que tout le monde peut gagner

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Phnom Penh, Cambodge Photo: Chhor Sokunthea / Banque mondiale


​L’industrie mondiale de l’habillement a dû faire face, ces dernières années, à un certain nombre de réalités fort pénibles. On lui reproche de s’engager dans une « course nivelée par le bas » particulièrement critiquée pour ce qui touche aux conditions de fabrication de certains vêtements.
 

Une initiative public-privé en faveur des infrastructures, socle d’une croissance inclusive

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Swiss Re Group Chief Investment Officer Guido Fürer, European Investment Bank President Werner Hoyer, World Bank Group President Jim Yong Kim, and Australian Treasurer and Chair of the G20 Finance Track Joe Hockey at the signing ceremony for the Global Infrastructure Facility. © Simone D. McCourtie/World BankÀ l’heure actuelle, 1,2 milliard d’êtres humains environ sont privés d’électricité et 2,5 milliards n’ont pas de toilettes, sans oublier les quelque 748 millions de personnes sans accès à l’eau potable. Le Mécanisme mondial de financement des infrastructures (ou GIF, selon son acronyme en anglais), annoncé cette semaine par le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, veut améliorer la situation à travers la préparation de projets d’infrastructures viables, durables et financièrement attrayants.

Ce qui compte, ce n’est pas le comment mais le pourquoi

Shanta Devarajan's picture
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Pourquoi réformer les politiques ?Il ne se passe guère de semaine sans que j’entende quelqu’un affirmer que ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on fait mais la manière dont on le fait. Prenez la réforme des subventions énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le débat porte non pas sur le principe de la réforme (chacun convenant qu’elle est utile) mais sur ses modalités. On entend d’ailleurs les mêmes arguments quand il s’agit de la réglementation des activités commerciales, de l’éducation, de l’agriculture ou de la santé. Et, je l’admets, j’ai alimenté moi aussi cette tendance, comme d’autres d’ailleurs sur ce blog

Les réformes s’imposent dès lors que les dispositions politiques ou institutionnelles en place deviennent contreproductives. Mais avant de s’intéresser à la manière de procéder, nous devrions nous demander pourquoi une politique a vu le jour, pourquoi elle a perduré si longtemps et pourquoi elle n’a jamais été réformée auparavant. Car une politique ne tombe pas du ciel. Sa longévité ne s’explique pas par un simple oubli. Et ce n’est pas non plus parce qu’il lit un jour un livre, un article ou un billet consacré à l’art de réformer qu’un décideur choisira de tout remettre à plat.

Le marché des obligations vertes franchit la barre des 20 milliards de dollars

Heike Reichelt's picture
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Au Forum économique mondial de Davos, en janvier, le président du Groupe de la Banque mondiale plaidait pour la prise en compte d’une forme novatrice et prometteuse de financement au service d’un développement climato-intelligent : les obligations vertes. Le marché des nouvelles émissions ayant dépassé les 10 milliards de dollars en 2013, Jim Yong Kim a appelé au doublement (a) de ce seuil d’ici septembre, date du prochain sommet sur le climat convoqué par le secrétaire général des Nations Unies.

Changement climatique : plus les pays repoussent l'échéance, plus la facture sera élevée

Rachel Kyte's picture
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Climate change ministerial, IMF/World Bank Spring Meetings 2014En septembre dernier, les meilleurs scientifiques mondiaux déclaraient que l’homme avait une influence « patente » sur le climat. En mars, ils nous mettaient en garde contre les menaces grandissantes que le réchauffement fait peser sur nos économies, l’environnement, l’approvisionnement vivrier et la sécurité dans le monde. Aujourd’hui, alors que paraît le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), axé sur les mesures d’atténuation, ils nous décrivent la marche à suivre.


D’après le GIEC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ont progressé plus vite depuis dix ans qu’au cours des trente années précédentes et ce, malgré les efforts de réduction. Sans mesures supplémentaires d’atténuation, la température pourrait augmenter d’ici la fin du XXIe siècle de 3,7 à 4,8 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Le GIEC indique aussi que la cible d’un réchauffement maximal de 2°C reste accessible, à condition de procéder à des changements radicaux, sur le plan technologique, économique, institutionnel et comportemental.

L’équation est simple : à chaque fois que la température monte d’un degré, les risques pour les populations, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables, augmentent eux aussi.

Une coalition de ceux qui agissent : voilà ce dont les océans ont besoin

Rachel Kyte's picture
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Que se passe-t-il autour des océans ? Les événements liés à ce sujet semblent à la fois gagner en envergure et intéresser de plus en plus de gens. Qu'il s'agisse des représentants des États, des professionnels des produits de la mer, des fondations privées ou des organisations de protection de l'environnement, tous se retrouvent sur un point : la nécessité impérieuse de prendre des mesures radicales.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture
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Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Comment donner du travail à 865 millions de femmes

Nasim Novin's picture
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Un soir, j'ai retrouvé mon amie Asma'a dans un café très prisé du Caire surplombant le Nil. Comme beaucoup de jeunes Égyptiens que j'ai rencontrés cet été-là, Asma'a est intelligente, motivée et… sans emploi. Après avoir décroché un diplôme de droit, elle a postulé sans succès à un nombre incalculable de postes, et quasiment abandonné tout espoir de trouver un emploi correspondant à sa formation. Ce soir-là, elle était particulièrement contrariée, car ses parents lui avaient interdit d'accepter un emploi de serveuse, jugeant ce travail moralement inacceptable. Plus découragée que jamais, Asma'a m'a confié qu'elle serait prête à accepter n'importe quel emploi, juste pour pouvoir travailler.

Asma'a fait partie des 865 millions de femmes dans le monde qui possèdent tout le potentiel nécessaire pour contribuer pleinement à l'économie mondiale. Ces femmes constituent une ressource précieuse pour générer de la croissance économique et nourrir le développement. Pourtant, la sous-utilisation de leurs compétences freine bon nombre de pays.

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