Opinions - Le blog du Groupe Banque mondiale
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Économie et commerce international

Pourquoi, malgré une croissance mondiale qui devrait être soutenue en 2018, les inquiétudes demeurent : 10 graphiques pour comprendre

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La croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2018, après l’accélération à 3 % enregistrée en 2017 du fait de la reprise conjoncturelle observée dans plus de la moitié des économies de la planète, tandis que le commerce international a connu une embellie remarquable sur fond de redressement des investissements.
 
Alors que la conjoncture s’améliore pour les pays exportateurs de produits de base, la croissance devrait repartir dans les pays émergents et en développement. Mais l’éventualité d’un ajustement désordonné des marchés financiers ou la montée des tensions géopolitiques pourraient assombrir ces perspectives.
 
L’essoufflement attendu de la croissance future dans les économies émergentes et en développement au cours des dix prochaines années suscite de profondes inquiétudes. Seules des réformes structurelles pourront endiguer ce ralentissement et contrer les effets négatifs d’une prochaine crise.

À découvrir en 10 graphiques

Matières premières : la Banque mondiale constate une hausse des prix de l’énergie et une baisse des cours des engrais en novembre

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Les prix des matières premières énergétiques ont augmenté de 8 % en novembre, signant leur cinquième mois consécutif de hausse. Cette progression découle en grande partie de l’augmentation de 9 % des cours du pétrole.

Les prix agricoles ont enregistré en revanche une hausse négligeable, le léger déclin des cours des boissons (-1 %) ayant été compensé par une augmentation du même ordre des prix des produits alimentaires. Les prix des engrais ont reculé de 3 %, sous l’effet d’une baisse de 6 % des cours de l’urée.

Les prix des métaux et minéraux sont globalement restés stables, le renchérissement du nickel et du fer compensant la baisse des cours du plomb et de l’aluminium. Les prix des métaux précieux ont quant à eux enregistré une légère hausse.

Pour en savoir plus l’évolution des prix des principaux groupes de matières premières, consultez le rapport mensuel publié par la Banque mondiale : Pink Sheet (a). 

Pour mettre fin à la pauvreté, nous avons besoin de l’aide des entrepreneurs sociaux

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Dans nombre de pays en développement, les pouvoirs publics ont bien du mal à améliorer la situation de ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté et notamment à les intégrer dans l’économie formelle. Et pourtant, même dans les situations les plus difficiles, certains entrepreneurs réussissent là où, bien souvent, les autorités échouent.  

Accélérer la transformation économique de l’Afrique

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© World Bank

Les ministres des finances du G20 se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour trouver ensemble des solutions aux principaux défis auxquels l’économie mondiale est confrontée. Ils ont en particulier évoqué le changement climatique, les flux migratoires et les situations d’urgence humanitaire, notamment la famine qui frappe ou menace des pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Je suis sorti de cette réunion conforté par la volonté commune de s’attaquer à des problèmes cruciaux. J’ai pour ma part indiqué les efforts menés par le Groupe de la Banque mondiale pour mobiliser une enveloppe d’au moins 1,6 milliard de dollars au profit des pays touchés par la famine, avec l’objectif d’orienter les fonds vers les populations les plus vulnérables. 

TCdata360 : une nouvelle plateforme qui facilite l’accès aux données sur le commerce et la compétitivité

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Le Groupe de la Banque mondiale vient de lancer une nouvelle plateforme de données ouvertes sur le commerce et la compétitivité : TCdata360. Testez TCdata360 dès maintenant et partagez vos visuels sur Twitter avec le hashtag #TCdata360.

Les données « ouvertes » (des statistiques accessibles à tous gratuitement ou à moindre coût) sont essentielles pour le développement mondial et pour la réalisation du double objectif du Groupe de la Banque mondiale : mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. En effet, comment mesurer les avancées en direction de nos objectifs si nous ne disposons pas d’outils qui nous permettent de savoir où nous en sommes ?

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

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En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Les milliardaires ont-ils un effet positif sur la croissance ?

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Rich People, Poor Countries

Nous vivons dans un monde où les grandes entreprises sont de plus en plus grandes et les entrepreneurs les plus riches de plus en plus riches, avec un nombre croissant de milliardaires issus des pays émergents. Qui sont ces magnats des affaires, et quelle importance ont-ils pour l’économie de leur pays ?

Un nouvel ouvrage de Caroline Freund cherche à répondre à ces questions en se penchant sur les caractéristiques et l’impact de 700 milliardaires des pays émergents dont les avoirs cumulés représentent plus de 2 000 milliards de dollars.

Intitulé Rich People, Poor Countries: The Rise of Emerging-Market Tycoons and Their Mega Firms (a), cet ouvrage montre que les très grandes entreprises sont des championnes des exportations dans leur pays d’origine.

Aux États-Unis, les 1 % les plus grandes représentent 80 % des exportations. Dans les pays émergents, ces 1 % représentent 50 % des exportations, mais ce chiffre augmente rapidement, a souligné Mme Freund lors du lancement de son livre à l’Infoshop (a) de la Banque mondiale le 23 mars.

L’Amérique latine doit protéger les avancées sociales et les emplois des effets du ralentissement économique

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Le ralentissement économique en Amérique latine et aux Caraïbes met les travailleurs à rude épreuve et comprime les salaires, privant d’emploi un certain nombre d’actifs. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport (a) rendu public lors d’un événement intitulé Emplois, salaires et ralentissement en Amérique latine et diffusé en direct sur le web, à la veille des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI au Pérou.

« Beaucoup de femmes sont entrées sur le marché du travail pendant la période de prospérité. Aujourd’hui, à l’heure où l’économie s’essouffle, des travailleurs en sortent, surtout des hommes et des jeunes peu instruits. Si c’est pour aller à l’université, c’est une bonne nouvelle, mais s’ils rentrent vivre chez leurs parents sans rien faire, ce n’est pas le cas », déclare Augusto de la Torre(a), économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes(a).

De plus, cette « sortie des jeunes du marché du travail pénalisera davantage les familles pauvres que les familles aisées, et les inégalités pourraient se creuser », poursuit-il.
 

Promouvoir la réforme du commerce international dans le cadre des Objectifs de développement durable

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Le commerce international a constitué un puissant moteur de croissance, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté dans bien des pays. Il est donc logique que les Objectifs de développement durable (ODD), que les décideurs du monde entier s'apprêtent à adopter cette semaine, comportent des cibles liées au commerce international. Certains d’entre eux visent en effet à limiter les subventions aux exportations agricoles (cible 2.a), accroître l'aide pour le commerce (cible 8.a), favoriser un système commercial multilatéral vraiment équitable sous l'égide de l'OMC (cible 17.10), augmenter les exportations des pays en développement (cible 17.11) et améliorer la capacité des pays les moins développés à accéder aux marchés d'exportation (cible 17.12). Certaines de ces cibles imposent ou présupposent de mener à bien le Programme de Doha pour le développement (PDD) de l'OMC, lequel a pour principal objectif d'améliorer la capacité des pays en développement à accéder aux marchés d'exportation. Ainsi, la cible 17.10 vise à promouvoir un système commercial multilatéral qui soit à la fois universel, équitable, non discriminatoire, ouvert et encadré par des règles strictes sous l'égide de l'OMC, ceci passant notamment par des négociations menées dans le cadre du PDD.

Rendre le commerce mondial plus inclusif

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 Arne Hoel, Groupe de la Banque mondiale
Crédits photo. : Arne Hoel, Groupe de la Banque mondiale

Cette semaine, dans le cadre du Forum public de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se tiendra à Genève (Suisse), je participerai à une table ronde rassemblant plusieurs personnalités féminines œuvrant dans le domaine des échanges internationaux. Avec Lilianne Ploumen, ministre du Commerce des Pays-Bas, Yuejiao Zhang, membre de la Commission chinoise d'arbitrage pour l'économie et le commerce international (CIETAC), Susan Schwab, ancienne représentante américaine au commerce, et Amina Mohamed, secrétaire du cabinet des Affaires étrangères du Kenya, nous discuterons de la marche à suivre pour que le commerce mondial fonctionne de manière plus inclusive. En ce qui me concerne, il s’agira plus particulièrement de trouver comment rendre le commerce plus inclusif pour les pauvres qui vivent dans les pays en développement.
 
Lorsqu'on se penche sur l'intégration des pays en développement dans le commerce international, il apparaît clairement que celui-ci a considérablement contribué à faire reculer la pauvreté et qu'il a apporté d'immenses bénéfices à l'économie mondiale. Un certain nombre d'exemples illustrent cela.

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